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Dedans celle-là on fait la fête!

J’ai testé pour vous: Sortir en compensés et poum-poum short (ou Comment foirer sa soirée avec classe)

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Mesdemoiselles je m’apprête a vous dévoiler LA technique du foirage de soirée stylé, testée par la maison et garantie 100% réussite. Ne me remerciez pas.

Tout cette histoire commence il y a quelques semaines, quand je décide que je suis résolument une personne beaucoup trop terre-à-terre et que j’ai besoin de prendre un peu de hauteur. Je me rends donc dans ce merveilleux magasin de chaussures ou il est possible de se faire faire des souliers sur mesure du modèle de son choix (c’est ça de vivre dans le Tiers-Monde, ya encore des gens qui ont un Vrai Travail comme fabriquant de chaussures, ils sont pas tous Trader ou Chargé de Marketing et s’achètent pas leurs godasses sur Sarenza.com). Lasse de traîner en tongs Angry-Bird backpacker-style, j’ai donc fait l’acquisition d’une paire de chaussure de type haute (très haute).

En dépit des réactions mitigées de mon entourage – mon prof de théâtre m’a dit que j’étais bonne (mais il est gay) et mon collègue m’a dit que je ressemblais a une Drag Queen (il est gay aussi d’ailleurs – ya peut-être un sujet a creuser sur l’intérêt des gays pour les talons compensés…) –, j’ai décidé de les porter pour sortir vendredi soir, même si la soirée était bien partie pour impliquer quelques heures de déhanchements sur le dance floor du Pontoon. Et pour compléter ma panoplie de pétasse, j’ai enfilé un short d’une hauteur sensiblement très proche de celle de mes talons (ca va, j’ai des grosses cuisses mais j’assume).

Bon, pour être parfaitement honnête, l’enthousiasme pour ma tenue vestimentaire n’a pas vraiment fait long feu. Tout d’abord parce que, quand je suis arrivée sur le bateau (oui c’était une soirée sur un bateau, c’est AUSSI ça de vivre dans le Tiers Monde: on peut faire des trucs de riches), la plupart des garçons m’ont regardé noir. Entre nous je les comprends, un certain nombre d’entre eux sont déjà plus petits que moi en temps normal (et eux ne peuvent pas mettre de talons sinon on les prendrait pour des ladyboys…). Les filles aussi d’ailleurs étaient plus petites que moi. En fait j’avais l’impression que la seule chose que les gens voyaient de moi, c’était justement mes grosses cuisses.

Bref, j’en ai vite eu marre d’avoir l’impression de trop me faire remarquer du haut de mes 1.80m – parce que se faire remarquer, ça n’est pas du tout mon genre comme vous verrez par la suite – et en plus, j’avais mal aux pieds. Je me suis donc dit qu’il fallait vite trouver une issue de secours pour mettre fin à cette soirée de la manière la plus discrète et classe que possible…

Alors les filles, notez bien car je le répéterai pas deux fois, si vous vous retrouvez dans cette situation, voila ce qu’il vous reste à faire :

1)      Commencez par boire plein d’alcools différents le plus vite possible. Ma recommandation est d’alterner Vodka-Orange, Pastis et Rhum-Coca. Le petit plus : n’avoir dans le ventre qu’une maigre salade de haricots verts et avoir quelques heures de sommeil à rattraper. La, vous ne pouvez pas vous rater.

2)      Essayez d’attendre la fin de la croisière avant d’entreprendre toute action stupide a l’issue fatale (une chute dans le Mékong ca pardonne pas) mais lorsque vous rejoignez la terre « « « ferme » » » , empressez-vous de vous finir dans un bar a coup de cocktails (si possible un bar cher ou vous dépenserez toute la thune qui vous reste). Si vous êtes avec des gens rigolos censés, ils vous payeront des jus d’ananas a la place de la pina colada requise mais dans l’état ou vous êtes, croyez moi, vous n’y verrez que du feu.

3)      Au passage, arrangez vous pour oublier toute cette partie de la soirée (les gens vous raconteront suffisamment par la suite comment vous avez failli vous rétamer 8 fois sur le dance floor et toute la merde que vous leur avez raconté pendant des heures…)

4)      Commandez-vous un dernier verre et sortez le boire en terrasse pour entamer votre dernier move de cette soirée de la Classe Internationale : vous étaler sur une table, renverser l’intégralité de votre cocktails à 4 dollars (!) et exploser votre verre en mille morceaux par terre

5)      Enfin, tentez de retourner dans le bar et faites vous refouler par les videurs qui vous prennent désormais pour une grosse ivrogne doublée d’une demeurée

Il ne vous reste plus qu’a rentrer chez vous, vous avez brillamment foiré votre soirée, félicitations ! Un dernier conseil : prenez un tuk-tuk ou enlevez vos chaussures si vous voulez marcher car à ce stade, vous ne tenez plus trop debout sur vos talons.

