Archives Mensuelles: octobre 2012

France Inter calling…

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Maintenqnt que je suis passée a la première radio de France (mais non pas NRJ voyons) (bande d’incultes), je vais me mettre drôlement la pression pour ne pas écrire trop d’imbécilités sur le blog.

Ben oui parce que la je me dis que si les mecs qui écoutent France Inter a 5h20 du matin déboulent sur mon blog a la suite de mon interview très intéressante sur la mort du roi du Cambodge, ca n’est plus trop le moment de faire la gogole pour amuser la galerie…

Donc la semaine prochaine, cher public, je vous livrerai un article sur le couple de danseurs contemporains russes Ekaterina Sergueïevna Maximova et Vladimir Vassiliev dans leur interprétation de Katia et Volodia en 1989.

Ca sera vraiment très intéressant.

AH AH !

Mais non voyons, c’était une blague.

Je disais ca juste pour fanfaronner un peu sur le fait que ce matin, j’étais en direct live du Cambodge sur les ondes de la France qui se lève tôt :

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=484865

(ma douce voie mélodieuse a la minute 21) (vous allez dire que je me la péte grave mais je ne vous en veux pas trop).

Bon sinon je vais peut-être plutôt vous raconter comment j’ai survécu a ma traversée de la jungle Malaisienne infestée de sangsues et de porc-épic grâce a l’aide d’un petit garçon (il avait 19 ans mais ca va il était sympa) et d’un guide défoncé a la « jungle-herd-I-believe-I-can-fly » qu’il fumait par série de 5 douilles au petit-déjeuner.

Stay tuned.

Bref, je pars en vacances.

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Vous vous souvenez de la fois où j’avais fait toute une histoire parce que j’avais été déjeuné seule?

Bon ben, depuis, j’ai vachement évolué (si).

La preuve en est que je m’apprête à partir en vacances, seule, pendant une semaine (DUR).

Mon mec, il n’a pas pu venir parce que comme il bosse pour des Riches, il n’a pas trop de vacances (dans la vie, il y a des priorités, comme rendre les Riches plus riches. Sauver les pauvres par contre, ça peut toujours attendre) (c’est pour ça que nous les sauveurs de pauvres, on est des gros branleurs, c’est bien connu).

Et mes autres amis, ils ne m’aiment pas trop sont trop fauchés pour se payer un billet d’avion (genre, encore plus que moi).

Donc je me retrouve seule. Je vais aller me dorer la pilule sur les plages malaisiennes et me repaître de tours bétonnées et de trajets en métro dans une ville urbaine, une vraie : KL (prononcez Kay El).

(Oh yeah)

Comme ça, personne pour me forcer à me bourrer la gueule et à renoncer à mes heures de sommeil. J’en suis pas mal contente parce qu’honnêtement, j’ai bien besoin de me remettre de tous les pauvres que j’ai sauvés ces derniers mois en faisant du marketing à gogo, et de toutes les maladies tropicales terribles que j’ai chopées en faisant de la course à pied.

(Bon, j’avoue, j’ai un ami à Kay El) (Je le précise juste pour faire mon intéressante).

Je n’ai pas peur (sauf de l’avion).

Je crois que je vais passer des putain de vacances bien SWAG. Je vous raconterai (si vous êtes sages).

A bientôt les amis!

Lettre ouverte a un milliardaire

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Cher David,

J’espère que vous ne vous offusquerez pas que je vous appelle David. Je me dis que si vous pouvez vous permettre d’envoyer à vos 8000 employés un courriel les enjoignant de voter pour votre candidat préféré (Mitt Romney, pour ne pas le citer) sous menace d’être licencié, je peux tout autant me permettre cette familiarité.

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la susmentionnée lettre à vos collaborateurs, dans laquelle vous expliquez les raisons qui ne vous laisseraient d’autres choix que de réduire la taille de votre entreprise et a licencier certains de vos employés si Obama venait à être réélu.

Bien que je comprenne parfaitement que votre situation de milliardaire soit extrêmement compliquée financièrement parlant, je voudrais, si vous me le permettez, revenir sur quelques points sur lesquels je ne suis pas certaine de vous suivre…

Vous commencez votre lettre ainsi : « Bien sur, étant votre employeur, je ne peux pas vous dire pour qui voter et je n’interférerais pas avec votre droit de vote, quelque soit votre choix. En fait, je vous encourage à voter pour la personne dont vous pensez qu’elle servira vos propres intérêts ». Permettez-moi alors de vous demander quelle est la raison de votre lettre, si ce n’est, justement, d’interférer dans le choix de vos employés en leur laissant subtilement savoir que vous n’aurez d’autre choix que de les licencier en cas de réélection de M. Obama?

