Le (véritable) dernier article de Mytotebag

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Bon, je sais qu’il y a 7 mois, j’ai dit que je publiais mon dernier article sur ce blog.

Mais je pense que je peux bien faire une petite dérogation, si c’est pour annoncer a mes chers anciens lecteurs que je viens d’en ouvrir un nouveau, non? :)

Retrouvez-moi donc sur Laura Ingalls 2.0.

A tres bientot pour de nouvelles aventures!

Sabine

Postlude

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Ce post sera le dernier que je publierai sur ce blog. J’ai joué à un jeu dangereux, sans même m’en rendre compte. Et j’ai perdu. Je vide mon sac, une dernière fois.

J’ai toujours pensé que les mots que j’écris étaient ma plus grande arme pour affronter la vie. Pour me réjouir, m’indigner, espérer, tempêter, tempérer, débattre, exposer, rêver, comme je le disais dans mon prélude. Pour amuser aussi. Je n’avais pas mesuré leur puissance. Je n’avais jamais pensé aux dommages collatéraux qu’ils pouvaient causer. Jusqu’à ce que la bombe à retardement m’explose au visage, m’éclabousse de honte poisseuse et me perce de remords cuisants. Aujourd’hui pourtant, je veux me dire qu’une fois encore je peux compter sur eux pour conclure, tirer ma révérence. Les coucher une dernière fois sur ma page internet comme si je déposais les armes.

Je croyais être à l’abri, protégée par mon humour, mes exagérations, l’évidence que ce que je racontais n’était pas à prendre au sérieux, par un semblant de pseudonyme, par la « liberté d’expression », par les noms que je tais… Mais ma carapace a volé en éclat. J’avais oublié. Oublié que l’on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui, pas n’importe comment. Oublié que ce qui en fera rire certains en blessera profondément d’autres. Oublié que ma liberté d’expression s’arrête là ou commence le respect d’autrui. Oublié la puissance d’Internet ou rien ne demeure jamais caché mais où tout est un jour dévoilé, exhibé, démasqué.

Il est des choses de la vie qu’on ne pense jamais, au grand jamais, pouvoir vous arriver… Jusqu’au jour où elles arrivent et on se demande alors comment on a pu être stupide, aveugle et inconscient au point de ne pas voir qu’il était évident qu’elles arriveraient un jour.

Les leçons de la vie sont parfois brutales mais elles nous font avancer, et quelle que soit la nouvelle direction empruntée, je reste convaincue que le renouveau est au coin de la rue. Ce n’est pas parce qu’une page, web ou autre, se tourne qu’il n’y en aura pas des dizaines de plus à noircir. Un nouveau blog verra le jour, dont j’apprendrai de nouvelles choses, ou je ferai sans doute de nouvelles erreurs dont je tirerai de nouvelles leçons mais qui continuera je l’espère à m’amuser tout autant que vous. En attendant je vous remercie du fond du cœur, chers lecteurs, de m’avoir accompagnée sur cette route qui atteint aujourd’hui la croisée des chemins.

A bientôt,

Sabine

This post will be the last one I’ll publish on this blog. I have played a dangerous game, I wasn’t even aware of it. And I have lost.

I have always felt that the words I write were my greatest weapon to affront life. To be delighted, to be indignant, to hope, to storm, to soothe, to debate, to expose, to dream. To amuse also. I had never measured their power. I had never thought of the collateral damages they could cause. Until the time bomb exploded to my face, splashing me with sticky shame and piercing me with painful remorse. Yet today I want to think I can still count on them to come to the conclusion, to get closure. To inscribe them one last time on this web page, as if I was laying down my weapons.

I thought I was under cover, protected by my humor, my exaggerations, the obviousness that what I wrote wasn’t to be taken seriously, by some kind of pseudonym, by “freedom of expression”, by names I was keeping silent… But my armor smashed into pieces. I had forgotten. Forgotten that we can laugh at everything but not with anyone, not any which way. Forgotten that what will make some laugh will deeply hurt others. Forgotten that my freedom of expression stops or the other’s respect. Forgotten that Internet is powerful and that nothing remains hidden but everything ends up being revealed, exposed, unmasked.

