Cambodge – France ou Comment j’ai mis 5 jours à rentrer chez moi

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Et donc, me vlà en France.

Avant, j’étais à Bangkok. En thaïlande. Je précise parce qu’à Bangkok, on m’a quand-même sorti « Phnom Penh? C’est où ça déjà?… »

« … Ben, chez les voisins connasse. »

Bref.

Et donc avant d’arriver à Bangkok, on était à Phnom Penh. Mais ça je crois que je vous le savez déjà. Et on a pris le bus.

Le bus

On commence par le bus (le bus) qui nous mène à la frontière. 8h.
Je passe une heure à me demander sérieusement ce qu’on encore branlé les chinois pour que la route soit aussi défoncée et que le bus brinqueballe autant de tous côtés.
Sont-ils pas chargés de l’entretien des infrastructures du Cambodge? Merde alors.

Après j’ai du allé faire pipi.
Bon, ya des chiottes dans le bus, ce qui n’est pas pour me déplaire.
Sauf que pour arriver au chiottes, il me faut descendre un escalier en colimaçon, enjamber 3 sacs de voyages, passer sous une corde, longer des valises.
On se croirait dans Fort-Boyard.
Quand j’arrive enfin devant la porte des toilettes, je constate qu’elle fait environ 80 cm de haut et bien sur, je n’ai pas ma potion à rapetisser… Flûte!
Je me plie donc en 4 pour rentrer en me disant « J’espère qu’Antoine va pas avoir une envie pressante, lui qui arrive à peine à se plier en 1,5.
Je manque de me casser la binette 3 fois de la cuvette des chiottes et d’arroser de pipi l’ensemble de la cabine de 0,25 m² tellement les chinois font pas leur boulot.

Bon ensuite je remonte faire dodo réflechir à des nouveaux articles pour mon blog.

Bon après ya eu la traversée épique de la frontière et 4 heures de mini-bus avant d’arriver à la ville. Je passe, c’est chiant. Ya beaucoup trop de queues dans cette partie du voyage (oui vous pouvez donner libre cours à votre imagination, je vous y autorise pour cette fois).

Ensuite, c’est Bangkok.

Bangkok

Les seules images mentales à peu près claires que je m’étais faites de cette ville étaient tirées de ce film :

Dans ce film, ya quand-même (attention gros spoil arrive à grands pas!) un mec qui se fait tronché par une pute qui a un zizi de garçon et qui s’en souviens pas et un mec tellement bourré qu’il se coupe le doigt pour faire marrer ses potes.

Donc bon moi forcément en arrivant à Bangkok je m’attendais à tater un peu du glauque en croisant au minimum quelques lady boys et autres personnes vaguement pompettes. Au minimum.

Eh ben quedal!

Rien.

Zéro.

Néant.

Au final que retiendrais-je de Bangkok?

  • Le choc urbain de l’arrivée : « Ouah c’est HAUT! », « Ouah ça va viiite! », « Ouah c’est grand! ». Bangkok c’est la ville, la vraie. Genre ya des IMMEUBLES! Genre ya un METRO! Bon Phnom Penh c’est un village à côté, mais au moins on s’y sent pas tout ptit!
  • La guest-house la plus glauque du monde où on nous a même pas fourni du shampoing, ce qui m’a amené à me résoudre à me laver les cheveux avec ma savonnette palmolive.
  • La capacité des tuk-tuk et des taxis à confondre « UNE RUE AVEC DES BARS!!! DES BAAAARS!!! » avec Rue-avec-rien-sauf-maison-de-passe-à-15-euros-l-entrée.
  • Et à faire semblant de ne pas me comprendre quand je leur expliquais que « You know your city is shit, Phnom Penh is better, there is a street with BARS! BAAAAARS!!! ». Bon j’avais quelques bières dans le nez, j’avoue.
  • Un bar très très (trop trop) chic tout en haut d’une tour. C’est un peu le restaurant d’altitude de Bangkok avec du Schweppes à 7 euros, comme dans Gad Elmaleh.

Attention, Schweppes à 7 euros :

C’est d’ailleurs là qu’on a croisé la personne qui savait pas où était Phnom Penh. Trop perchée sans doute. En tous cas ça me confirme dans le fait que j’aime pas les Riches.

  • Une série interminable de Buddhas : Buddha couché, Buddha debout, Golden Buddha, Buddha noir, Buddha blanc à la compote, etc.

Voilà, c’était Bangkok. C’était super.