Vous poursuivez de la sorte: « On veut vous faire croire que nous vivons dans un système ou les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvre (…). Cela ne pourrait pas être plus éloigné de la vérité ».

Vraiment ? Penchons-nous quelques instants sur les faits.

L’imposition des millionnaires aux Etats-Unis est passée de 66 % en 1954 à 32,4% en 2012, en grande partie grâce a d’administration Bush. Entre 1992 et 2007, les 400 américains les plus fortunés  ont vu leur revenu moyen augmenter de 392 % et leur taux d’imposition baisser de 37 %.

Rien qu’en 2012, la richesse moyenne des 400 américains les plus fortunés a augmenté de 13 %.

Les Riches semblent donc effectivement devenir de plus en plus Riches.

Qu’en est-il des pauvres ?

En une décennie, le nombre de pauvres aux Etats-Unis a progressé de plus de 15 millions de personnes. La tranche des 20 % les plus riches se partagent 80 % des richesses, ce qui laisse – le calcul est rapide – 20 % aux 80 restants – et combien pour les 20 % les plus pauvres ?

Il me semble, cher David, que ce système qui crée de plus en plus de pauvres tout en laissant les Riches s’enrichir ne soit pas uniquement un fantasme de ses détracteurs…

Vous revenez ensuite sur le – long et douloureux – processus qui vous a amené à devenir PDG de votre entreprise et a créer prés de 8000 emplois.

Je ne doute pas que votre vie a été extrêmement difficile à l’époque. Comme vous le rappelez a juste titre, vous viviez alors « dans une maison très modeste », travailliez depuis votre garage converti en bureau, ne mangiez pas « dans des restaurants chics », ne preniez pas « de vacances chères », conduisiez « une vieille voiture usagée » et restiez a la maison les week-ends. Je pense que nous sommes tous d’accord pour affirmer que vous traversiez alors une période extrêmement pénible de votre existence et que les sacrifices accomplis ont été particulièrement douloureux.

Encore aujourd’hui, vous semblez être encore fort à plaindre. Pour vous, pas de « bouton off », pas de repos, pas de week-end, pas de « Happy hour » car vous êtes, comme vous le dites si bien, marié a votre entreprise et n’avez d’autre choix que de consacrer chaque seconde de votre temps a sa prospérité.

Bien que je comprenne que tout cela soit extrêmement difficile – et même après avoir lu que vous aviez du stopper, faute de fonds, la construction de la maison que vous souhaitez être la plus grande des Etats-Unis – je n’en ai pas moins un peu de mal à vous plaindre. En effet, je n’ai pas vraiment l’impression que le moindre de ces choix de vous ait été imposé par qui que ce soit. Vous avez pris la décision, un jour, de créer votre entreprise et je vous accorde tout mon respect. Vous êtes né avec un esprit entreprenant et visionnaire, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Et vous avez su en faire ce que vous en avez fait, mais vous auriez pu en faire tout autre chose, avoir une vie plus facile et encore une fois, c’eut été votre choix. Personne ne vous a forcé a tout cela et personne ne devrait vous plaindre pour les choix que vous avez faits…

Vous vous plaignez des taxes imposées par l’administration Obama sur les gens comme vous, les 1% qui possèdent la majorité des richesses des Etats-Unis. En lieu et place de payer ces taxes a l’Etat, vous pourriez, dites-vous, développer votre compagnie et employer de nouvelles personnes.

Aussi je me demande : si ce que vous dites est vrai, qu’attendent ces 400 américains les plus riches, qui ont vu leur fortune augmenter de 392 % entre 1992 et 2007, pour développer leur activité et créer tous ces emplois ? Si les Riches deviennent plus riche, dans le but de développer leurs entreprises et d’embaucher plus d’employés, pourquoi voit-on constamment progresser le chômage, les délocalisations, les licenciements et la pauvreté? Je m’interroge…

Ce que je vois en revanche, c’est qu’en dépit de toutes les impôts que vous avez du payés, il vous ait resté assez d’argent pour démarrer la construction de la plus grande maison des Etats-Unis…

Et ne croyez pas que je doute une seule seconde de votre besoin d’un tel bien et de la nécessité de construire cette maison.

Vous faites ce que vous voulez de votre argent mon cher David, celui que vous avez si justement gagné. Je voudrais cependant revenir sur un dernier point. Vous parlez des 1 % qui « créent » la plupart des emplois. Pardonnez ma naïveté mais j’avais cru comprendre qu’un « emploi » faisait l’objet d’un contrat, passé entre l’employé et son employeur, sous-entendant que l’employeur avait besoin des services de l’employé pour faire progresser son entreprise… Ainsi, que se passerait-il pour votre compagnie si tous vos employés démissionnaient en même temps ? Aujourd’hui, les 1 % justement parlent du travail qu’ils « créent » (qu’ils créent parce qu’ils en ont besoin…) comme d’une faveur, d’un cadeau qu’ils font a leurs employés… Comme on donnerait de l’argent a un mendiant.

