Mon heure de gloire

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Croyez-le ou pas (de toutes façons j’ai des preuves) mais mon blog a été sélectionné pour être la star du mois de Septembre sur un site qui a pas mal la classe : expat-blog.com (oh-yeah). J’ai donc été gentiment prié de donner ma première INTERVIEW.

Alors bien sur, j’aurais pu faire comme tout le monde et raconter des banalités sur le Cambodge et l’expatriation, comme quoi c’était très beau, que les gens étaient souriants, que ma famille me manquait, que la circulation c’était n’importe quoi, etc etc etc etc etc etc… zzzzzzzzz (#boring).

Mais comme j’aime bien me faire remarquer, je n’ai pas pu m’empêcher de fanfaronner en racontant tout un tas de bêtises.

Je vais encore passer pour une sacrée mongole (mais ne vous inquietez pas, j’assume).

Petite présentation: qui es-tu, d’où viens-tu (pays, région)…

Je m’appelle Sabine, j’ai 24 ans.

Je viens d’un endroit en France qui s’appelle le Nord (personne ne sait que c’est vraiment le nom d’un département français, mais bon on fait avec).

En ce moment, j’habite à Phnom Penh (en Indochine du Sud Est).

Comment t’est venue l’idée de t’installer au Cambodge?

Un jour mon copain m’a appelé en me disant : « Si ca te dit d’aller vivre dans le Tiers-Monde, j’ai l’opportunité d’aller étudier un an au Cambodge ». Moi ce que je voulais avant toute chose, c’était aller dans un pays ou je pouvais sauver des gens. Donc effectivement, l’Asie, ca me disait plutôt pas mal.

Depuis combien de temps es-tu partie? Est-ce la première fois que tu vis aussi loin de chez toi?

Depuis un an, un mois, 19 jours et 15 heures.

Oui c’est la première fois que je suis si loin de ma maison pendant si longtemps et pour être honnête la France me manque (mais pas la SNCF).

Comment s’est passée l’installation?

Très bien. Les gens chez qui j’ai déposé mon baluchon ont été très gentils avec moi (en même temps je leur avais ramené des spéculoos).

D’ailleurs cela fait maintenant un an que je squatte leur appart, mais je vous rassure, j’ai payé ma part de loyer.

Les Cambodgiens sont-ils accueillants?

Ah ca oui. D’ailleurs parfois on aimerait qu’ils le soient un peu moins… Par exemple au bout du douzième tuk-tuk qui vous propose gentiment de vous faire le taxi quand vous vous livrez à une activité – certes très étrange – comme marcher dans la rue.

Qu’est-ce qui t’a le plus surpris à Phnom Penh / au Cambodge?

Certaines rues (comme la rue ou je travaille la journée et ou je sors le soir) sont vraiment très différentes le jour et la nuit. Personnellement, je suis sure qu’elles se trouvent dans des failles spatio-temporelles (mais je n’ai pas encore de preuves à avancer).

Quelles sont les différences les plus marquantes avec la France, ton pays d’origine?

Ici ils mettent des glaçons dans la bière… mais le plus marquant c’est que ca n’est pas plus mal.

Quel est ton meilleur souvenir?

Toutes ces belles rencontres et ces beaux voyages Honnêtement, quand ils ont ouvert un cinéma à Phnom Penh et qu’ils ont passé le dernier Harry Potter, c’était vraiment une très belle journée (j’y suis d’ailleurs allée deux fois).

Est-ce qu’il y a des choses qui te manquent depuis que tu es installée à Phnom Penh?

Souvent j’ai envie qu’il fasse froid dehors pour que je sois obligé de porter un gros pull, d’enfiler des bottes et de me coiffer d’un béret avant de sortir (j’aime beaucoup ca, les pulls, les bottes et les bérets).

Sinon les Rillettes. Ca aussi ca manque.

La vie d’une expat au Cambodge ça ressemble à quoi (une journée typique, quelque chose que les expats aiment bien faire, un trait marquant du Cambodge que tu apprécies particulièrement)?

Quand on reste longtemps dans un pays, on a l’impression que la vie est une succession de nouvelles rencontres et de douloureuses séparations. C’est un peu fatiguant, d’autant plus que par conséquent, il y a toujours un bon prétexte pour aller boire des coups…

Heureusement les bars ne sont vraiment pas chers, on n’a pas a se plaindre.

Qu’est-ce qui t’a donné envie d’écrire ce blog?

Le blog de Rachel (coucou Rachel), encore une autre (ex) expat déglingo. Je l’ai lu et j’ai été jalouse. Alors j’ai fait pareil… (Enfin, j’essaye).

As-tu déjà rencontré du monde grâce à ton blog?

Virtuellement, oui. Je me suis fait quelques e-potes.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à celles et ceux qui souhaiteraient aller vivre à Phnom Penh / au Cambodge?

Surtout n’oubliez pas votre vêtement de pluie FONCEZ !

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  1. La France te manque pourquoi ? A la veille (dans 1 an exactement) de m’établir au Cambodge avec mon homme, ce que tu dis m’interpelle car la France est un pays de râleurs qui ne pousse pas au goût d’entreprendre… C’est valable pour sa jeunesse que je trouve sacrifiée et pour ses seniors plus bons à rien à partir de 50 ans (et trop chers…).
    Peux-tu nous en dire un peu plus ?

    Merci beaucoup.

    Brigitte

    • La France ne se résume pas a « un pays de raleurs » ou la situation est difficile pour les jeunes aujourd’hui. C’est mon pays et j’aime tout ce qu’il est, meme ses mauvais coté. La vie au Cambodge est douce et facile, mais La France reste et restera toujours le pays que j’aime car c’est le mien.

  2. ben moi depuis que j’ai lu ton interview, j’ai l’impression d’avoir répondu comme une nulle l’année dernière (nan mais franchement, pas avoir pensé à mentionner les rillettes… je m’en veux là)

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