Archives Mensuelles: juillet 2012

Un appartement,

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Deux attaques de cafard,

3 chutes de moto,

4 week-ends aux Manguiers,

5 pattes de tarentules avalées,

6 colocs males a l’heure de pointe,

7 français en visite,

8 heures dans les temples d’Angkor,

9 jours au Laos,

10 pays représentés par mes collègues,

12 colocataires en tout,

15 karaokés,

Au moins 18 très belles rencontres,

23 diners au beer-garden,

27 heures sur le dance-floor du Pontoon,

29 verres au Mini-mart,

30 cours de Khmers,

32 mots retenus,

36 loc-lac,

46 balades en tuk-tuk,

60 articles sur mon blog,

85 rides en moto-dop,

152 heures sur les bancs de la fac,

240 canettes d’Angkor beer,

298 litres de transpiration,

Plus d’un millier de kilomètres en Honda,

Beaucoup trop d’au-revoir…

12 mois de sauvetage de Pauvres,

52 semaines de soleil,

365 jours de magie,

Un an au pays du sourire.

C’est toi le Vrai Travail

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Décidément en ce moment les gens ne sont pas très gentils avec moi (alors que franchement je ne leur ai rien fait).

Apres m’être faite traitée de langue de pute (ok ca je l’avais peut-être un tout petit peu mérité), et m’être faite criée dessus que j’avais qu’a rentrer dans mon pays, l’autre soir on a très clairement décrié mon boulot comme ne rentrant pas dans cette ô combien sacro-sainte catégorie du Vrai Travail

On était tranquillement en train d’ergoter avec un « ami » (je mets des guillemets parce que je ne sais plus trop que penser de lui) et mon mec (oui, j’en ai un figurez-vous, même si j’en parle pas souvent) (j’en parle mais de manière très subtile…) sur le fait que c’était assez difficile pour lui (mon mec) de devoir désormais travailler très dur 5 jours et demi par semaine pour des Riches Constructeurs Immobiliers de Bâtis de Luxe et que c’était quand-même plus facile quand il était stagiaire sous-payé parce qu’au moins il pouvais se mettre des races le vendredi soir et faire la grasse mat’ le samedi matin, et surtout parce qu’au moins il comprenait ce qu’il faisait au lieu de se battre tout seul a la force de ses petits neurones contre des logiciels utilisés par des architectes chevronnés pour designer des Hôtels Palaces (bref, mon mec a un nouveau job – on y reviendra).

Et la « l’ami » en question lui sort comme ca l’air de rien : « Bon enfin toi au moins tu as trouvé un Vrai Travail… »

Yes… TO-MY-FACE !

Alors bien sur ca m’a bien échauffé, ce qui a eu pour conséquence de me faire perdre toute crédibilité en matière de légitime défense (ca me le fait tout le temps, je préfère péter mon câble a retardement, genre quand les gens ont complètement oublié l’affaire). J’ai bien essayé d’arguer que DIS-DONC-tu-crois-qu’on-est-tous-des-branleurs-dans-le-sauvetage-de-pauvres-ou-quoi ?!?!?! mais rien a faire, au bout de 3 minutes, je ne peux pas vous expliquer comment ni pourquoi mais je me retrouvais moi a me faire gueuler dessus en retour que j’avais des problèmes de couple, et que c’était pas de sa faute a lui (« l’ami ») si j’avais pas été capable de décrocher un poste dans une entreprise du type grosse avec un salaire du type important.

BREF.

Tout ca pour dire qu’en dépit de l’affection que je portedu respect que je dois a cette personne, je tenais quand-même à lui dire que ca n’est pas parce qu’on ne travaille pas dans le Secteur Privé de l’Actionnariat des Affaires pour une rétribution assez bien rankée qu’on ne travaille pas du tout et qu’on doit être mis au ban de la société des (vrais) travailleurs. Je sais qu’en général les gens qui ont envie de sauver le monde ne font pas beaucoup d’efforts de contribution au Grand Capital, au Marché du Profit et a la Croissance Eternelle (<— cette belle illusion GROSSE BLAGUE) mais c’est pas pour autant qu’on est tous des putain de hippies au pays des poneys violets et des arc-en-ciel bleus qui croient qu’ils vont éradiquer la pauvreté mondiale en fumant de la marijuana et en répétant Fuck Le System a qui mieux-mieux.

Enfin de toutes façons moi je m’en fous je fais du marketing, et si CA c’est pas un Vrai Travail, eh ben le capitalisme peut aller se rhabiller.

Merci bien.