Voila ce que c’est que de vouloir aller a Kampot en moto

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Ce week-end, j’ai fait un constat alarmant : bien que je déballe les moindres détails de ma vie sur ce blog, certains de mes lecteurs n’ont peut-être AUCUNE idée de ce a quoi elle ressemble pour autant, rapport a mon grand fantasme d’avoir des lecteurs qui suivent mes pérégrinations de manière régulière SANS que j’ai à les poster sur facebook accompagne d’albums photos assortis.

Donc, problème.

Parce que le Cambodge regorge de merveilles et qu’il faut ab-so-lu-ment que vous les voyiez, vous mes petits lecteurs adores, même si ca n’est que sur une photo de taille tellement réduite qu’on dirait une carte postale toute droite sortie du mini-monde des minimoys.

J’inaugure donc mon premier article-photo retraçant fidèlement les événements du week-end écoulé.

Alors ce week-end, on est allés à Kampot, petite ville fluviale au Sud du pays.

Comme on en a pas eu assez la dernière fois avec la pluie, les pistes-patinoires, les 587 chutes manquées, les 3 chutes effectives dans la bouillasse, les fesses martyrisées, la peau brulée et la garde-robe des vacances ruinee-que-meme-les-punks-a-chiens-devant-la-gare-Lille-Flandre-porteraient-pas, on s’est dit « Allez on remet ca ! », et on est allés louer des motos a ce charmant loueur qui porte si bien son nom : Lucky lucky moto (loli-loli lol) !

4 motos. 4 conducteurs. 4 passagers. 6 français. 2 cambodgiens. 8 roues. 4 moteurs. Enfin j’espère.

Départ fixe samedi matin a 8h30.

Samedi matin, 8h30 9h15 : Le dernier chauffeur vient d’apprendre à conduire en 4 minutes et demi, je pense qu’on est rodes. On peut y aller.

9h45 : Même pas encore sortis de Phnom Penh, nous nous retrouvons coinces dans un embouteillage de la mort ayant pour cause la construction d’un pont. Je soupçonne les chinois d’être dans le coup. Quand il s’agit de construire des trucs qui servent a rien et qui font chier tout le monde, ils sont jamais bien loin.

Bref.

10h : C’est le drame. Une des motos explose, brulant au troisième degré son chauffeur débutant – Notez chers lecteur ma tendance a la dramatisation d’un événement complètement bénin.

N’empêche. A 10 km de la maison, notre chevauchée des Walkyrie prend un tournant piteux et se transforme en ca :

Bon, c’est pas grave, on appelle le réparateur. Tiens ! Je vais profiter de cet interlude astreint pour vous présenter mes copains que au fond vous ne connaissez même pas… Alors à gauche Hadrien, coloc et camarade de classe. A côté, Manu, ami de Christian de passage sur Phnom Penh. A côté, Chloé, colocataire chérie mais hélas envolée pour la France hier même (bouh). Ensuite vient Rathanak, meilleur collègue du siècle et ami fidèle, puis Solida, collègue de Chloé. Debout ya Christian, le 5ème colocataire, après moi bien sûr et Antoine, caché derrière (que vous connaissez je pense). Il en manque quelques uns pour la photo souvenirs, en particulier Hanna et Pierre qui sont au pays-merveilleux-ou-on-mange-du-fromage-quand-on-en-a-envie… Les gars si vous me lisez, vous manquez vraiment sur la photo souvenir…

BREF!

Apres 15 minutes passées à jouer aux gueux, la détresse latente se fait quand-même un peu sentir.

Heureusement, les troubadours non plus ne sont jamais loin.

Quel tableau charmant, pas vrai ?

10h45, le réparateur arrive enfin. Avec une autre moto. Du coup, il ne répare rien du tout. Bon c’est pas grave, on peut repartir.

11h15, on part enfin. (Ah ah ! Vous vous demandez sans doute ce qui s’est passe entre 10h45 et 11h15 ? Eh ben figurez-vous que moi aussi… Surement encore un coup des chinois !)

13h30, soit deux heures et quart de mal-au-cul/crémation solaire/fun (bah oui quand-même) plus tard, nous voila aux Manguiers.

Et les Manguiers, c’est pas de la gnognotte.

Les Manguiers, c’est ca :

Et ca :

Et ca :

Enfin bon c’est pas mal quoi…

Bon, à ce moment de l’histoire, on est vraiment contents. Surtout qu’on vient de manger du super poisson du Mékong au barbecue avec de la salade de légumes frais du marche du matin dans une paillotte au bord de la rivière. Et on affiche tous des sourires beats. Dommage, j’ai pas de photos.

Et donc après, on fait les fous, normal. Sauf 30% de la team qui a pas trouve mieux que de pas dormir (du tout) avant de partir en week-end (en moto) et qui donc entament leur nuit (a 14h30). En même temps, entamer sa nuit dans un hamac au bord du fleuve, ca a du bon aussi.

Bref, passons.

