Archives Mensuelles: janvier 2013

Elle est pas belle la vie?

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Aujourd’hui au bureau, j’ai écrit ma to-do-list de la journée (c’est très important si on veut être une personne organisée de faire des to-do-list) :

–          Sauver les pauvres en faisant des matrices

–          Sauver les pauvres en faisant de la pub

–          Sauver les pauvres en fabriquant des souvenirs

–          Sauver les pauvres en traduisant un livre de cuisine

–          Sauver les pauvres en organisant un événement au Café de l’Institut Français

–          Etc.

(A tous ceux qui m’ont dit pendant les vacances de Noel On comprend rieeeeen a ton travail, tu fais quoooooi en fait ?, j’espère que c’est plus clair).

Sauf que tout au bout, j’ai écrit :

–          Procrastiner et faire du blog

(Si) (Et si vous me ne croyez pas je peux vous envoyer une photo de mon notebook pro).

Bref, tout ca pour dire que j’étais bien obligée de publier un article aujourd’hui, et a vrai dire ca tombe très bien car j’ai quelque chose de très intéressant a raconter : il y a trois jours, j’ai découvert que j’étais heureuse.

Comment j’ai découvert ca ? En lisant cet article sur Le Huff (si vous ne connaissez pas encore Le Huff, je vous conseille de vous y mettre car eux aussi racontent beaucoup de choses très intéressantes) qui parlait du comportement des gens heureux. Eh bien, je vous le donne en mille, je fais partie de ces gens stupides qui sourient a la vie (on ne dirait pas comme ca mais en fait si).

Voila donc selon Le Huff et Paula Davis-Laack (oui) les 10 choses que les gens heureux (et moi-même) font et qui prouvent qu’ils le sont :

1. « Ils s’entourent d’un fort tissu social. » Moi perso, tous les week-ends je vais me picher à l’Absynthe (relax, c’est un BAR), me trémousser au Pontoon puis manger des hamburgers sur le trottoir, et a chaque fois je suis très bien accompagnée par tout un tas de gens hautement fréquentable et d’ailleurs tout le monde finit par se faire des câlins (voire se rouler des patins) (pas moi).

2. « Ils s’engagent dans des activités qui conviennent à leurs forces, à leurs valeurs et à leur façon de vivre. » Par exemple, moi, je fais du blog. Ca correspond très bien à mes forces (je suis très forte pour raconter de la merde aux gens en leur faisant croire que c’est drôle), a mes valeurs (le narcissisme et le nombrilisme) et a ma façon de vivre (qui vaut totalement la peine que je l’étale sur l’Internet Mondial).

3. « Ils expriment leur reconnaissance. » Tous les nouveaux abonnés à mon blog qui ont reçu des chuppa-chups en cadeau vous diront que je suis une personne très reconnaissante.

4. « Ils abordent la vie de manière optimiste. » Par exemple, après un an dans la boite ou je travaille, j’ai demandé une augmentation de salaire de 50%. Je suis comme ca.

5. « Ils savent que c’est bien de faire le bien. » Je gagne a peine ma vie mais je sauve le monde alors c’est pas grave.

6. « Ils savent que les richesses matérielles n’occupent qu’une petite part de l’équation. » Mon téléphone n’a pas la couleur, mon ordinateur date de 2008, ma voiture, du siècle précédent et la seule fois ou je me suis achetée des fringues en 2012, c’est parce que ma mère m’y a forcé (et qu’elle a payé la facture).

7. « Ils ont développé de saines stratégies pour gérer les aléas de la vie. » Quand je suis rentrée du Cambodge, un paquet de semoule avait explosé dans mon sac… Est-ce que j’en ai fait tout un plat ? Non.

8. « Ils se concentrent sur la santé. » Alors que tous mes amis ont ramené de France des kilos de fromage et de saucisson, moi j’ai pensé à ma cellulite mon taux de diabète et de cholestérol et j’ai rempli mon sac de céréales bio et de légumes verts en boite.

9. « Ils cultivent leurs émotions spirituelles. » Depuis que je suis au Cambodge, je suis déjà allée deux fois à la pagode pour cultiver ma zenitude, libérer mon esprit et progresser sur la voie du développement transcendantal. Une fois, il y a même un moine qui m’a offert un livre sur la méditation.