SERIOUSLY, you’re welcome.

Je sais, c’est dur d’être une débauchée femme.

The Dark Knight

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Ce week-end j’ai eu la mauvaise idée d’aller voir Batman 3 au cinéma.

En soi, c’était déjà plutot mal parti parce que, autant j’étais assez fan du dessin animé qui passait le samedi matin sur France 3 quand j’avais 12 ans, autant le film en question avait plutot l’air de relever du bon blockbuster hollywoodien, impliquant un scénario fort tarabiscoté, une démesure d’effets spéciaux, des personnages bien énervants qui se prennent très au sérieux (en froncant les sourcils a outrance), de la musique déchirante, de grands moments dramatique avec des dialogues poignants (« Oh Bruce… »)  et en prime Anne Hathaway (je déteste Anne Hathaway) (surtout quand elle met du rouge a levre) et Marion Cotillard (je déteste Marion Cotillard) (surtout dans les films américains).

En gros, pas spécialement mon truc (non, moi je suis plutôt dessins animés de chez Pixar et long-métrages d’Almodovar). Mais bon, quand on vit dans le Tiers-Monde, on fait pas trop la difficile en matière de choix cinématographiques, on prend ce qu’il y a.

On arrive donc, équipés de nos gobelets de soda et de nos cornets  de pop-corn (pas moi, je suis au régime), on s’installe, le film commence, et là, out of no where, un vent glacial se met à souffler dans mon cou, en mode J’espère que vous avez prévu le col roulé les gars parce que cet aprem, la clim, c’est blizzard pour tout le monde.

Au bout de dix minutes je claquais des dents. J’ai la présence d’esprit de demander l’avis de mon voisin et de ma voisine sur la question – avis purement objectifs dans la mesure ou il s’agissait respectivement de mon mec et de sa sœur – avant de me dire qu’il serait peut-être pas mal que j’aille demander qu’ils se calment un peu au niveau de l’A/C.

Pour etre honnete, au début je n’avais vraiment pas l’intention de faire ma relou de base. Je suis descendu en dégainant mon plus beau sourire de faux-cul et j’ai demandé à Chan-je-surveille-la-porte-d’entrée s’il ne pouvait pas régler une température décente pour la salle. Réponse : Yesyes, sorrysorry.

Dix minutes plus tard, la température avait encore baissé et je commençais à ne plus sentir mes extrêmités. Comme j’avais vraiment la flemme de redescendre, j’ai demandé à mon mec de le faire (en général il m’obéit cède à mes caprices parce qu’il est très sympa). Il y est donc allé a son tour et a brandi la menace que On allait pas se gener pour quitter la seance s’ils ne montaient pas la température (ce dont ils n’avaient probablement rien à foutre puisqu’on avait déjà payé nos billets bien entendu). Il est revenu très content de lui et, vous vous en doutez, dix minutes plus tard, on se pelait toujours autant les fesses.

C’est à ce moment que j’ai décidé qu’il était PLUS QUE TEMPS de passer en mode Grosse Connasse. Je suis allée voir Sok-je-fais-semblant-de-servir-à-quelque-chose-en-parlant-dans-mon-tokiwoki parce que tout ce que Chan réussissait à faire c’était me répéter Sorrysorry avec un sourire jusqu’aux oreilles (ce qui ne qui donnait pas l’air Sorry du tout).

J’ai demandé s’ils étaient en train de préparer un remake de Titanic version cambodgienne. Sok m’a dit Oui on a demandé en bas qu’ils baissent la clim ya 20 minutes, maintenant il faut attendre. J’ai dit Ok dans ce cas j’attends à l’entrée de la salle que la température remonte, je retourne pas dans votre putain de congélateur! Sok m’a dit C’est dommage vous allez rater le film et c’est un bon film, j’ai dit Spa grave, de toutes façons je comprends rien (obnubilée que je suis par ma chair de poule) (et le rouge a levre d’Anne Hathaway).

