Archives Mensuelles: février 2012

Tintin, le Cambodge, le cinéma et moi

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Vous n’êtes pas sans savoir – ou peut-être l’êtes-vous, après tout je suis une parfaite inconnue pour un certain nombre d’entre vous – que je suis une inconditionnelle des aventures du petit reporter belge à houppette et de toute sa bande de gai lurons.

En grande admiratrice et défenseuse du travail des éditions Moulinsart qui se battent corps et âme pour défendre ce chef d’œuvre de la bande dessinée, je dois parfois m’accrocher à ma propre houppette pour ne pas défaillir d’indignation devant les dérives et l’imagination tordue de certains.

Par exemple quand j’ai vu ça :

Non mais franchement, Tintin a plus de classe que ça !

Et yen a plein d’autre.

Par exemple , le pas drôle :

Le finaud :

Le sale :

 

(en plus genre Tintin il a de la barbe… )

Voilà, donc déjà dur dur. Mais tout ça, ça reste occidental, donc globalement « civilisé » et à peu près politiquement correct (même si on voit la petite culotte de la Castafiore je vous l’accorde). Ca n’est rien comparé à ce qu’on peut trouver de l’autre côté du globe, dans un pays ou la contrefaçon n’a pas de limite et ou tout le monde se contre-fout du respect dû à un blondinet d’une nationalité improbable et de son caniche qui, en 24 albums, n’ont même pas été foutu de faire un tour par chez eux.

Vexés de ne pas avoir reçu la visite de Tintin & Milou, les Cambodgiens inventent n’importe quoi. Ce qui fait que, régulièrement, je suis au bord de l’apoplexie au détour des étals du Marché Russe, quand je me retrouve face à ça :


Ou à ça :

Ou encore ça :

Tintin le Khmer Rouge, NON MAIS SERIEUX QUOI !!!

J’espère qu’Hergé ne lit pas mes articles le pauvre, il se retournerait dans sa tombe…

Fort de tout cela et de l’ouverture récente à Phnom Penh d’un cinéma à la mode American Way of Life (roller-skate parc avec de la techno, jeux vidéo et manettes, fast-food, blockbusters américains et films d’horreur), on s’est dit que c’était l’occasion de rendre a Tintin la westernitude qui lui revient en allant voir le dernier Spielberg adapté de ses aventures – je sais c’est outrageant de penser qu’un réalisateur américain, a fortiori celui-là, puisse biter quoi que ce soit à la magie de cette saga composé par… un Belge. Mais que voulez-vous, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, si vous avez suivi l’article depuis le début, vous comprendrez.

Donc bref, on est allés au cinéma à Phnom Penh. Pour la troisième fois. La première fois c’était vers le 22 aout, on était allés voir Harry Potter 7.2. Et la deuxième fois c’était vers le 25 aout, on était allés voir… Harry Potter 7.2 parce que bon c’est Harry Potter quoi, vous pouvez pas comprendre.

C’est l’occasion de parler un peu du cinéma à Phnom Penh. Déjà entre ces deux premières séances, on avait noté une petite évolution. Au premier visionnage, 80 Cambodgiens sont arrivés 20 minutes après le début de la séance et ont passé 10 minutes debout devant l’écran à chercher leurs places. On a failli rater l’intégralité des loopings et cascades de Harry et Hermione en balais volants, je ne vous raconte pas l’état d’échauffement dans lequel j’étais.

Une fois que tout le monde a eu trouvé sa place, festival de sonnerie de téléphone dans la salle. Les Cambodgiens ont un rapport assez particulier avec leur téléphone portable. Je pense qu’il serait bon qu’un jour quelqu’un leur dise que la conséquence d’un appel manqué n’est pas un cataclysme cosmique qui réduirait la terre et ses habitants à l’état de néant.

Bref, au bout d’une heure un mec sur ma droite avait déjà eu toute sa famille au téléphone et en avait fait profité toute la salle. On pourrait penser que c’est logique, dans l’esprit humain, d’essayer de faire le moins de bruit possible quand on se trouve dans une salle pleine de gens silencieux qui ont vraiment autre chose à foutre que de s’intéresser à ce que vous racontez à votre interlocuteur (en l’occurrence, regarder Harry Potter merde). Eh bien non. Au Cambodge ça ne l’est pas. Finalement, au bord de la crise de nerfs, l’ami qui m’accompagnait s’est levé pour aller gentiment lui demander de fermer sa gueule s’il ne voulait subir le sortilège Avada Kedavra sur le champ. Retour au calme, la séance se poursuit quand soudain… un BEBE se met à pleurer. Bon je sais, les ignorants qui n’y connaissent rien à Harry Potter vont encore me rétorquer que c’est bien là la preuve que c’est une histoire pour enfants (ce qui n’est PAS le cas) mais bon à ma décharge, c’est quand-même un film qui a été interdit aux moins de 12 ans en Angleterre et aux Etats-Unis… sic.

