25 ans, c’est nul !

Par défaut

C’est bien simple, depuis que j’ai fêté mes 25 ans, j’ai l’impression d’en avoir 40 et je n’ai qu’une hâte : fêter mes 26.

Je n’aime pas cet âge. 25 ans c’est trop rond, trop au milieu, trop moitié-moitié, trop intermédiaire.

Trop hésitant, trop plein de doutes, trop indécis, trop réticent, trop consensuel…

Cet âge de merde, planté en plein cœur des twenties, il me fait dresser le bilan de ce que j’ai fait de ces 5, 6, 7 dernières années (boire de l’alcool et faire de la fête – ca, ca va c’était pas trop difficile), et de ce qui me reste a faire durant les 5, 6, 7 années qui vont suivre (construire ma carrière, acheter une maison, faire des gosses et tout un tas d’autres trucs d’adulte responsable – et de ce cote la, je sais pas vous mais a moi ca me parait vachement plus compliqué).

Résultat : planté en plein milieu de tout ca, a 25 ans, on ne sait plus trop dans quelle moitié on se trouve : celle de l’insouciance et de la pleine jeunesse, celle ou on est pas obligé de faire du sport pour entretenir sa forme physique qui s’entretient toute seule comme par magie, celle ou tu ne te sens pas encore trop mal a trainer avec des gens nés dans les années 90, celle ou tout va bien tant que ton salaire te permet de te payer des bières au troquet du coin, celle ou tu n’as pas encore a te mettre de crème anti-âge, celle ou t’es presque encore stagiaire même si tu es payé plus de 400 euros, celle ou tu peux encore jouer a la Game Boy dans la salle d’attente sans passer pour une sociopathe… mais aussi celle ou tu cherches encore un peu partout et tout le temps qui tu es, ce que tu vas devenir, quel est le sens de la vie et tout un tas d’autres conneries abrutissantes questions existentielles et ou tu as parfois envie de mourir sans aucune raison, juste parce que tu as lu un énième article sur le chômage des jeunes diplômés ou l’extermination des bébés dauphins ou parce que le mec, il a toujours pas répondu au texto que tu lui as envoyé 32 minutes plus tôt.

Ou alors la moitié un peu plus sérieuse, un peu plus raisonnable, un peu moins chaotique, un peu plus rangée. Celle ou tu ouvres un compte épargne logement, ou tu fais ton premier crédit a la consommation, ou tu dois remplir des déclarations d’impôts, ou tu achètes un appart, voire des couches et un biberon… Mais ou, au moins, tu ne tapes plus des crises d’angoisse à chaque fois que tu as le FOMO, cette pathologie des adolescents attardés que nous sommes les amis. Parce que bon, l’avantage de devenir adulte, c’est surtout de devenir un peu moins bête, non ?

Alors moi perso, je me raccroche à quelques repères : quand je suis au Pontoon à 4h du matin après avoir ingurgité de la vodka-redbull toute la nuit, à rigoler comme une baleine parce que je vois les gens danser dans la flaque de vomi de mon coloc (true story), je sens que je me trouve encore dans la première moitié (OUF). Quand mon boss m’annonce qu’il termine son contrat dans 2 mois et que je me dis que ca pourrait très bien être moi la future tête de l’équipe Marketing et Vente, je me sens doucement glisser vers la 2eme…

Alors je flippe, je procrastine et j’écris mon blog. Je me dis que je suis vraiment une connasse pourrie gâtée d’avoir le luxe de me poser ce genre de questions et que tous mes amis trentenaires vont me détester…

Bref, a 25 ans, c’est compliqué la vie… mais franchement qu’est ce que c’est fun !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s