Au final, j’ai fini par m’asseoir par terre au pied des gradins, là ou il faisait une température a peu pres supportable (environ 12 degrés), dans tous les cas plus élevée que celle de la salle (qui devait avoisiner le 0).

Les employés du cinéma avaient l’air bien embêtés par mon cas, à tel point que Chan et Sok sont tous les 2 venus me proposer de me prêter leur veste. J’ai dit Ca ira merci bien, l’air de dire que ca allait pas aller du tout. Sok m’a proposé d’aller me chercher une couverture. J’ai dit WHAT, ya des couvertures ici ? Il a dit Non. Mais on peut trouver. Ca sentait le plan foireux, j’ai décliné l’offre (entre nous je crois que je serais toujours en train de l’attendre mon plaid…).

Au final, Kong-c’est-moi-le-boss s’est pointé (je l’ai reconnu tout de suite parce qu’il portait des lunettes) pour me demander s’il pouvait faire quelque chose pour moi (oui, BAISSER CETTE PUTAIN DE CLIM MERDE !!) (mais comme ses deux subalternes n’avaient déjà pas compris j’ai pas eu le courage de répèter) et pour me donner une bouteille d’eau chaude pour m’aider à lutter contre le froid (LOL, merci mec).

Bon, comme vous vous en doutez, j’ai pas excessivement apprécié le film. J’avoue, c’était un peu triste quand à la fin Batman il meurt en sauvant le monde (**LE GROS SPOIL DE CONNASSE !!!**) et quand le vieux Alfred il pleure sur sa tombe en disant des trucs du genre Vous m’avez confiance et j’ai échoué, Pardon Monsieur Wayne, Snif avec la belle musique bien pathos dans le fond. Mais c’est ce moment qu’a choisi Chan pour venir me demander mon numéro de téléphone et me dire que la prochaine fois que je reviendrez, j’aurais une place gratuite.

Je lui ai donc laissé mon 078 mais tout en lui précisant avec mon plus bel air de pétasse que S’ils continuait comme ça avec la clim, j’allais jamais revenir de toutes façons HEIN. Il m’a encore dit Yesyessorry et après le film était fini et j’avais pas compris pourquoi Batman mourrait pas AU FINAL.

Bref, je suis allée au cinéma.

La Faille de la Rue 51

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Qu’on se le dise, à Phnom Penh, il se passe des choses étranges. Par exemple, il y a cette rue, la rue 51, qui est le siège d’un phénomène très curieux. Dans cette rue de la soif, soit dit en passant située a deux pas de mon bureau, se côtoient deux mondes parallèles, selon l’heure du jour ou de la nuit a laquelle on s’y trouve.

Dénuée de tout intérêt notoire le jour, cette rue longe quelques restaurants peu fréquentés, de vague établissements fermés par des grilles de fer, un centre commercial fantôme et voit passer sous le soleil piétons, cyclistes, motos et tuk-tuk.

La nuit, cet univers figé se transforme, s’anime, a en devenir méconnaissable. Les portails métalliques disparaissent et laissent apparaitre des comptoirs de bars envahis d’expats, de cambodgiens et de chopes de bières. Les trottoirs déserts se remplissent d’échoppes de vente de nourriture en tout genre, en vue de rassasier les nombreux clubbeurs qui s’écoulent en un flot ininterrompu des boites de nuit et qui finissent tous attablés, de la mayonnaise plein le nez. Des quadragénaires ventripotents déambulent en tenant par la taille leur prostituées longilignes. Des pochards s’échouent sur le pavé en attendant qu’on leur dise quoi faire et ou aller…

Bon, en revanche, il y a toujours des tuk-tuk.

J’ai commencé à m’intéresser à ce phénomène il y a environ deux mois, à la suite d’un événement qui a totalement bouleverse mon univers sensoriel.

Dans cette rue, il y a un endroit qu’on appelle La Place à Boire. C’est très populaire. Il s’agit d’un bout de trottoir meublé de chaises en plastique de 30 cm de haut, et qui accueille tous les vendredis et samedis soir une trentaine de noctambules en quête de breuvage bon-marché a la composition extrêmement douteuse… Il fut un temps, j’y passais au moins un soir par semaine (depuis j’ai arrêté, rapport aux sus-mentionné breuvages qui le lendemain me donnaient l’impression que ma famille au complet allait mourir des maux de tête).

(Bon là ça se voit pas trop parce que la vendeuse de nouille bouche la vue avec sa charrette mais vous pouvez me croire: c’est la méga bamboula là bas derrière).

