Vivre avec des individus a tendance mâle…

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J’hésite toujours un peu avant d’étaler ma vie sur ce blog (ca vous en bouche un coin hein ?) parce que bon, d’une  je trouve ça un peu nombriliste et de deux, elle n’a rien d’extraordinaire, ma vie, au fond.

Et puis des fois je la regarde comme ça (ma vie) et je me dis qu’au fond, elle est quand-même pas mal.

Par exemple, en ce moment, je vis avec cinq mecs. Oui, cinq.

(Enfin je crois. J’ai arrêté de les compter au bout d’un moment.)

Ce sont des choses qui arrivent.

Bon, vivre avec cinq mecs, c’est pas si difficile que ça en a l’air… Venez me chercher c’est un enfer je vis prés du bar a putes le XO club a Phnom Penh (c’est au Cambodge) le tuk=tuk devrait connaitre dépêchez-vous !!!

Enfin ça va quoi. PLUS JAMAIS !

Il suffit juste de :

1) Recruter une bonne femme de ménage (définitivement ranké number one sur la liste des choses à avoir im-pé-ra-ti-ve-ment quand on vit avec 5 mecs) (heureusement je vis dans le Tiers-Monde, des femmes de ménage pour expats c’est pas ca qui manque)

2) De faire une croix sur toute velléité révolutionnaire a tendance féministe (oui faut zapper toutes ces histoires de parité des genres, d’émancipation sexuelle et compagnie, dans une coloc de 5 mecs et une fille, la fille est et reste le sexe FAIBLE !) (mais ca va je le vis plutôt bien)

3) De ne pas s’offusquer du montant ahurissant d’expressions salaces et de blagues graveleuses sur, entre autres choses, nous-les-femmes, que l’on peut entendre au cours d’une journée

4) De ne pas être outre mesure dérangée par la vision de torses nus luisant de sueur surplombant des caleçons défraichis, affalés dans le salon

5) Et de pas trop croire que parce qu’on est la seule fille d’une coloc de 6 personnes, on peut jouer les princesses effarouchées. Non ce statut la on peut s’asseoir dessus toudsuite.

N’étant une grande admiratrice du combat de Simone de Beauvoir que lorsque cela m’arrange (c’est-a-dire pas très souvent puisque je vis au Cambodge, soit bien loin de ce type de considérations philosophiques…) et étant doté d’un seuil de tolérance a l’humour gras a tendance élevée, je m’accommode plutôt bien de cette situation.  Et puis je sais qu’en cas de pépin avec ces males, je bénéficie d’un avantage certain : je sors avec celui qui est, DE TRES LOIN, le plus costaud de la coloc…

(LOL !)

Non, le seul souci que je rencontre, c’est rapport a la métamorphose que j’observe s’opérer en moi-même en conséquence. Nous les êtres humains avons une faculté d’adaptation qui nous dépasse, sachez-le.

Simone, puisqu’on en parle, a bien dit : « On ne naît pas femme, on le devient ». J’ose avancer à mon tour, et sans prétention, qu’on peut également ne pas naitre homme mais le devenir, si l’on y prend pas garde. Si bien qu’au bout d’un moment, on finit par se fondre dans cette masse testosteronée a tel point que plus personne dans la coloc (et dans la vie) ne remarque que vous êtes (eh oui) toujours une fille.

Car même si des fois, avec mes copines, je vais dans des spâs me faire masser ou que je parle maquillage/épilation/prochaine robe sur mesure qu’on va aller se faire faire chez le tailleur, il n’empêche que je peux aussi converser pendant un temps interminable avec mes colocs sur la question de savoir si telle meuf est bonne ou non et si moi j’aurais, éventuellement, envie de me la faire.

Idem, le soir, fini la salade accompagnée d’une tisane détox. Dorénavant, la question est plutôt de savoir si je vais prendre une bière ou un pastis avec mon hamburger et mes patates.

Bon et puis aussi maintenant je sers la main des gens pour leur dire bonjour les gens me serrent la main pour me dire bonjour.

Ya comme un problème.

Nan mais ca va, je BLAGUE les garçons ! Je vous aime bien.

Et de toute façon vous pouvez toujours vous brosser avant de réussir à m’emmener à la muscu. Donc tout va bien, t’inquiete Simone.

"

  1. Tain, mais n’importe QUOI !!!
    Par ailleurs, pour le féminisme, mieux vaut préférer Babeth Badinter à Simone, qui, même si elle a pas dit que des trucs cons, a vécu avec un con-de-mec.
    Bien à vous, Valens (= qui se porte bien en latin).
    C’est pas moi, c’est Shawn.

    • Bien sûr tu ne peux pas t’empêcher de faire des références à la noble langue méridionale dans tes commentaires… On se r’fait pas!🙂
      T’as peut-être raison pour Babeth, en plus « Tinquiète Babeth » ça le fait grave! Mais bon son engagement est moins connu que celui de Simone et il n’y a pas que des érudits qui lisent mon blog (hélas)…
      Mais je suis preneuse de tout type de suggestions de référence culturelle, cela dit.
      Avé Shawn!

  2. Pingback: CDI expatrié « My Totebag

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