La petite histoire pour justifier le fait qu’on y soit retourné trois jours plus tard (même si je n’ai pas à me justifier). Et là c’était beaucoup plus calme, point de retard, point de téléphones intempestifs, point de marmots. Pour Tintin, c’était la même à une exception prêt : entre les bande annonce et le film, on a eu droit à une petite démo de patriotisme, tous les gens de la salle se sont levés pour chanter l’hymne national cambodgien. Vous vous imaginez vous, entonner la Marseillaise à l’UGC ? Enfin bon ça peut se comprendre d’une certaine manière, quand on est cambodgien et qu’on va au cinéma à Phnom Penh, il y a une certaine potentialité à oublier qui l’on est et d’où on vient… En fait c’est peut-être pour cela les retards et les téléphones qui sonnent, pour dire aux américains : « WOW ! On est quand-même chez nous ok ?! Même si on a tous un Coca et du pop-corn a la main et qu’on mate que des films de Spielberg, ça nous empêchera pas de téléphoner à tous nos potes pendant la séance. Vos notions de respect, on se torche avec bande de néo-colons. » Enfin bon un cambodgien ne le dirait pas comme ça mais c’est l’idée.

Bon sinon, le Tintin de Spielberg il est cool sauf qu’en vrai, Tintin et le Capitaine se rencontrent dans Le Crabe aux Pinces d’Or, bon sang de bonsoir ! Enfin c’est à la sauce américaine quoi, faut s’adapter à son marché !

INSURRECTION

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Je suis OUTRÉE!

Je suis tellement outrée que je me demande si je ne vais pas fermer mon blog sur le champ.

A quoi bon franchement ?

Les gens d’aujourd’hui ne savent plus lire. Vous tous lecteurs de blogs divers et variés, y connaissez-vous quelque chose a la magie des mots, a la danse des phrases, a la mélodie textuelle, a la poésie ?

Je pourrais étaler de la bouse de vache sur la toile, je suis sure que j’y gagnerais des centaines de lecteurs.

Quand je vois le succès de certains écrits dont la prétention et la condescendance n’ont d’égal que la lourdeur et la médiocrité, ca me donne envie de ne plus toucher une plume – aussi métaphorique soit-elle – de ma vie. Ca me donne envie de vomir sur mon clavier et de me couper les dix doigts pour plus enfoncer ces saloperies de touches.

Je ne peux pas supporter les gens qui s’imaginent chroniqueur, blogueur, écrivain, parce qu’ils génèrent des milliers de visites en livrant aux gens ce qu’ils ont envie de lire : du caca  littéraire tout cuit.

Prétendre savoir manier la plume, c’est facile vous savez.

Prenez un beau pays comme le Cambodge ou les gens sont aussi gentils que déroutants. Parlez de ces gens avec un ton mi-contrit, mi-amusé, mi-je-te-prend-vraiment-pour-un-con.

Râlez, critiquez, jugez sans connaitre, faites preuve d’une condescendance a tout épreuve (surtout si vous êtes français et parisien, ca fera son petit effet !), moquez vous des personnes que vous décrivez de manière crasse, faites en des tonnes, les gens croiront que c’est drôle.

Quand vous décrivez une situation à laquelle vous participez, cachez aux gens l’incohérence de votre comportement avec quelques méchancetés (ils en sont friands) sur les gens avec lesquels vous interférez. Traitez les de cons, dites qu’ils puent, qu’ils sont gros, qu’ils ont des poux, que leurs vêtements sont sales, mettez le paquet, vos lecteurs adoreront.

Oubliez les notions de respect, de dignité et d’empathie. C’est ennuyeux.

Gardez toujours cependant une once de sympathie pour celui que vous venez d’humilier dans vos écrits, ainsi ca passera tout seul.

Si on vous critique, dites à vos détraqueurs qu’ils ne comprennent pas le second degré. S’ils vous demandent ce qu’il y a de drôle dans la phrase « J’ai envie d’insulter le mendiant dégueulasse qui me réclame 20 centimes de dollars depuis 3 minutes alors que je suis en train de manger un putain de fondant au chocolat » ou « Mon chauffeur de tuk-tuk est vraiment un débile profond », même prises au 36eme degré, ignorez-les et dites vous qu’ils sont trop sentimentaux et qu’ils ne comprennent pas la satire (alors qu’au fond c’est vous qui n’êtes pas marrant).