Le jour ou l’événement s’est produit, je rentrais de ma pause déjeuner. J’étais avec mon collègue et remontait tranquillement la rue en question le nez en l’air lorsqu’il me lance : « Tiens regarde, c’est la Place à Boire ». Et la, j’ai tourné la tête et j’ai vu ca:

(oui)

Alors bien sûr; comme je suis une personne totalement chtarbée à rationnalité modérée j’ai d’abord cru à un bug cosmique et je suis restée comme ca :

…pendant 10 minutes.

Quand j’ai compris qu’il n’y avait pas de bug, et que j’ai réalisé que j’étais de facto cernée de toutes part par les établissements dans lesquels je me mets la misère tous les soirs bois quelques verres à l’occasion, je me suis dit : « On me la fais pas, il doit y avoir un truc… ».

Depuis j’y réfléchis régulièrement et j’en ai déjà conclu qu’il faut être dans un certain état d’ivresse et de noctambulisme pour voir ces établissements, autrement invisibles a l’œil nu a l’heure du déjeuner et de la sobriété… (c’est sûr)

Bien sûr, je n’ai pas encore de preuve tangible pour expliquer ma théorie mais j’y travaille et je ne perds pas espoir d’élucider un jour le mystère et de prouver à la face du monde que j’avais raison.

En attendant, voila quelques clichés qui vous permettront d’aller plus loin dans la compréhension du phénomène.

L’Absinthe de nuit

(Et ses adeptes de bières à 1 dollar)

L’Absinthe de jour

(Et son tuk-tuk rutilant)

Le Heart of Darkness de nuit

(Avec des gens très contents devant)

Le Heart of Darkness de jour

(Avec la table en plastique du videur de jour)

Le Pontoon de nuit

(Et en bonus, un homme en marcel ADIDAS)

Le Pontoon de jour

(Et en bonus, la camionnette bleue du livreur de bière – coucou monsieur le livreur)

Le Kebab de nuit

(Et ses belles chaises, assorties à l’enseigne).

Le Kebab de jour

(Avec un truc chelou (et toujours rose) devant)

Et enfin last but not least, le Raksmey Burger de nuit

(Et son échoppe)

Et le Raksmey Burger de jour!

(Sans son échoppe)

Franchement, si après ca vous ne partagez toujours pas ma croyance en La Faille de la Rue 51, j’en déduis que vous-même descendez tout droit d’une autre planète.

A bon entendeur…

Il faut vraiment que j’arrête de me verser n’importe quoi dans le gosier…

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… est la lecon que j’ai tiré de mon week-end dernier.

(Et est aussi accessoirement une phrase qui a fait rire mon ancienne coloc quand je lui ai raconté mes mésaventures donc je me suis dit que ca ferait un bon titre d’article) (Je sais pas ce que vous en pensez).

C’est que nous avons vécu un week-end un peu fou, marqué notamment par notre présence au Pontoon trois soirs de suite, à commencer par le jeudi (fou vous dis-je). Le Pontoon, établissement pour clubbeurs que je fréquente régulierement pour une raison qui m’échappe dans la mesure ou je n’y aime ni la musique, concue a mon sens pour les Nurds sous Ecsta/Fans de David Guetta, mais remasterisée version Khmere, ni l’ambiance galochage de putes dans les recoins sombres (ou en plein milieu du dance floor – aucun problème). Quand aux cocktails, je ne vous en parle même pas, sauf si vous avez envie de débattre sur la composition d’un mojito sans menthe, ni citron, ni Rhum.

Bon, je dois quand-meme confesser que, quand jeudi j’ai vu un mec se balader en scooter sur la piste, j’ai été assez bluffée. Et aussi que la fille qui fait sa sieste à 4h du matin systématiquement allongée sur le lavabo des toilettes me fait bien marrer…

A part ca, aucun intérêt.

Bref, tout ca pour dire que pour me traîner au Pontoon, il vaut mieux me mettre préalablement dans une certaine condition d’ebriété. Or, mon coloc ayant formellement décidé que l’alcool dans les bars de Phnom Penh etait résolument trop cher (3$ le whisky-coca, vous vous rendez-compte?), il a inventé un nouveau concept, qui consiste a acheter des fioles de vodka à ONE DOLLAR dans les superettes ouvertes 24h/24 et de les boire dans la rue, comme des clochards.

Je vous déconseille fortement d’essayer.

