Phnom Penh by night – Le Retour

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Un vendredi soir comme un autre à Phnom Penh.

Alors que tout la ville ne parle que de : 1) L’ouverture d’une nouvelle boite de nuit, le Cotton Club, et 2) Le passage au Pontoon du DJ Cut Killer, je me sens gagnée par une lassitude inter-cosmique-sidérale. La vérité est qu’après un retour  au Cambodge un peu difficile à la suite de 3 semaines de vacances en France et une semaine surchargée, j’ai autant envie de sortir que de regarder un documentaire sur la reproduction des langoustes.  Sur une échelle de 1 à 20, l’Ennui que m’inspire la simple perspective de mettre un orteil dans un bar s’élève à au moins 360.

Par ailleurs, alors que la grande majorité de mes amis passent la grande majorité de leurs soirées – semaine y compris –  à écumer tous les bars de la ville jusqu’à des heures indues et arrivent le lendemain matin à 8h au bureau frais comme des gardons (enfin, arrivent au bureau quoi), je suis pour ma part encore en train de me remettre de ma gueule de bois du Nouvel An.

Et en vérité, je n’ai aucune envie de prétendre être une fille sociable alors qu’en ce moment, 70 % de l’humanité ne m’inspire rien de plus que la non-envie de discuter avec eux. Et à force d’entendre les gens se répandre en auto-éloges sur leurs exploits de la semaine (avoir enchainé 8 heures de cuite et 8 heures de bureau, s’être réveillé avec des bleus partout sans avoir comment on les a attrapé, avoir perdu son pantalon dans un bar, avoir été saoul pendant 30 heures de suite, ne pas se souvenir d’une soirée sur 2 la semaine précédente, etc etc.), je commence à me dire que je ne vaux pas tripette au Grand Jeu des Jeunes d’Aujourd’hui qui consiste à combiner l’ingurgitation du plus grand nombre de litres d’alcool en tout genre avec un nombre minimal d’heures de sommeil.

Donc ce vendredi soir, j’ai envie de fuir très très loin de ma vie actuelle pour retourner dans celle que je menais quand j’avais 8 ans. Mais ça n’est pas possible alors je me dis que je peux toujours aller me cacher sous ma couette. Avant de me souvenir que je vis au Cambodge et que j’ai pas de couette.

Bref, cet article devait initialement s’appeler « L’asociale » et raconter comment j’avais fini la soirée à 22h, au fond de mon lit avec une camomille et un bouquin… J’aurais du me douter qu’il n’en serait rien.

Bon, obviously, personne n’était partant pour la soirée pyjama (remember : Cut Killer, Cotton Club) et comme, quand on est comme moi atteint d’une flemme surpuissante quand il s’agit de faire la fête, on passe pour un extra-terrestre aux yeux du commun des mortels, je me suis vue contrainte de me plier aux exigences sociales et me suis retrouvee à boire des bières dans un beer-garden.

Immanquablement, trois heures plus tard, j’atteris au Pontoon pour le sus-mentionné concert de Cut Killer. Immédiatement, je perds Antoine que je retrouve 10 minutes plus tard au pied de l’estrade, aussi excité que si c’était les frères Weasley qui étaient en train de mixer. Mon premier coloc me saute dessus et, pour une raison inconnue, tient absolument à ce que je lève les bras en l’air. J’essaye de lui expliquer qu’après 15 minutes dans cette boite sur-blindée ça n’est peut-être pas une si bonne idée. J’aperçois mon deuxième coloc qui, lui, lève les bras en l’air, comme font les djeuns dans une tentative d’exprimer aux DJs quelque chose du style « Ouaaaaiiiis mec, yoooo », sauf qu’il est tourné vers le public. Du coup son geste n’a plus aucun sens. Deux minutes plus tard, ils sont en train de rouler des pelles à toute la boite.

Bon, je dois avouer que la musique est sympa.

A ma droite, une collègue qui quand je lui demande comment se passe sa première soirée au Pontoon me glisse « Je pense que ça n’est pas la pire ». Je n’aurais su mieux le dire. A ma gauche, des jeunes hystériques sautent frénétiquement sur place. Derrière moi quelqu’un semble ne pas avoir mieux à faire de sa soirée que de m’écraser les pieds. Dans le fond, de vieux occidentaux tout pas beau sont en train de galocher leurs prostituées.

La société de Phnom Penh by night s’étale sous mes yeux dans toute sa splendeur et je me dis que finalement, au fond de mon lit en pyjama un vendredi soir à 22h, je me serai peut-être sentie un tout petit peu seule…

Donc Bref, j’suis allé en boite.

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  1. Ahaha, on aurait du se regrouper pour faire une soirée pyj entre filles, je n’avais pas non plus des masses envies de fretiller sur Cut Killer et finalement… on s’est retrouvée la-bas🙂
    A bientot la miss,

  2. Ouais… C’est un peu pour ça que je sors pas trop… Pt’êt chui trop vieux… Pt’êt j’ai déjà abusé de tout ça (les putes en moins) en France pendant beaucoup trop longtemps avant de venir ici… Pt’êt j’ai juste pas envie de faire ici ce que je faisais là-bas… Par contre je me ferais bien une soirée piscine avec du rap et de l’acid-jazz du milieu des années 90 en bande sonore… Ouais, ça doit être ça : chui trop vieux😉 Bises🙂

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