Ayez confiance en vous, tout ce que vous dites est la vérité absolue, surtout si elle ne veut rien dire. Proférez des phrases grandiloquentes dont les lecteurs avertis se demanderont si elles ne sortent pas directement de votre trou du cul, mais qui plongeront les autres dans une perplexité ahurie mais convaincue.

Prenez les gens pour des cons.

Interprétez tout de travers et retournez les situations à votre avantage, même si la personne a voulu dire le contraire de ce que vous lui faites dire dans votre article.

Choisissez des mots compliqués avec de nombreuses syllabes si possibles.

Parsemez de tournures de phrases obscures.

Et faites des fautes d’orthographes, les gens se sentiront plus proches de vous.

Voila, c’est ca, « créer le buzz ».

Maintenant je vais retourner à mon anonymat qui me convient très bien. Vous pouvez dire que je suis jalouse, je m’en fiche. Moi au moins j’aime mes lecteurs, je les prends pas pour des cons.

Merci a vous d’être si peu.

Sociologie des chiens insulaires

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Par deux fois déjà, j’ai eu l’occasion de passer des week-ends sur des iles au large du Cambodge et d’y observer les mœurs canines.

En fait ces deux week-ends étaient déjà places sous un augure animal puisque le premier s’est déroulé sur l’Ile du Singe et le deuxième sur l’Ile du Lapin. Notez bien que je n’ai pas vu plus de singes sur l’Ile du Singe que de lapins sur l’Ile du Lapin. En revanche, j’ai vu plein de chiens.

Eh bien, croyez-le ou non, les chiens sur les iles, ils sont pas normaux.

Pour commencer, chaque chien a sa guest house de rattachement, et pas question d’aller trainer la patte sur le territoire des autres. On pourrait croire naïvement que quand on vit sur une ile paradisiaque, chien ou pas, on est copain avec tout le monde. Eh ben pas du tout. Quand on se ballade sur l’Ile de la Guest House numéro 1 a la Guest House numéro 2, escorté par une bande de toutous rattachés a la première, il y a toujours ce moment frappant ou les chiens s’arrêtent net, comme si une barrière invisible venait de leur couper la route. La peur de l’inconnu se lit dans leurs yeux ainsi que la tristesse de voir s’éloigner ces gentils touristes qui avaient bien voulu leur refiler leur os de poulet.

Quand un chien s’aventure sur le territoire d’une autre meute, le guerre est déclarée et le malheureux n’a plus qu’a hurler au désespoir dans l’attente qu’un touriste un peu plus téméraire que les autres daigne lui sauver la mise avant qu’il se fasse mettre en pièces par une meute enragée. Véridique : on a vu des chiens se déchainer violemment sur un de leur congénères sur l’Ile du Singe et je n’ose imaginer ce qu’il serait advenu de cette petite bête égarée si nous n’avions courageusement volé a son secours, au risque de perdre nous-mêmes une part de notre intégrité physique.

A notre arrivée sur l’Ile du Lapin, même histoire. Nous faisons connaissance avec 3 chiens – Gilbert, Gilbert 2 et Mutant (Cherchez pas) – et en ce qui les concerne, c’était clair qu’ils n’allaient pas bouger leurs queues de la Guest House numéro 4.

Et puis il y a eu Sauron.

Mis a part son air ténébreux et de ses yeux flamboyants, Sauron était un chien comme les autres, rattaché à la Guest House numéro 4 lui aussi, et a priori pas destiné à en déloger. C’était compter sans sa rencontre avec Antoine, qui lui a fait totalement perdre la tête… Il n’a plus lâché son nouveau maitre de toute l’après-midi, s’aventurant jusqu’aux territoires canins avoisinants et défendus… A son contact, Sauron s’est rebellé contre des années d’oppressions et de tyrannie animale et a décidé que non, il n’y avait pas de raison qu’il doive se séparer de son nouvel ami si ce dernier avait envie d’aller faire un tour du coté du palmier numéro 17 parce que lui-même n’avait pas le droit de dépasser le numéro 14. Sauron a tenu tête face a de féroces chiens conservateurs, a rallié des fideles a sa cause et est devenu le maitre de la plage en imposant une loi plus juste, plus humaine parmi la communauté canine de l’Ile. Pour asseoir sa légitimité, il n’a pas hésité à se jeter dans une mer déchainée pour rejoindre son nouveau maitre dans les vagues, alors qu’il savait a peine nager. Une nouvelle ère était en train de naitre, ou tous les chiens de l’Ile du Lapin se verraient vivre en paix les uns avec les autres et vagabonder à leur guise d’une guest house a l’autre…

C’était trop beau pour durer.