Résultat de notre expérimentation du concept: tous les gens qui ont gouté a ce breuvage se sont vus, le lendemain, pousser de mystérieuses plaques rouges sur le cou et les épaules.

Sauf moi, qui ait développé un autre type de pathologie…

C’est-à-dire que le lendemain matin, je me suis trouvé dans un tel état d’euphorie que j’ai passé a peu pres 6 heures à rire comme une baleine sans m’arrêter et que j’ai a peine boudé quand j’ai perdu a la belotte contre mon-coloc-contre-lequel-je-perds-toujours-parce-qu’il-me-porte-la-poisse (le meme qui m’a fait boire cette Vodka inbuvable d’ailleurs).

Hélas cet etat d’esprit au demeurant fort sympathique n’a pas duré tres longtemps et vers la fin d’apres-midi, je me suis mise a penser a des trucs vraiment pas cools…

Genre… Genre des trucs tellement pas cools que je ne peux même pas les raconter. Vous voyez les trucs de la vie dont vous avez le plus peur qu’ils vous arrivent (et là je parle pas d’un bouton qui vous pousse sur le nez alors que vous avez rencardé le pote sexy de votre copine ou de votre boss qui vous capte alors que vous glandez sur facebook, non je parle de vrais trucs de la vraie vie qui font vraiment peur), eh ben imaginez que pendant deux jours vous êtes persuadés que ça va arriver, genre là dans quelques jours. Eh ben voila, c’etait ça ma vie jusqu’à mardi matin…

Bon, après près de deux jours passés dans une angoisse irrépressible a me taper tous les délires paranoïaques possibles et imaginables sur d’imminentes catastrophes, mon esprit détraqué s’est un peu calmée et a daigné retourner à un état normal – autant que faire se peut. Mais quand-même j’ai eu très peur…

Donc le fin mot de cette histoire, c’est que j’arrête l’alcool.

Nan je déconne! Mais par contre, fini la vodka douteuse, je me remets a la bière aux glaçons.

Santé!

PS: Ouais-ouais PapaMaman je sais très bien que vous lisez plus mon blog et ça me rend très triste, donc je bois et donc j’écris des articles sur le fait que je bois. CQFD.

Phnom Penh by night – Le Retour

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Un vendredi soir comme un autre à Phnom Penh.

Alors que tout la ville ne parle que de : 1) L’ouverture d’une nouvelle boite de nuit, le Cotton Club, et 2) Le passage au Pontoon du DJ Cut Killer, je me sens gagnée par une lassitude inter-cosmique-sidérale. La vérité est qu’après un retour  au Cambodge un peu difficile à la suite de 3 semaines de vacances en France et une semaine surchargée, j’ai autant envie de sortir que de regarder un documentaire sur la reproduction des langoustes.  Sur une échelle de 1 à 20, l’Ennui que m’inspire la simple perspective de mettre un orteil dans un bar s’élève à au moins 360.

Par ailleurs, alors que la grande majorité de mes amis passent la grande majorité de leurs soirées – semaine y compris –  à écumer tous les bars de la ville jusqu’à des heures indues et arrivent le lendemain matin à 8h au bureau frais comme des gardons (enfin, arrivent au bureau quoi), je suis pour ma part encore en train de me remettre de ma gueule de bois du Nouvel An.

Et en vérité, je n’ai aucune envie de prétendre être une fille sociable alors qu’en ce moment, 70 % de l’humanité ne m’inspire rien de plus que la non-envie de discuter avec eux. Et à force d’entendre les gens se répandre en auto-éloges sur leurs exploits de la semaine (avoir enchainé 8 heures de cuite et 8 heures de bureau, s’être réveillé avec des bleus partout sans avoir comment on les a attrapé, avoir perdu son pantalon dans un bar, avoir été saoul pendant 30 heures de suite, ne pas se souvenir d’une soirée sur 2 la semaine précédente, etc etc.), je commence à me dire que je ne vaux pas tripette au Grand Jeu des Jeunes d’Aujourd’hui qui consiste à combiner l’ingurgitation du plus grand nombre de litres d’alcool en tout genre avec un nombre minimal d’heures de sommeil.

Donc ce vendredi soir, j’ai envie de fuir très très loin de ma vie actuelle pour retourner dans celle que je menais quand j’avais 8 ans. Mais ça n’est pas possible alors je me dis que je peux toujours aller me cacher sous ma couette. Avant de me souvenir que je vis au Cambodge et que j’ai pas de couette.