L’Aéroport

4 jours plus tard, me voilà à l’AEROPORT.
J’ai trois heures et demi d’avance bien entendu.
Et surtout je suis super bien équipée pour l’hiver français avec mon tshirt à manches longues et mes bensimons pleines de trous.

Je sais pas vous mais moi les aéroports ça m’inspire une peur panique. Bon déjà tout le monde ou presque ( – les masochistes) partage ma terreur du crash aérien.
Du moins j’imagine (non mais franchement un CRASH AERIEN QUOI!).
Et en dehors des crashs ya encore tous les risques de retards et d’annulations dus à Volcan en Islande/grève des controleurs/faillite de la compagnie/cataclysme cosmique/fin du monde/etc.

En plus les aéroports, c’est trop grand, ya trop de monde. A chaque fois je me dis que même avec 3h et demi d’avance, il est impossible que je m’y retrouve un jour dans ce dédale de comptoirs d’enregistrement, tarmacs, valises, touristes, portes d’embarquements et autres charriots à bagages.

Donc, panique.
A chaque fois que j’approche d’un aéroport, je commence à avoir envie de… enfin mon corps me fait clairement passer le message suivant : « NON MAIS QU’EST CE QUE TU FOUS LA, DEMI TOUR IMMEDIATEMENT!!! »
Et moi de penser : « Ben oui mais, cher corps, j’suis dans un escalator là… ».

Et là, j’arrive dans l’aéroport et… c’est le miracle.
Ca me le fait à chaque fois.

En vrai (pas dans ma tête) tout est tellement bien organisé, agencé, structuré, à sa place, que c’est comme si il y avait une énorme flèche sur le sol avec écrit « Sabine, c’est par là! » dessus.

Chaque étape fait l’objet d’une nouvelle extase.
Je me dirige vers la télé et – ô merveille – mon vol est affiché, à l’heure exacte, avec la porte d’embarquement ET le numéro du comptoir d’enregistrement.
Je me dirige vers le-dit comptoir et – ô prodige – on me donne ma carte d’embarquement sans même me faire passer un interrogatoire musclé pour vérifier que je ne suis pas un terroriste kazakhe bien décidé à me faire exploser en plein vol, on me prie de déposer mon bagage sur le tapis roulant et on l’embarque sans faire d’histoires.
Je me dirige vers les douannes et – ô miracle – mes papiers sont en règle, je ne transporte pas d’objets dangereux dans mon sac à main (je sais pas moi!), personne n’a l’air de me prendre pour une psychopathe kamikaze (ce que bien entendu je ne suis pas!) (Mais quand-même).
Bon après le fait que les agents se comportent comme ça avec tout le monde et que les engins bipent de partout sans que ça ait l’air d’inquiéter qui-que-ce-soit ne m’inspire pas grande confiance.
Je suis sûre, môa, qu’il y a des méchants dans le tas.
Enfin bref, j’arrive à la porte d’embarquement, qui EXISTE bel et bien (Bon ok j’avoue sur ce coup-là je pense que j’ai peut-être lu Harry Potter trop de fois) (6) (Quoi?).
J’embarque et là c’est une succession de miracles : on décolle et la carlingue n’explose pas au moment où les roues quittent le tarmac, on vole – déjà, miracle! – et aucune aile ne prend feu suite à l’explosion d’une bombe disposée dans le réacteur, on atterit et l’avion ne se désintègre pas en mille morceaux sur la piste.

NB à l’intention de Dieu : on peut savoir pourquoi le monde est un tel chaos alors qu’il y a comme ça des ilôts d’organisation intégralement absolue, ou ya jamais rien qui couille ou presque?
Tu pourrais pas juste refaire le monde en te basant sur le modèle de l’aéroport (celui de Bangkok si possible)?
J’suis sure que ça serait beaucoup moins le bordel.

Et puis ça me ferait gagner vachement de temps! T’imagines? J’aurais plus besoin de travailler de ma vie!

Fin du NB à l’intention de Dieu.

J’arrive en France pour me rendre compte que les gens qui parlent français autour de moi m’irritent et que je serais plus à l’aise parmi un troupeau de Cambodgiens.
Mais Maman m’attends et elle m’a ramené du Comté🙂

La France, c’est cool.
Welcome back.

"

  1. Moi j’ai lu et j’ai particulièrement adoré la partie sur l’avion…ou pas…mais ça me fait tellement plaisir que tu aies affronté ça pour nous!!!!

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