Les Cambodgiens et la gastronomie, c’est pas facile tous les jours

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J’ai déjà evoqué sur ce blog mes problèmes avec le mode d’alimentation cambogien.

Je sais pas si c’est la pauvreté ou un quelconque élément lié a leur sous-developement qui les poussent à bouffer l’integralité de tout ce qui se trouve dans un poulet (bec y compris), un bœuf (pénis y compris) ou un cafard (cafard y compris), ou si c’est juste qu’ils kiffent. Dans tous les cas, toutes ces bonnes petites choses, moi ça continue à ne m’inspirer rien de moins que ça :

(oui vous avez bien reconnu Vomito, le pote de Titeuf).

Bref. L’étendue de la gastronomie cambodgien ne s’arrête – hélas – pas la.

Par exemple, un jour, j’ai mangé une pizza. Je sais, ça a l’air assez banal comme expérience, on pourrait se demander pourquoi je prend la peine de le raconter sur ce blog. Sauf que ce que vous ne savez pas, c’est que la conception cambodgienne d’une « pizza » n’est pas exactement la même que la notre. C’est à dire que ce que les Cambodgiens croient être une pizza, ça ressemble à ça:

Alors là vous ne voyez peut-être pas bien sur cette photo, mais sachez que cette pizza, basiquement aux fruits de mer, est en fait une pizza… au surimi!

Quand a la pizza a la viande, elle est également basiquement à la viande, c’est-à-dire à rien d’autre que de la viande:

Elle a littéralement 4 couches de charcuterie, reconstituée sûrement d’ailleurs a partir de pénis de taureau et de bec de poulet, et en bonus – vous ne pouvez pas le voir sur la photo mais je vous le livre en exclusivité – une saucisse kabi, subrepticement nichée dans la croute! (là ou, dans les pays civilisés, on met du fromage, comme tout le monde).

On est jamais au bout de ses surprises!

Autre aventure culinaire, pas plus tard que ce midi.

On voulait aller manger un burger avec mes copains parce que hier on est alles en boite (oui, un jeudi, c’était une mauvaise idée) et que donc on avait un peu la gueule de bois et que le burger, c’est bien connu, est le remède universel contre la gueule de bois (moi j’avais pas trop la GDB heureusement parce que hier j’étais un peu en mode princesse mais bon j’aime quand-même bien les burgers). Pour les burgers lovers, Phnom Penh c’est un peu The Place To Be, tous les restos ou presque fabriquent des merveilles d’inventivité burgerienne, avec du vrai pain, de la vraie viande, des vrais légumes, de la vraie mayo et tout a faire palir… ben pas grand monde en fait parce que la seul alternative aux restaurants-à-burgers-de-Phnom-Penh, c’est Mac Do et Burger King, et Mac Do et Burger King, c’est pas bon (oui, même Burger King et je l’assume, même si je dois me faire traîner à la potence pour ça). Wallah!

Bref donc on était super enthousiastes à l’idée d’aller manger cet énième burger qui vaudrait presque une bonne tartiflette, quand soudain vlatipa que le collègue Cambodgien de mes copains s’en mêle et veut les emmener dans cet-endroit-très-bien-ou-ya-plein-de-sortes-de-burger-et-tout.

Quand j’ai entendu ça j’ai senti la panique monter en moi mais… je n’ai rien dit.

Et la il nous a emmené dans le fast-food le plus craignos de l’univers ou en fait 1. Y avait pas de burgers mais des sandwichs dégueulasses dans du pain improbable avec de la viande sans doute avariée et des sauces aux produits chimiques et 2. Ça m’inspirait tellement pas que je me suis rabattu sur des spaghettis (c’est vous dire) et que yen avait presque pas (de spaghettis) et que la sauce était pas très bonne.

Mais l’endroit était genre trop full de cambodgiens qui kiffaient trop leur life en mode je-mange-des-burgers-donc-je-suis-trop-comme-les-Américains-peuple-extraordinaire-auquel-je-veux-absolument-ressembler-surtout-depuis-qu’ils-ont-inventé-Steve-Jobs.

Bon donc bien sûr quand le collègue de mes copains – qui au passage était un être absolument adorable – a demandé avec des yeux plein d’espoir si ces burgers étaient bons par rapport à ceux qu’on mangeait d’habitude, j’ai pas pu m’empêcher de dire la vérité: « Non, c’est pas bon ».

Mais attention, je lui ai sorti des arguments rationnels, j’ai joué la carte de la nutrition et tout. Après qu’il m’ait dit que les cambodgiens s’en foutait un peu de la nutrition, on a quand-même essayé de le convaincre, lui, qu’il existait des centaines d’endroits all over Phnom Penh, qui vendaient autre chose que du carton-pâte avec la vague chair d’un animal inconnu au bataillon à l’intérieur…

Résultat, il a accepté d’aller manger un vrai burger avec nous la semaine prochaine.

Ouf, au moins un de sauvé!

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