Le soir même, au sommet de sa gloire, quelque chose de terrible est arrive à Sauron : il s’est fait uriner dessus par un touriste soul devant son maitre adulé.

Fou de douleur et d’humiliation, en perdition totale de son identité, de ses repères et de son leadership nouvellement gagné sur ses pairs, Sauron a néanmoins tenté de chercher du réconfort auprès de son maitre. Mais quelque chose s’était comme brisé entre eux malgré tous les efforts d’Antoine pour lui faire comprendre que cela n’avait pour lui aucune importance et que le touriste soul en question ne cherchait pas a mal et était quelqu’un de bien dans le fond…

A son retour de ballade, l’inévitable s’était produit : Antoine a retrouvé Sauron dans les bras d’un autre touriste.

Ne sachant plus que penser de l’attitude de Sauron, nous avons tenté de réconforter Antoine en le mettant devant l’évidente réalité :

« Ce n’est pas la perte d’identité due a son humiliation qui a change Sauron, il a toujours été comme ca, aguicheur avec les touristes… »

« Des que celui sur lequel il a jeté son dévolu a le dos tourné, il se fait le premier venu. »

« Il t’aura vite oublié, et toi aussi. »

« Il n’en avait qu’après ton bacon. »

« Au moins il n’aura pas le cœur brisé quand tu partiras… »

En somme, les chiens insulaires ont quelque chose d’humain : ils tiennent a leur souveraineté territoriale, mais s’ils vivent le coup de foudre, sont prêts a braver tous les dangers pour gagner l’objet de leur désir. Ils s’en délaissent ensuite rapidement pour aller voir chez le voisin si l’herbe ne serait pas plus verte… ou le sable plus chaud.

Prochaine étape : Sociologie des dauphins du Mékong. Ils ne sont plus qu’une centaine, manquerait plus qu’ils s’entretuent à leur tour pour les beaux yeux d’un touriste…

 

Le Marketing pour les Nuls

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Bon, la Nul(le)s en question, plus précisément, c’est moi.

Moi, « Business and Marketing officer » – ouais, c’est comme ca que j’m’appelle au travail.

Il y a encore trois semaines, en dépit de mon titre glorieux, je dois avouer que je n’y connaissais, pour ainsi dire, rien au Marketing et au Business. Je pensais encore naïvement pouvoir changer le monde avec 3 pubs dans un magazine, quelques promotions sur des produits labellisés « On-aide-les-petits-enfants », un joli site internet et deux power points.

Erreur.

Je suis tombée de haut a l’arrivée tout droit de Paris de S.V, lassé de vendre des soupes chez Liebig depuis 8 ans, après avoir vendu des shampoings chez L’Oréal pendant 4 ans.

Si on fait le calcul, ca fait quand même 8 + 4 = 12 ans d’expérience en Marketing.

Donc S.V : 12.

Moi : 0.

Ce qui fait que :

Au bout de un jour au bureau, S.V avait déjà tout pigé sur la (non) stratégie Marketing de l’organisation dans laquelle je bosse.

Au bout de deux jours, il était au top sur les FSB Goals, le Forecast process et la Key target et réfléchissait déjà a comment doubler nos Income d’ici un an et optimiser le Portfolio management.

Au bout de trois jours, il nous avait sorti le Business & Marketing plan jusqu’en 2013.

Au bout de quatre jours, tout le staff de la boite venait le voir pour obtenir des conseils sur le Consumer understanding.

Au bout d’une semaine, il organisait un atelier « Brand positionning ».

Bref, deux semaines apres son arrivée, tandis que je me débats pour essayer de retenir la signification de KSF et OGSM, la différence entre RTB et Insight, le concept du Path to Purchase, l’importance des Best Practices et de la Key target, je commence à comprendre que le succes d’Apple ou de Coca Cola n’est pas exactement du a ce que moi j’applique quotidiennement dans mon travail : l’im-pro-vi-sa-tion.

–          Hey, tu sais faire une étude de marche ?

–          Oui-oui

–          Hey, tu peux rédiger un contrat de partenariat?

–          Oui-oui

–          Hey, tu peux nous écrire un Branding guideline ?

–          Un qu.. ? Euh oui-oui, trop facile

Eh bien non pas trop facile.