Bref, cet article devait initialement s’appeler « L’asociale » et raconter comment j’avais fini la soirée à 22h, au fond de mon lit avec une camomille et un bouquin… J’aurais du me douter qu’il n’en serait rien.

Bon, obviously, personne n’était partant pour la soirée pyjama (remember : Cut Killer, Cotton Club) et comme, quand on est comme moi atteint d’une flemme surpuissante quand il s’agit de faire la fête, on passe pour un extra-terrestre aux yeux du commun des mortels, je me suis vue contrainte de me plier aux exigences sociales et me suis retrouvee à boire des bières dans un beer-garden.

Immanquablement, trois heures plus tard, j’atteris au Pontoon pour le sus-mentionné concert de Cut Killer. Immédiatement, je perds Antoine que je retrouve 10 minutes plus tard au pied de l’estrade, aussi excité que si c’était les frères Weasley qui étaient en train de mixer. Mon premier coloc me saute dessus et, pour une raison inconnue, tient absolument à ce que je lève les bras en l’air. J’essaye de lui expliquer qu’après 15 minutes dans cette boite sur-blindée ça n’est peut-être pas une si bonne idée. J’aperçois mon deuxième coloc qui, lui, lève les bras en l’air, comme font les djeuns dans une tentative d’exprimer aux DJs quelque chose du style « Ouaaaaiiiis mec, yoooo », sauf qu’il est tourné vers le public. Du coup son geste n’a plus aucun sens. Deux minutes plus tard, ils sont en train de rouler des pelles à toute la boite.

Bon, je dois avouer que la musique est sympa.

A ma droite, une collègue qui quand je lui demande comment se passe sa première soirée au Pontoon me glisse « Je pense que ça n’est pas la pire ». Je n’aurais su mieux le dire. A ma gauche, des jeunes hystériques sautent frénétiquement sur place. Derrière moi quelqu’un semble ne pas avoir mieux à faire de sa soirée que de m’écraser les pieds. Dans le fond, de vieux occidentaux tout pas beau sont en train de galocher leurs prostituées.

La société de Phnom Penh by night s’étale sous mes yeux dans toute sa splendeur et je me dis que finalement, au fond de mon lit en pyjama un vendredi soir à 22h, je me serai peut-être sentie un tout petit peu seule…

Donc Bref, j’suis allé en boite.

La boum, le retour

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Samedi soir ya une semaine, j’ai eu 12 ans à nouveau.

Et comme toute gamine de 12 ans « in », j’ai fait une boum avec mes camarades de classe – NB : a 12 ans j’étais loin d’être « in » alors j’ai pas manque ma chance de l’être a 24 !

Enfin dire « boum » c’est un peu réducteur. A la base il s’agissait d’une soirée « Découverte de la culture et de la gastronomie française ». Donc, avant d’avoir 12 ans, mon acolyte et moi avons quand-même cuisine… une carbonnade flamande. Rien que ca. On aurait pu faire des chicons au gratin mais bon on n’a pas de four.

Donc déjà c’était une boum améliorée, avec de la vraie bouffe française et tout, pas juste des assiettes en plastique avec des bonbons et des chips dedans.

Et puis c’était une boum cosmopolite aussi. Je pense pas qu’il y ait beaucoup de filles de 24 ans qui peuvent se vanter d’avoir fait une boum avec des cambodgiens, aussi « in » eussent-elle été a 12.

Mais surtout, c’était une boum costumée.