  • 10. « Ils savent où ils vont. » Moi la je sais que je ne vais pas tarder à rentrer chez moi.

La vérité ca fait plaisir d’être heureux !

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Phnom Penh: I’m back

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En ce qui concerne mon retour en France, on ne peut vraiment pas dire que les choses se soient mal passées. Grosso modo, j’ai passé le plus clair de mon temps à kiffer ma life. Et puis le reste du temps, j’ai mis tout le soin du monde à prendre trois kilos en me goinfrant à toute heure et à me payer de bonnes tranches de LOL avec les copains.

Bref, c’était cool. J’ai cru que j’allais mourir de chagrin (true story) quand j’ai du dire au revoir à tout le monde mais c’était cool.

En ce qui concerne mon retour au Cambodge par contre, c’est une autre histoire (comme quoi on vit vraiment dangereusement dans le Tiers Monde).

Apres un voyage tout a fait respectable a bord de la compagnie aérienne Gangnam Style (LOL, c’était Korean Air), j’ai enfin posé mon pied sur le sol cambodgien. Je n’avais pas fait 30 minutes a bord d’un tuk-tuk en direction de mon domicile fixe qu’un homme mal intentionné juché sur un véhicule a 2 roues a essayé de s’emparer de mon sac a main qui trainait nonchalamment sur le siège passager (je suis trop une GUE-DIN). Par chance j’ai de bons reflexes. J’ai poussé un tel cri de désespoir et de terreur (comprenez, mon sac contenait ma thune, mon passeport et mon appareil photo ma nouvelle Game Boy advance et mes jeux Mario Bross et Harry Potter) en me jetant sur mon sac comme une démente que mon agresseur n’a pas demandé son reste et a déguerpi en ayant bien pris le soin de repousser mon bien vers moi pour – sans doute a-t-il cru – ne pas risquer de se faire pourchasser par une folle-furieuse qui l’aurait sans aucun doute déchiqueté a pleines dents si elle lui avait mis la main dessus.

J’ai fini par arriver chez moi sans autre encombre pour constater qu’un squelette avait élu domicile dans mon salon… (bonjour, ma coloc est médecin) Il gisait en pièces détachées sur le canapé du salon. Ca m’a fait un peu drôle.

Je n’étais pas au bout de mes peines car en défaisant mon sac par la suite, j’ai pu constater qu’il s’était miraculeusement rempli de petites graines blondes durant le voyage. Eh oui, mon paquet de semoule avait explosé pendant le transport… (En même temps, qui ramène du boulgour de France dans le Tiers Monde, qui ?) (Heureusement, la quinoa bio était intacte).

Pour me remettre de ces aventures, je suis sortie boire quelques verres – c’était vraiment une idée très intelligente a 1h du matin, après une nuit blanche dans l’avion – et bam ! J’ai cassé ma tong Angry Bird, ce qui m’a fallu de finir la soirée va-nu-pieds.

Epuisée par tant de péripéties, j’ai fini par rentrer chez moi d’assez bonne heure, histoire d’affronter dans un état de sobriété totale les 3 heures d’insomnie (jetlag I love u) qui ont suivies… Cela ne m’a pas empêché de ne rien entendre du tout quand des petits voyous ont forcé mon portail pour s’introduire dans ma cour et dérober la moto de mon colocataire a mon nez et a ma barbe.

J’ai fini par m’endormir vers 5h du matin en tremblant de peur dans le fond de mon lit, à l’idée de voir débarquer dans ma chambre un truand cambodgien bien décider à en découdre me violer ou me voler ma Game Boy. Deux heures après j’ai été réveillé en sursaut par… un cambodgien (enfin, un homme de type basané dans tous les cas – au niveau des origines, ca reste à prouver). C’était juste mon coloc qui, rentrant de soirée a 7h du matin n’avait pas trouvé mieux que de me faire une belle frayeur en débarquant dans ma chambre et en tapant sur mon lit pour me réveiller avant de me bouffer la moitié de mon saucisson ramené de France.

Bref, je suis rentrée au Cambodge.