Maintenant que j’ai du admettre que le marketing ne se résume pas a coller des affiches et parler en permanence de comment-ils-sont-trop-bons-les-restos-de-l’ONG-dans-laquelle-je-bosse a mes amis, mon quotidien c’est Positionning Workshop, Optimization tools, Core target analysis, tableur excel et compagnie.

En fait, sauver les pauvres c’est pas de la tarte !

Futilité de ma vie

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Aujourd’hui, j’ai traversé un moment de consécration dans ma vie de bloggeuse débutante.

Je venais d’arriver au bureau et j’étais, bien sur, sur facebook – ca n’est plus un secret pour personne de toutes façons depuis ce post (sauf pour tous mes collègues de bureau qui ne parlent pas français niark niark niark).

Bref. Je chatais avec un ami de France. Il était 8h47 du matin chez moi, soit plus ou moins 2h47 chez lui (8,47-3, je suis trop forte en calcul mental), soit bientôt l’heure d’aller se coucher parce que, même quand on est au chômage + alcoolique + autre-minorité-visible-autrement-appelée-par-mes-soins-“gens-comme-lui” (certains comprendront), mercredi, c’est mercredi, faut pas pousser.

Et la, il m’a dit la chose suivante (Attention Attention Roulement de tambour Retenage de respiration Suspense a son comble) :

“J’espère qu’a on réveil il y aura un nouvel article sur ton blog pour bien commencer ma journée.”

(Je sais c’est pas très français et il manque des lettres mais il était très fatigue, souvenez-vous il est au chômage) (Vous avez quand-même compris l’idée).

Et la dans ma tête ca a fait :

OUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHH !!!!!!!!

Le pire c’est que, le connaissant, c’était très probablement a 80% ironique et il s’en tamponne sans doute la cacahuète que je publie ou pas pendant qu’il ronfle (même si c’est un lecteur fidele je dois le reconnaitre). Sauf que dans mon délire de persécution de bloggeuse ratée, c’est comme si on m’avait dit que mon premier roman publié depuis 2 jours caracolait en tête des ventes (oui comme toutes les bloggeuses plus ou moins ratées je rêve décrire un jour un roman a succès).

Donc résultat : il faut que je poste. Quelque chose. N’importe quoi.

Le problème c’est que je n’ai pas la moindre idée de ce que je pourrais raconter pour amuser la galerie française de bon matin moi. Enfin c’est pas grave je vais improviser comme d’habitude.

Premièrement, je tiens à préciser que mon délire de persécution n’a vraiment lieu que dans ma tete. En vrai, figurez-vous qu’il y a plein de gens qui me lisent et j’ai des commentaires de parfaits inconnus au bas de mes articles.

Du coup – et ca aussi c’est une étape dans la vie d’une bloggeuse débutante – je peux aujourd’hui me gausser d’avoir des lecteurs qui ne savent même pas la tête que j’ai, mouahaha.

Au fait il n’y a pas de deuxiemement.

Bienvenue a vous chers nouveaux lecteurs.

Si vous tenez a mieux me connaitre, sachez que :

1. Quand j’étais petite j’avais un ami imaginaire qui s’appelait Galak.

2. Et quand j’étais ado j’ai regarde 25 fois le film Flipper le Dauphin parce que j’étais amoureuse du copain humain de Flipper – et non du dauphin, comme pourrait le laisser penser le 1. Je ne suis pas zoophile.

3. Ca ne m’a pas empêché, a 12 ans, de vouloir devenir Ornithologue (spécialiste es oiseaux).

4. Par ailleurs aujourd’hui je déteste Nestlé (cf Galak) car je déteste tout ce qui a trait au capitalisme.

Sinon à part ca que dire de moi ?

–          Taille : moyenne

–          Corpulence : moyenne

–          Couleur de cheveux : normale

–          Couleur de zyeux : normale

–          Intelligence : moyenne

–          Humour : moyen + (je suis très bon public)

–          Sociabilité : variable

–          Confiance en soi : variable

–          Sang-froid : inexistant

–          Personnalité : ordinaire

–          Particularité : aucune
Voila, c’est moi.

Mais je m’en fous car j’ai un blog, des inconnus me lisent et aujourd’hui j’ai mis un ami au chômage de l’autre cote de la planète de bonne humeur.

Enfin j’espère, sinon j’aurais juste passé une après-midi entière à raconter des conneries dans un article stupide que personne ne va lire alors que pour une fois j’ai plein de boulot, que j‘avais vraiment autre chose a faire et que merde j’avais aucune inspiration.

LT tu fais chier.