Phnom Penh by night – part 2

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Samedi. 19h (je passe à l’heure française). J’ai eu une journée très productive malgré tout ! Je suis allée visiter le musée du génocide et je n’ai même pas vomi malgré ma gueule de bois (qui était minime en réalité, paradoxalement proportionnelle au prix de l’alcool consommé la veille, le monde est bien fait). J’ai passé deux heures à attendre ma pédicure mais j’ai les doigts de pieds plus jolis que jamais (ce qui ne veut pas dire jolis pour autant). Bon certes j’ai passé une heure affalé dans un lit avec Chloé et Christian, personne n’est parfait.

20h. J’ai faim. On décide d’aller se gaver de cuisine khmère à Romdeng, un des restaurants géré par l’ONG qui m’emploie. En entrée, histoire de, on prend des tarentules grillées, la spécialité du chef. Hmm c’est pas mal, ça croustille, la sauce au poivre m’arrache la gueule. Un cuistot arrive tout sourire avec une boite en plastique remplie d’araignées immobiles mais bien vivantes. Il en sort une, je recule de 3 mètres. Chloé fait preuve d’un sang-froid extraordinaire et en laisse grimper une sur sa main. La connaissant, je recule quand-même de 3 autres mètres. On range la bêbête dans sa boiboite, je ressens presque une pointe de compassion pour ces petites bestioles poilues qui ne manquent finalement pas de charme et qui vont finir dans l’huile de friture. Avant de partir Hadrien ecrit sur le formulaire de satisfaction « Vous etes vraiment pas cools les gars. Signe : Spider-man. », ce qui nous fait beaucoup rire. On est vraiment trop droles.

L’estomac bien rempli, direction le Memphis, un bar ou se produit régulièrement un groupe de Cambodgiens qui reprennent les tubes des années rock-pop. Je ne suis pas particulièrement fan des Pink Floyd mais quand le chanteur à la peau tannée et aux yeux bridés (un Khmer quoi) se lance dans une reprise de The Wall qu’il interprète à la per-fe-ction, entouré par sa bande de musiciens virtuoses, je sens un frisson délicieux me parcourir le corps et je n’ai qu’une envie, c’est de hurler à la mort : « Hey ! Teachers ! Leave our kids alone ! ». Ce que je ne me retiens pas de faire d’ailleurs… Puis, c’est la consternation. On est trois à se rendre compte au même moment qu’on a plus un rond dans notre portefeuille. Ben oui, on a beau être dans le Tiers-monde, faire la fête, ça a toujours un coût. Quoi qu’on fasse ce soir, ça sera for free. Après avoir dansé sur U2, Dire Strait et les Pink Floyd, les musiciens rangent leurs instrus et on se retrouve au Top Banana – zut, les verres sont payants. On en boit pas. – puis au Liquid, où heureusement le billard est gratuit. Antoine et Hadrien disputent une partie délicate avec les jolies serveuses qui finissent par l’emporter – bon, elles ont un peu triché, elles ont soufflé sur une boule pour qu’elle rentre, mais on est fair-play. Le bar ferme, s’en-suit une conversation interminable entre 8 personnes qui veulent chacune aller à un endroit différent. Par miracle, on arrive à ne se séparer qu’en 2 équipes, je fais partie de celle qui rentre faire dodo. C’est que demain je dois bloguer moi !

Foi de clubbeuse débutante, je m’en souviendrais de ce week-end ou j’ai mangé des araignées, vu en concert le clone khmer de David Gilmour, suis devenu Shakira l’espace de 3 chansons et ai même pas eu la gueule de bois avec du whisky à 1,50 $ la bouteille. Phnom Penh by night, comme dirait Christian, c’est vraiment «trop d’la balle ! ».

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