There are things in life you think could never ever happen one day… Until they do happen and then you ask yourself how you can have been so foolish, blind and reckless to not see it was obvious they would happen sometime.

Lessons taught by life can be brutal but they make us move on and whatever the new direction is, I’m still convinced that revival is just one street corner away. It’s not because you put something behind you that there aren’t still plenty ahead. A new blog will be born from which I’ll make new mistakes, learn new lessons and that will, hopefully, keep me and you amused. In the mean time I thank you with all my heart, dear readers, for having been on my side all along the way that now has reached the crossroad.

I’ll see you soon,

Sabine

Moment de Grâce

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Dans l’agitation frénétique de ma vie Phnom Penhoise, il y a ce moment de la semaine qui m’est tout particulièrement précieux…

Il s’agit de ces quelques heures qui séparent le moment ou je quitte mon bureau le vendredi soir et celui ou je prends mon premier verre de la soirée, ouvrant la voie à la folie de mes weekends et a leur cycle délicieusement infernal d’ivresse et de petites agonies.

Entre ces deux moments, il y a une espèce de vide, de creux, de blanc. D’instants suspendus entre deux vies, hors-champ, hors-temps, a la durée incertaine… Tous les vendredis a la fin de l’après-midi, lorsque j’éteins mon ordinateur, que je déconnecte, que je descends les escaliers de mon bureau, que j’enfourche mon vélo et que je pédale vers les aventures qui m’attendent, je sens ce sentiment de liberté. Derrière moi les contraintes professionnelles, les prises de tête, les collègues, les pénibles levers a 7h du matin. Envolés Outlook, Skype et les pages facebook. Oubliés les retroplannings, le développement produit et les nouveaux menus des restos. Effacés l’affairement de mes soirées de semaine, qu’elles soient théâtrales, sportives, culinaires ou festives.

Apres il faudra sortir, boire des verres et des verres, passer une énième soirée rocambolesque, traverser des rebondissements, prendre des tuk-tuk, aller de bars en bars, faire des rencontres, boire encore, danser, rire, s’enivrer, s’oublier, se perdre… Et le lendemain, il faudra se réveiller. Affronter la bouche pâteuse, la tête en vrac, les souvenirs brumeux. Assumer sa confusion et sa honte, parfois, des égarements de la veille. Rire encore des situations désopilantes provoquées par l’ébriété. Remettre pour la 58eme fois à plus tard sa todolist du week-end. Trainer sa gueule de bois au bord d’une piscine. Débriefer avec ses compagnons de noctambulisme. Se promettre qu’on ne remettra pas ca de si tôt… et tout recommencer le soir même.

Mais entre les deux, il y a cet instant, cet espace, cet entre-deux de calme, d’apaisement et de quiétude. Le creux de la vague. La trêve. L’œil du cyclone au cœur des deux tempêtes.

Pendant ces quelques heures ou rien ne me coute, je peux faire les tas de trucs ennuyeux que je passe mes semaines et mes week-ends à procrastiner avec toujours une bonne excuse. Je peux aussi lire, écrire, faire la sieste, trainer avec mes colocs ou mon amoureux, me promener. Ou je peux, tout simplement, jouir du rien. Ne penser qu’aux nouvelles surprises que me réservent le week-end, et l’avenir…

Ces heures n’appartiennent qu’a moi et pour rien au monde je n’y renoncerais. Semaines après semaines, elles me font penser que si j’ai a ce point besoin de ces instants de néant, c’est que la vie par ailleurs comble déjà mon appétit pour l’agitation et étanche ma soif d’effervescence.

Cela me laisse sur la langue un agréable gout de plénitude…

Insomnie

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Je n’arrive pas a dormir.