Mon déguisement était vachement élaboré. Comme j’ai une vie beaucoup trop remplie (j’écris un mémoire, j’écris un blog, j’écris au moins 35 mails par jour la semaine et 20 le week-end, j’écris tout plein de textos en cours – je devrais peut-être écrire le cours a la place d’ailleurs, rapport a mon exam de mardi dernier), j’avais pas du tout le temps de me chercher un costume. Et de toute façons les magasins de costume à Phnom Penh yen a – pour ainsi dire – po. Du coup, j’ai regarde autour de moi ce que je pouvais trouver pour m’habiller avec. Je me suis d’abord dit que j’allais me déguiser en krama géant (c’est le foulard local, ils se le mettent partout ici, sauf autour du cou bizarrement – j’en ai un stock de 20 à écouler a Noel) puisqu’on doit en avoir une bonne trentaine a la maison. Ensuite j’ai trouve ca pourri comme idée. J’ai vu un casque de moto et je me suis dit que je pourrais me déguiser en chauffeur de tuk-tuk mais bon après je me suis dit que j’aurais peut-être chaud avec un casque de moto sur la tête pendant une boum, sans compter que ca aurait pas été pratique pour danser des slows et poser ma tête sur l’épaule de mon partenaire comme dans les vrais boums. Alors j’ai trouve un drap et je me suis dit que je pourrais me déguiser en romaine. Apres tout, cette tapette de Vercingétorix ayant déposé les armes aux pieds de César, Rome, c’est un peu la France aussi, ca entrait parfaitement dans le thème. Mais je manquais de matos (épingles à nourrice) pour assurer un tombé de plis harmonieux. Au final j’ai pris deux écharpes, je m’en suis nouée une autour de la taille, j’ai mis l’autre sur les épaules, un foulard sur le crane, des grosses boucles d’oreilles, je me suis regarde dans la glace et je me suis dit : « On dirait presque Esmeralda, ca fera l’affaire » (Oui des fois j’ai un ego gros comme ca, je me prends pour Esmaralda).

Ma carbonnade sous le bras qui me crame la cuisse, a califourchon a l’arrière de la moto avec tous mes foulards qui virevoltent derrière moi, me vla en route pour la boom. Il est 17h30. Ah on fait pas les choses a moitie, quand on fait une boom c’est pour de vrai !

La marmite à peine déposée dans la cuisine, je me retrouve dans le salon, au milieu de 15 cambodgiens qui ont des chapeaux de paille sur la tête, des kramas autour de la taille, des cœurs et des fleurs plein les joues et… un shooter de tequila au bout du bras.

En fait ce tableau est assez représentatif du reste de cette soirée hors du commun. Le Cambodge est un pays plein de paradoxes, ou les gens de trente ans jouent à des jeux pour gamins de 12 en buvant de la tequila et en se mettant des guirlandes sur la tête.

Une heure après notre arrivée, nous avons le ventre bien rempli de salade de riz, de pommes de terre et… de carbonnade, qui – sans vouloir avoir encore l’air de me vanter – a fait un carton. En mois de dix minutes, la marmite était vide, et pourtant la viande avait été trouvée suspendue à la merci des mouches dans un étal douteux du Marché Central. A Phnom Penh, même acheter de la viande est une aventure…

Place au shooting! Au Cambodge, l’expression « Tu veux ma photo ? » reprend du poil de la bête. Les cambodgiens, ils veulent vraiment ta photo. Et la leur aussi. Et si on peut éventuellement associer ta photo et la leur pour n’en faire qu’une seule et même image, c’est top méga cool. Iphones et blackberrys mitraillent de toutes parts. 2 ou 3 authentiques appareils photos numériques semblent un peu perdus dans ce délire technologique – c’est a ca qu’on reconnait les pauvres de notre classe, ils ont un téléphone ET un appareil photo. Les Riches, ils ont la classe avec leur 2 en 1.

Et donc, photos

Et photos

Et encore photos…

Apres le shooting, les cambodgiens proposent un jeu. D’abord il faut faire des groupes de 3 ou 4 personnes. Donc on fait des groupes. Le jeu s’appelle « Arbre, feuilles, racine ». Ca m’a frappe le lendemain en milieu d’aprem – aaaah mais bien sur, trrrrii, liv’, rrrout : tree, leaves, roots, hmm… – sinon avant ca je n’avais pas compris le jeu. M’enfin c’était pas bien complique, il fallait se lever a « trrrrii», ecarter les bras a « liv’» et s’accroupir a « rrrout », sauf que le meneur de jeu faisait tout le contraire et il fallait pas se laisser décontenancer.

Moralité : J’ai bien rigole. Il faut que je me (re)mette au sport.

A la fin du jeu, le gagnant (il n’y en a qu’un, d’où l’intérêt de faire des groupes) reçoit… un cadeau !

Un vrai cadeau emballe dans du papier cadeau avec des nœuds-nœuds et tout, que nos camarades de classe ont pris soin de ramener dans la perspective de faire des jeux et donc d’avoir des gagnants. On s’en fout un peu de ce qu’il y a a l’intérieur – pendant un moment je les ai d’ailleurs soupçonné d’avoir emballe des journaux usages juste pour faire un paquet. L’essentiel c’est que le gagnant ait son cadeau.

Franchement, les boums au Cambodge c’est carrément plus style qu’en France.