Oui mais, si ce mendiant a fourni par ailleurs un service équivalent en retour, cela n’a plus rien à voir avec de la charité, si ?

Bien sur, dans le contexte actuel, l’emploi est devenu une valeur précieuse qui n’est plus donné à tout le monde et certains aiment en profiter… mais n’est ce pas justement pour cela que notre monde est en crise mon cher David ?

Il me semble souvent que devenir riche (très riche) n’est pas uniquement le fruit du travail et des sacrifices et votre lettre l’illustre parfaitement. Pour vous enrichir, faire progresser votre compagnie et achever votre maison, vous êtes prêt a la menace, l’intimidation et la manipulation des personnes qui, elles aussi, travaillent dur tous les jours a la prospérité de l’entreprise et a servir vos intérêts.

Vous concluez votre lettre sur ces mots : « Si cela arrive, vous pourrez me trouver dans les Caraïbes assis sur la plage sous un palmier, retraité, et sans employés dont me soucier ».

Pour être parfaitement honnête mon cher David, je ne pense pas que c’est ce qui pourrait arriver de pire a vos employés…

Cordialement,

Une anonyme

Le sport c’est trop dur

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Il y a quelques semaines, forte de tous ces excès de bières, hamburgers, pizzas, nouilles a l’huile et autres aliments a piètre intérêt diététique, j’ai commencé à me sentir un tout petit peu grosse (pour parler crument). C’est alors que j’ai eu une idée de merde géniale, j’ai dit : I AM GOING TO RUN THE ANGKOR MARATHON.

(si)

C’est sur, c’est très impressionnant comme ca, sauf que je ne vous ai pas encore dit, c’est qu’il ne s’agit en fait que d’un semi-marathon. Et comme je suis une sacrée feignasse personne sensée, j’ai décidé que je ne n’allais en courir que la moitié (soit un semi-semi marathon).

Alors je vous vois déjà tous à dire que je me fous un peu de la gueule du monde mais bon je vous signale quand-même qu’il ne m’en reste pas moins 10 km à parcourir en petites foulées, et ce sans pause-pipi. Vous allez me dire : LOL. Sauf que non, c’est vrai.

Or, pour ne rien vous cacher, la conception du marathon (ou du semi-semi marathon) ne se résume pas exactement à celle exposée par Barney Stinson dans How I Met Your Mother, saison 2, épisode 15 :

« Step 1: You start running…

There is no step 2 »

Ahah ON Y CROIT TOUS.

Conséquemment, j’ai du récemment me remettre au sport, après une très longue abstinence (et quand je dis abstinence, je veux dire que mon activité sportive de l’année écoulée se résume a un trémoussement hebdomadaire d’une moyenne de quarante-cinq minutes sur le dance-floor du Pontoon) (ce qui entre nous est déjà pas mal).

Pour démarrer en beauté mon entrainement, j’ai bien pris le soin de m’équiper de chaussures roses en toile trop petites (celles qui m’avaient value de finir cette randonnée la va-nu-pieds il y a 1000 ans). Cette fois, j’ai hérité d’un bel hématome très douloureux sous l’ongle du gros orteil (comme pour l’instant je suis toujours grosse, je ne m’embête pas trop a entretenir mon sex-appeal. Je garde ca pour quand je serai redevenu bonne).

Ayant par la suite fait l’acquisition d’une super paire de baskets au centre-commercial du coin (oui, yen a aussi dans le Tiers-Monde) sur les conseils avisés de mon collègue joggeur, j’ai pu reprendre l’entrainement sans crainte de nouveaux désagréments pédestres.

Enfin c’est ce que je croyais…

Une semaine plus tard, il a fallu que je m’approche dangereusement d’une fontaine infestée de bactéries tropicales, juste histoire de me choper une magnifique infection épidermique répondant au doux nom de staphylocoque (si vous ne savez pas ce que c’est je vous conseille vivement de googler a foison, vous allez passer un moment sympa) (qu’est ce que je vous disais sur mon sex-appeal…).

Bref, j’y retourne ce soir en gardant comme toujours l’esprit clair et les pensées positives (c’est-a-dire que je ne vais pas du tout me focaliser sur le fait que j’ai mal partout, que je vais mourir dans 2 minutes, que des sales gamins encombrent le pavé, que j’ai trop chaud, trop soif, trop envie de faire pipi, que c’était vraiment une idée de merde ce marathon et que le sport c’est trop dur. Non, je vais plutôt me dire qu’au moins je ramènerai des photos potables de moi en bikini sur les plages malaisiennes ARRRRRRRRRGGGGG) (genre).

Je vous raconterai.

Stay tuned.