Ça doit être lie au fait qu’en 3 jours, j’ai vécu quelques événements a ne pas vraiment classer dans la catégorie du bright side de la vie:

Premierement, une gamine de 17 ans s’est introduit chez moi et a essaye de nous dépouiller, mes colocs et moi, de tous nos biens électroniques et de notre argent. On l’a retrouvée planquée sous notre canapé, défoncée au cristaux et bredouillant qu’elle s’en fichait d’aller en prison… Elle n’a pas voulu nous donner le nom du connard de fils de pute qui exploite sa misère et sa détresse pour en faire son gagne-pain en lui refilant sa came gratos. Elle est restée assise par terre sans dire un mot, a part pour demander un verre d’eau. Le flic l’a gifle devant nos yeux et nous a ensuite demande, a nous les filles, pourquoi on ne se permettait pas d’en faire autant. Elle avait froid alors elle avait enfile le gilet de ma petite sœur (qui choisit bien son moment pour venir me rendre visite au Cambodge). On a pense qu’elle aurait certainement voulu l’emporter et garder au moins cette part de son butin pour elle, un petit gilet rose contre un méchant larcin… Le mieux dans tout ça, c’est que dans les quelques milliers de dollars que représentait son magot, la seule chose qui m’appartenait, c’était mon vieux téléphone nokia 1280 d’une valeur d’environ 3$, et ça aussi c’est un peu triste – ou drôle, ça dépend comment on voit les choses. A 5 heures du matin en pleine insomnie, je choisis de trouver ça triste. Et aussi tellement pitoyablement egoiste et nombriliste que j’en ai la nausée…

Deuxiemement, j’ai fait banqueroute alors qu’une des choses qui m’angoisse le plus au monde c’est de ne plus avoir d’argent et de devoir dépendre des autres. La, pour la première fois de toute mon existence, je ne sais pas comment je vais finir le mois de septembre, d’autant plus que les gens dont je suis proche ici sont dans la même merde que moi, voire pire, ou que j’ai déjà des dettes a leur égard. Je sais, il ne faut pas parler d’argent, surtout en public et encore moins sur un blog, c’est un sujet tabou. Et je sais aussi qu’il y a bien des gens beaucoup plus dans la merde que moi, a commencer par 70 % des citoyens du pays dans lequel je vis… Mais j’ai quand-même l’amère impression qu’on est bel et bien la génération de la grosse entube a ce niveau la et ça aussi ça m’angoisse. Comment mes amis et moi avons tous, en même temps, réussi a se foutre dans la merde de la sorte alors qu’on bosse depuis des années, avec sérieux et efficacité? Je ne sais pas… Peut-être parce qu’il n’y a plus de boulot pour ma génération, parce qu’il n’y a pas d’argent pour nous payer, parce qu’on a envie de passer Noel en famille et que ça coûte cher ce genre de caprice, parce que les connards sont partout et qu’ils ne permettent de se foutre ouvertement de notre gueule sans aucun scrupule. La faute a la crise, la faute a la conjoncture… La faute a nous certainement aussi, c’est juste plus difficile a reconnaître… Je ne devrais pas me plaindre, j’ai un boulot. Ça ne va peut-être plus durer longtemps d’ailleurs et la perspective d’être au chômage dans 3 mois me terrifie encore plus que celle d’avoir 50 dollars pour finir le mois. Cette putain de crise, j’y échapperai pas si facilement au final, même en fuyant aussi loin, elle reviendra toujours nous rappeler a nous les jeunes que maintenant ben, faut payer la facture des conneries du passe. Je sais c’est réducteur, c’est culpabilisant et c’est surtout inutile mais il est 5 heures du mat’ alors je m’en fous.

Et puis pour couronner le tout j’ai fait une belle cascade en moto il y a a peine 12 heures ce qui me vaut d’avoir en ce moment même l’intégralité du corps qui me fait payer le fait que je conduisais trop vite sur une moto de merde sur une route mouillée et qui m’a tiré sans aucun scrupule du sommeil pour me faire savoir qu’il avait mal partout. Merci mon cher corps (je suis désolée et j’ai pris un doliprane alors tu te calmes maintenant s’il te plait).

Mais bon, mon blog a deux ans aujourd’hui donc happy anniversary. Demain est un autre jour…

Je vais retourner dormir.