Nous, les gens or-ga-ni-ses qui avons assure nos 8h de sommeil, on passe l’après-midi à jouer a des jeux très dangereux :

Tenir en équilibre précaire sur un hamac tout en se faisant bouffer par un chien

Etre Tarzan

De moi, on ne voit que le plouf (merci Rachel Vanier) donc je ne peux pas prouver au monde que j’ai bel et bien tente le saut de la mort, et même plusieurs fois. Mais c’est pas grave, j’ai des témoins si vous me croyez pas.

Etre Indiana Jones dans les Dents de la Mer

Finalement la nuit est tombée sur cette folle après-midi d’aventures.

Et la, d’un coup, j’ai cru que j’étais une artiste psychédélique sous l’emprise de substances hallucinogènes : je me suis mise à prendre des photos de l’herbe avec un souci de l‘esthétisme exacerbe, une quête de la beauté exclusive, une investigation artistique transcendantale.

Le résultat est juste A chier dans une brouette.

Bref.

Ya eu une éclipse de Lune, on a joue au footlley-ball, Antoine a fait son coming-out.

Et puis tout le monde a dormi. Looooonnnnngtemps…

Le lendemain, on a eu des crêpes au petit-déj, avec :

–          Du Nutella Maison !

–          De la confiture de fruit de la passion !

–          De la confiture de mangue !

–          De la confiture de goyave !

–          Du miel !

–          Du beurre-de-cacahuète !

–          Du beurre-de-pas-cacahuète !

–          Du fromage !

–          Du Café noir !

–          Du café au lait !

–          Du chocolat chaud (froid) !

–          Du The !

–          Du jus de pomme !

–          Du jus d’orange !

–          De la salade de fruits !

–          Et c’est tout je crois !

–          …

–          Mais bon c’est déjà pas mal !

Une fois passe le petit-déj des Manguiers, plus rien n’a vraiment d’importance… Le dimanche s’étire doucement vers le moment de repartir, après un petit détour histoire de voir Kampot quand-même. Oui parce qu’en fait la plupart des gens qui vont a Kampot décollent pas leur cul des Manguiers et savent même pas quel tête a cette ville, nous y compris. En même temps c’est quand-même pas notre faute si aux Manguiers ya une corde pour se jeter dans l’eau comme Tarzan, des légumes du marche, des hamacs et du Nutella maison…

A Kampot, on mange, pour changer. Et après on part. De Kampot, on n’aura donc vu que le resto au bord de la rivière dont je n’ai même pas fait l’effort de retenir le nom. Nous enfourchons nos motos de 8 mètres de haut, laissant derrière nous trois compagnons de voyage croisés sur place qui repartiront un peu plus tard, serres à trois sur un scooter de 50 cm de bas (pour info, j’ai eu confirmation qu’ils avaient bien finis par arriver a Phnom Penh).

Nous arrivons à Phnom Penh sans encombre, hormis le fait que lorsque j’ai enlevé mes lentilles de contact le soir, il y avait des moustiques collés dessus. La faute a la nuit qui tombe à 17h30 et m’oblige à ôter mes lunettes de soleil…

Voila, je conclus mon premier article-photo par… des photos, bien entendu. Elles ne sont pas de moi, mais représentent ce qui m’attends (peut-être) a Bangkok et (surement) en France dans les prochains jours…

Ah oui au fait je rentre en France! Mais apres je reviens hein!

A très bientôt !

Une réponse "

  1. La photo que je retiendrai le plus -en plus de toutes celles qui me laissent bouche bée parce que moi la plupart du temps que je sors dehors je vois des punks à chiens qui sont en sitting devant la gare Lille Flandres- c’est Antoine qui montre son bronzage agricole à son nouveau partenaire allongé à côté de lui dans une tente qui m’a l’air toute aussi confortable que le hamac dans lequel on retrouve le roux quelques photos plus loin. Ya aussi celles où on te voit (ou pas) dans l’eau après avoir imité Tarzan (si seulement t’avais entendu mon ‘wouaaaahhhh’ quand j’ai vu la photo!) et puis ya aussi celle de la démonstration de ton talent transcendant de photographe qui fait dans le philosophico-psychédélique, la deuxième photo où on voit une plante carnivore qui semble faire 6 mètres de haut, transpercée par un flou artistique. T’imaginer en pleine oeuvre, c’est trop drôle ! En fait ouais yen a pas qu’une je retiendrai!

    Je sais pas vous mais moi je suis pressée que vous reveniez, on va essayer de vous faire penser qu’il y a quand même quelques petits trucs pas mal en France que même si au Cambodge et alentours ça a l’air d’être le paradis, si ça se trouve vous serez pas complètement euphorique de retourner là-bas le 8 Janvier et que vous allez être un tout petit peu triste de nous quitter une fois de plus. Oui ? J’espère bien en fait !

    à très vite Sabine et Antoine, chers à nos coeurs, à dans encore quelques dodos dans la joie et la paix du christ ressuscité. lolilol
    bisous!
    couscous

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