Archives Mensuelles: décembre 2012

Apibeursdétouyou

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Si d’ici 3 jours je ne meure pas d’une Fin Du Monde ou d’un arrêt du cœur (car j’ai entendu que c’était plutôt fréquent), j’aurais 25 ans. Pour être sûre de passer ce fameux cap en toute sérénité, j’ai fait la liste de toutes ces choses de la vie pour lesquels je n’aurais plus d’excuses une fois passé le Quart de Siècle:

– Relire Harry Potter pour la 8ème fois, en particulier le tome 1 (celui ou les héros ont 11 ans et rentrent en 6ème)

– Gagner 600 euros par mois (même dans le Tiers-Monde) et devoir demander des sous à ma mère quand je vais chez le docteur

– Aller chez le docteur parce que j’ai chopé une otite (une maladie clairement réservée aux mioches)

– Avoir la Chanson Prince Ali sur mon MP3 (ne pas avoir d’Ipod) ainsi que la chanson du générique du Roi Lion et pleurer à chaque fois que je l’écoute

– Ne pas aimer la nourriture pour grandes personnes (comme par exemple les fruits de mer ou le café sans sucre)

– Avoir comme plan de carrière « Changer le monde » et penser que l’économie-qui-sauve-les-pauvres a un bel avenir devant elle (alors que personne ne sait ce que c’est et que tout le monde veut faire du bon gros business bien classiquement capitaliste)

– Passez 7h par jour sur facebook (pourquoi pas MSN ?) et faire des concours de likes avec mon coloc

– Rigoler comme une dinde quand on me dit le mot Prout (call me retarded)

– Dire que les gens qui se marient ou font des gosses « à mon âge » c’est des louseurs ils ont bien du courage

– Croire au Père Noël (LOL)

– Dire des choses du type : « Meuf, on va se mettre une grosse race avec les potes ce soir, ça va être bien SWAG on va trop kiffer »

– Avoir des tongs Angry Birds et une couette Mickey des ornements muraux avec Tintin dessus

Euh… Bon…

Ben je crois que je ne suis pas trop trop prête à fêter mes 25 ans.

(Mais ça ne me dérange pas trop parce qu’au menu de mon anniv, il y aura de la nourriture française pleine de gras, des bonnes grosses retrouvailles avec les copains et très certainement de belles tranches de LOL, donc bon…).

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Breaking news: tout va bien

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J’ai le plaisir de vous annoncer qu’en dépit de tous mes efforts pour mourir ces derniers temps, je suis toujours en vie*.

*Clairement, cette phrase n’a aucun sens mais ca va, ca ne me dérange pas trop.

Pour commencer – et je dois avouer piteusement que je l’avais bien cherché en dormant avec l’aircon réglée sur la température minimale toute la nuit pendant plein de nuits (j’ai récemment déménagé dans une Suite Royale avec jacuzzi la clim alors j’en profite) et en faisant du sport prenant des douches glacées après avoir fait du sport par 40 degrés Celsius – j’ai attrapé cette maladie étrange, aussi infantile qu’incurable : l’otite-a-irruption-cutanée. Celle qui, en plus de te rendre sourde de l’oreille droite (car je dors du cote gauche) et de te donner l’impression que ta tempe va t’exploser a la face toutes les 20 secondes, te refile en prime un petit look de galleuse en faisant pousser sur ta joue de délicats bourgeons de couleur rouge… J’étais donc bien moche et bien a l’article de la mort pendant quelques jours, et j’ai d’ailleurs même du prendre un jour et quart d’arrêt maladie (Que les choses soient claires : jamais, JAMAIS je ne prends des arrêts maladie. Les arrêts maladie, c’est bon pour les p’tites bites).

Sur ces entrefaites réjouissantes, et après que Monsieur Docteur il ait compris que prendre un antidouleur par jour ca n’allait pas trop me sauver la vie mais qu’il valait peut-être mieux me shooter aux antibiotiques, je suis partie en vacances (oui car je m’arrange toujours pour tomber malade juste avant les vacances comme ca j’ai encore moins de chance de devoir prendre un arrêt maladie – chacun ses principes). Comme je ne me trouvais pas assez épuisée par mes nuits blanches passées à me concentrer pour ne pas m’étouffer dans ma propre morve, je me suis dit que rien ne valait une petite randonnée de 3 jours au beau milieu de la jungle tropicale, le plus loin possible d’un établissement de santé.

Ainsi, j’avais de grandes chances de choper le palu, la malaria (scoop : c’est la même maladie mais personne ne le sait), le typhus, la grippe aviaire, la lèpre ou le tenya, de me noyer dans un torrent, de me faire dévorer par un tigre, écraser par un éléphant, enlever par des tribus autochtones avec des pendentifs en tête réduites (bon OK la j’en rajoute un peu, on est pas non plus dans Jumanji)… et j’aurais surtout pu mourir de rire a de nombreuses reprises, surtout quand on a fait croire à notre guide qu’il allait devoir nous ramener un tuk-tuk au milieu de la jungle car il était hors de question qu’on marche les 8 km restantes le dernier jour (vous auriez vu sa tête, j’en rigole encore une semaine après).

Mais bon, une fois de plus, j’ai survécu (je suis vraiment une dure à cuire).

Enfin, à peine remise de mes aventures, j’ai entamé la dernière ligne droite du marathon de la mort en allant courir ces foutues 10 km pour lesquelles je m’entrainais à corps perdu depuis des mois (je sais ce que vous pensez tous : Peuh ! 10 km ? C’est riiiieeen, mais bon, je suis une grosse lopette et j’assume) et je n’ai pas rendu l’âme au milieu des temples d’Angkor (pourtant ca aurait été pas mal la classe) ce qui m’a vallu une belle médaille de winner finisher.

Voila c’était le flash info spécial en direct du Cambodge ou en fait il ne se passe vraiment rien de bien excitant.

Heureusement que dans deux semaines je rentre en France (et d’ailleurs je vais peut-être arrêter d’en parler car a chaque fois je manque d’expirer de béatitude orgasmique – et, franchement, après avoir traversé tout ca, ca serait quand-même con).