Chers lecteurs,

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En ce moment je n’ai pas beaucoup de temps à consacrer au blog (mea culpa).

C’est qu’entre les élections au Cambodge (et tous ces moments passés à attendre barricadée chez moi qu’il ne se passe absolument rien), l’interminable et classique feuilleton estival des départs en série et des adieux déchirants (et toutes les crises de larmes pots de départ que cela implique) et l’impossibilité de contourner chaque jour le regard implorant de mes 3 chatons trop craquinous pour que je joue avec eux en rentrant du travail, je passe un été quelque peu… mouvementé.

Minou

Mais la vraie raison de mon silence en fait est tout autre.

***BREAKING NEWS*** : Il ne faut pas le dire trop fort mais… j’ai acheté un Iphone.

Oui. Moi. Moi j’ai acheté un Iphone. Moi qui ai tant bitché sur Steve Jobs (y compris le jour de sa mort, je n’ai vraiment aucun respect pour les défunts…), moi qui voulait sauver les enfants asiatiques de la mainmise capitaliste (Bon en fait ils se débrouilleront tout seul), moi qui vantait à qui voulait l’entendre les merveilleuses fonctions anti-destruction et anti-obsolescence de mon Nokia 1280 sans la couleur (oui mais dessus ya pas Instagram…), je suis à mon tour passée du côté obscur de la nouvelle technologie. J’en ai pas dormi pendant une semaine mais je l’ai fait quand-même.

Bon attention hein, j’ai pas non plus acheté l’Iphone dernier cri matez-ca-comme-je-suis-trop-riche-j’ai-meme-claqué-800-boules-dans-mon-nouveau-téléphone-a-8-megapixels-Siri-intégré-écran-Rétina – là clairement, je ne comprends pas ce que j’écris… Non, j’ai bien pris le soin de m’équiper d’un Iphone à l’ancienne, bien épais, bien ovale sur les bords avec LE détail choc qui prouve que je ne fais pas partie de ces-gens-la (vous savez, ceux qui s’isolent pour parler tablettes en soirée : Android vs IOS, le choc des titans), à savoir : un écran fissuré ! Comme ça, ça lui donne un petit look de dur-a-cuire à mon Iphone. Il se laisse pas abattre par un petit gnon dans la face.

Donc pour le moment je suis donc encore très occupée à comprendre comme ca marche tout ce joyeux bordel technologique. Je télécharge des applis dans tous les sens (surtout celles avec des jolis filtres pour photos <3), je fais mes premiers pas sur instagram, je pousse des cris de goret quand je vois FACEBOOK ARRIVER SUR MON TELEPHONE ( !!!) sous la forme d’une petite barre de progression verte, je bade grave parce que je n’arrive pas à utiliser le correcteur d’orthographe, je me dis que c’est bizarre que je n’ai toujours pas pensé a installer Angry Bird alors je joue a Ninja Fruit et Bubble Shooter, je reçois des messages de gens avec un numéro FRANÇAIS sur Viber…

J’ai donc fait un énorme step-up en terme de possibilité d’étalage de vie sur le web international et je me dis qu’il faudra que je me fixe quelques règles parce que pour le moment tout ce que j’ai envie de faire, c’est d’instagrammer tout ce que je bouffe, mes chatons et mes doigts de pied en éventail devant la piscine ou je passe mes week-ends (#soboring #socliché #ohmygod) et d’inonder la toile d’hashtags en tout genre alors que je suis résolument CONTRE cette nouvelle tendance #becausesorryguysbutmostofthetimeitsjustfuckinguseless (ah oui faut les écrire en anglais, TOUJOURS, sinon ca compte pas).

Affaire à suivre…

PS : Des fois je me dis que je suis un peu trop superficielle. Mais ca va je le vis bien.

Insta

Deux ans : l’heure du bilan ?

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Aujourd’hui, cela fait exactement deux ans que je vis au Cambodge. Je me revois encore le 10 juillet 2011 à 21h débarquer a Phnom Penh avec mes gros sacs, mes 3 jours de trajet dans les pattes et mes heures de sommeil en retard et… mais c’est une autre histoire.

