L’épisode de la Clé de Huit

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Les gens ont toujours l’air de dire que je suis une grosse râleuse et que je me plains en permanence. Il faut dire que j’ai un certain penchant pour le mécontentement sur un bon nombre de choses – mes sujets préférés étant les Riches, les gens qui abusent des coeurs sur Facebook et la nouvelle version de Question Pour Un Champion en ligne (elle est vraiment tres tres nulle). Une fois on m’a même traité de langue de pute (oui, vraiment les gens ne surveillent pas leur langage), mais ça va je le prends plutôt bien.

En ce moment j’aime pas mal formuler des critiques sur le pays dans lequel je vis qui contient un nombre bien trop élevé de gros Hummers, de plats à base de pieds de poulet et de gens irritants à mon goût.

Mais bon, on aura beau bitcher tout ce qu’on veut sur le Cambodge, des fois il s’y passe quand-même des trucs vraiment magiques.

Par exemple samedi soir (tard) on était en train de faire les jackys rouler sur la moto (on était 3 dessus, on est trop des oufs), lorsque soudain BADABOUM PATATRA un cratère béant s’est ouvert sous nos roues et on est pour ainsi dire pas passés loin du bon vieux vol plané à l’ancienne.

Là-dessus, la moto s’est mise à faire un bruit pas particulierement rassurant, surtout quand on se trouve dessus, et on s’est dit qu’il serait peut-être bon pour notre survie sécurité de juste vérifier si on avait pas laissé derrière nous la moitié du moteur.

Pour ne rien vous cacher, la moto était légèrement endommagée mais rien d’assez grave pour faire déclarer forfait a notre conducteur et mécanicien en herbe. Seulement voilà, le hic c’est qu’il avait grandement besoin d’une clé de huit, et que manifestement, aucun d’entre nous ne transportait ce type d’appareil dans sa besace (une attitude proprement inconsciente, je vous l’accorde…).

L’histoire aurait pu s’arrêter là – le mécano criant « Je ne peux RIEN FAIRE sans une clé de huit ! » et nous tous jetant à feu la bécane des regards atterrés en se désolant de notre imprudence en matiere de transport d’outils de premiere necessité.

Mais Phnom Penh n’avait pas dit son dernier mot en matiere de providence divine.

A ce moment même, deux cambodgiens sont passés en tuk-tuk tombés du ciel. Devant notre désarroi manifeste, ils se sont approchés de la moto en affichant un air circonspect, un peu comme ca :

(mais sans la loupe) (et sans la pipe)

Au bout de quelques secondes de reflexion, ils se sont relevés, ont fait demi-tour pour aller farfouiller dans leur tuk-tuk et sont revenus vers nous avec dans les mains…

(wait for it)

… une authentique CLE DE HUIT ! 

(si!) (et meme plein d’autres numéros de clés).

J’avais jamais été aussi heureuse de voir une caisse a outils de ma vie.

5 minutes plus tard, on filait au vent sur une moto qui avait retrouvé ses consonnances habituelles.

Enfin voila, tout ca pour dire que franchement, je sais pas trop pour Dieu mais Buddha, lui, il existe et il nous a entendu.

"

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