En toute honnêteté je profiterais bien de cet événement marquant pour faire un peu d’étalage de life sur la blogosphère. Je me disais que j’allais faire un article un peu touchant et girly sur toutes ces merveilleuses choses qui me sont arrivés depuis que j’habite à Phnom Penh : tous mes nouveaux amis chéris d’amour qui sont ici comme ma deuxième famille (bisou les amis), la beauté du Cambodge, le fait que Phnom Penh est la meilleur ville du monde pour… a peu prés tout en fait (sauf les pique-nique et le shopping), les Khmers qui peuvent être aussi choubidous qu’horripilants (mais qu’on aime bien quand-même au fond, du moins presque tout le temps), mon travail qui était quand-même jusqu’à il y a quelques mois le travail de mes rêves (jusqu’à ce que je me rende compte que mon boss était un fdp, que j’aurais jamais de sous en sauvant les pauvres et que j’avais trois fois moins de vacances que les autres gens #désillusion #désenchantement), mes représentations de théâtre qui étaient quand-même (c’est vrai ca tiens, je ne vous ai pas updaté a ce sujet) un moment cosmique intersidéral de ma vie, ma maison qui est, en toute objectivité, la meilleure du tout Phnom Penh, voire du monde entier… Enfin tout ca quoi.

Mais bon, je crois que j’ai écrit beaucoup trop d’articles débiles sur mes sorties enivrées, mes crises de nerfs dans les toilettes et mes pathologies bizarres pour être un jour à nouveau crédible dans ce genre littéraire…

Non la question un peu badante que je me pose aujourd’hui en revanche, c’est : serai-je la l’an prochain pour fêter mon 3eme anniversaire au Cambodge ?

(C’est le moment ou je vous annonce que j’ai chopé le Sida et que les médecins Khmers me donnent moins d’un an à vivre…).

(Ahah, je vous ai bien eu)

Bon plus sérieusement, parce que ca ne se fait pas trop de plaisanter sur un sujet aussi grave (and I mean it), non il faudra bien qu’un jour je quitte ce pays enchanté et si ca peut se faire d’ici + ou – un an d’échéance ca serait pas mal.

Alors je vous vois déjà tous à demander pourquoi il faut absolument que je quitte le Cambodge. Bon d’une part, parce que si je reste trop longtemps dans ce pays, je vais sérieusement finir avec une cirrhose et aussi parce que j’ai trop peur que mes amis de France oublient mon prénom (ou mon existence). Mais c’est aussi que l’éternelle insatisfaite que je suis ne s’autorise pas à rester trop longtemps au même endroit… J’ai déjà soif de nouvelles aventures pour ne rien vous cacher.

Et pourquoi trois ans ? En vérité je ne sais pas trop. 3, c’est un peu mon chiffre fétiche (parce que je suis née en décembre, que j’ai une seule sœur et que j’ai rencontré mon mec quand j’avais 16 ans, c’est pour ca). Dans un an j’aurais 26 ans, ce qui n’est pas aussi déprimant que d’en avoir 25 mais qui ne me rajeunit pas non plus. A 26 ans on a plus l’âge de vivre dans le Tiers Monde si vous voulez mon avis, il est temps de penser au plan épargne logement et a faire des mioches (LOL).

Bref, rendez-vous dans un an pour savoir si j’ai réussi à m’auto-briser le cœur sur l’Autel de mes Principes Psychorigides et de la nécessité d’évoluer… ou pas.

En attendant, vous pouvez toujours aller loler sur ce tumblr qui représente tellement bien ma vie a Phnom Penh qu’on pourrait croire que c’est moi qui l’a fait (mais en fait non): http://phnompenhtuktuk.tumblr.com/

(Si vous connaissez les gens qui s’en occupent, je veux bien que vous me les présentiez, ils ont l’air très rigolo).

Je vais essayer de mettre a profit cette dernière année au Cambodge pour apprendre le Khmer, me faire des amis parmi la population non-francophone et arrêter de bitcher sur la pluie, les cambodgiens et mon boss faire la nocturne  rue 51, manger plein de nouilles sautées et de pizzas de chez Luigi et blogger a foison.

« Le monde entier est un théâtre et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. » William Shakespeare

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En ce moment je vis littéralement un enfer ! Je ne peux pas regarder la suite de Game of Throne et je dois subir les semi-spoils et autres commentaires intempestifs de tous mes amis facebook (et même du Hufftington Post !) sur le traumatisme de tous les fans de la série qui ne se remettent pas de la mort de Dieu-sait-qui dans le dernier épisode…

Bon pour les phnom-penhois qui me lisent, sachez que j’ai quand-même une très bonne raison de ne pas regarder la meilleure série du monde (après F.R.I.E.N.D.S), c’est que je répète tous les soirs pour mes représentations de théâtre qui ont lieu ce week-end (oui, depuis un an j’ai trouvé une alternative au Pontoon en terme de hobby a Phnom Penh); ce qui veut dire qu’il me reste 2 répétitions pour réussir a choper le bg de ma troupe que je suis supposée galocher dans une de mes scènes*.

*Oui j’aime toujours mon mec, on parle de THEATRE la… nan mais ALLO

Sauf que ***SPOILER ALERT***: not gonna happen.

Pourtant j’y mets du mien, j’ai fait beaucoup d’efforts : je me suis ramené en robe transparente (c’est pour mon rôle de composition, dans le script je suis supposée être une « grosse bonnasse »  « femme élégante »), j’ai frôlé l’overdose de pastilles a la menthe, j’ai mis des escarpins trop petits pour être a une hauteur adéquate… J’ai discuté de cette scène pendant 1000 ans avec mon prof, mon partenaire et a vrai dire toute ma troupe, sur le mode déconnade d’abord – « Oulala j’en connais un qui va pas être très très content si tu m’embrasses, et en plus il est très costaud… LOL » -, sur le mode sérieux ensuite – « Mais nooooonnn mon mec ne va pas te casser la gueule si tu me smack pendant 4 secondes ». J’ai essayé de l’engrainer pour l’emmener en soirée se bourrer la gueule en me disant que ca nous aiderait à nous décoincer… Rien n’y a fait ! J’ai même sorti la carte lesbienne-a-mes-heures-perdues pour réchauffer un peu l’atmosphere – « Oh tu sais moi je m’entraine pour cette scène avec toutes mes copines a chaque fois que j’ai un coup dans le nez » – et MEME CA ca n’a pas marché ! (l’histoire ne dit pas si c’était une blague ou non…).

Je sais pas s’il se rend bien compte que tous mes amis ont acheté leurs tickets juste pour voir cette scène dont je leur parle depuis 6 mois (car je suis une grosse gamine et je n’ai rien de plus intéressant a leur raconter) et qu’après la représentation ils vont me jeter des cailloux si je ne leur rembourse pas leurs places…

Enfin… pour ceux qui auraient toujours envie de venir, sachez qu’il reste plein de places et qu’il y a autre chose à voir qu’un roulage de pelle foiré. Yaura peut-etre pas de galoche mais, sans vouloir spoiler davantage, yaura de la bagarre et aussi parfois de l’humour drôle (et meme: une authentique BUVETTE). Honnêtement je pense que ca vaut le coup alors venez ! (et pour les dizaines de milliers de fans qui me lisent sans savoir qui je suis, c’est l’occasion de faire ma connaissance) (vous verrez a un moment je crie beaucoup mais en vrai je vous aime bien).

Bien sur j’ai fait un événement facebook car facebook, c’est la vie et comme ca j’ai pas besoin de vous donner tous les détails : Evenement facebook

Sinon je sais pas ce que vous en pensez mais je trouve que ma vie ce blog bascule un peu trop dans le trash… Promis mon prochain article parlera des nouveaux produits sur lesquels je bosse a mon travail : c’est des guirlandes fleuries et des sacs avec des cœurs. #bi-sou