On enchaine sur un deuxième jeu appelé « Les crocodiles arrivent ». Une fois de plus, il faut faire des groupes et imaginer que le sol de la pièce est un immense lac infeste d’alligators friands de chair humaine. Notre salut se trouve sur un seul carreau de carrelage sur lequel on doit réussir à se serrer tous les 6 pour échapper a une mort atroce. Je vous laisse imaginer la scène. Certains groupes rivalisent d’imagination et conçoivent des figures absolument hallucinantes (bon sur la photo ca se voit pas trop mais c’était très impressionnant) :

D’autres ne parviennent pas à assurer une stabilité suffisante a leur pyramide et finissent en chair a pate dans la gueule des crocos. Mouarf!

Les français se sentant un peu en reste – c’est quand-même notre soirée après tout ! – décident d’organiser un concours de déguisements. Tous ceux qui le souhaitent ont trente minutes pour optimiser leur costume en s’étalant sur la face autant de maquillage qu’ils en ont envie, ou en utilisant les objets de la pièce d’une manière ou d’une autre. La pièce est remplie de cannettes de bières vides et d’assiettes en plastique sales. L’option « Je me déguise en tas de déchets ambulant, c’est trop la classe » traverse tous les esprits. Quelqu’un lance « Il faudrait faire des groupes ! », mais c’est déjà le chaos général dans l’appartement, chacun pour sa gueule, a la guerre comme a la guerre.

Les cambodgiens essayent de se déguiser avec tout et n’importe quoi, ils se mettent des guirlandes sur la tête, s’enroulent des draps autour du corps, s’accrochent des paniers a la taille… On en voit même un essayer de se déguiser avec un tableau en l’accrochant sur son ventre. Ils découpent des guns dans du carton pour aller avec leur chapeau de paille, en mode « Quoi? J’suis un cow-boy, ca se voit pas ? Bon ok j’ai des cœurs sur les joues mais j’suis un dur à cuire ! ».

Lol.

Une demi-heure plus tard, place au défilé.

Au clown et sa guirlande de canettes vides succède une bataille enragée entre cowboys et indiens. Un nuage passe, suivi d’une Esmaralda ratee (moi). Un ivrogne arrive en titubant avec sa bouteille de tequila, met deux cigarettes dans sa bouche et les allume. Enfin le clou du spectacle, un des gars de notre classe arrive en tenant par la main une haute silhouette drapée de noir et nous dit : «  Je vous présente ma fille qui se marie aujourd’hui ». Il retire le voile dans un geste théâtral, nous révélant un de nos camarades emballé dans un drap blanc avec un bikini par-dessus la robe, du noir plein les yeux, du rouge plein la bouche et un regard de transsexuel enguirlandé. Trop – fort !

Apres, c’est l’heure de danser. On a éteint la lumière. Totalement. Comme dans une vraie boom quand ya les slows. Sauf que bon on en ait pas a ce point d’intégration culturelle donc au lieu de se prendre par la taille on a mis La Chenille et on a fait la queue-leu-leu sur le balcon pendant 5 minutes, puis Au bal masque (ohé ohé). Puis la macarena. Puis Britney. « Oh I love Britney ! », les cambodgiens sont fans. C’était le déchainement sur le dance floor – mot qui revient d’ailleurs beaucoup trop souvent sur ce blog à mon gout.

Apres il est 22h30, on est fatigues, il est quand-même vachement tard pour une boum. Les uns commencent à partir, les autres se disent qu’on pourrait poursuivre la soirée dans un bar. Eternelle routine : on a envie de suivre les uns mais bien sur on suit les autres.

C’est trop bien les boums, j’aurais du en faire plus quand j’avais 12 ans. A la fin de la soirée, j’ai même réussi a embrasser un garçon ! Bon ok, on s’est foire en voulant se faire la bise du même cote… Mais bon quand même !

Je vous rassure, après j’ai embrasse l’autre garçon, celui que vous connaissez tous, et on a rigole tous ensemble.

Voila, avoir 12 ans à nouveau, c’est vraiment trop Kikoolol ptdr ^^ !

J’vous love lez amis

xD

Phnom Penh by night – part 2

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Samedi. 19h (je passe à l’heure française). J’ai eu une journée très productive malgré tout ! Je suis allée visiter le musée du génocide et je n’ai même pas vomi malgré ma gueule de bois (qui était minime en réalité, paradoxalement proportionnelle au prix de l’alcool consommé la veille, le monde est bien fait). J’ai passé deux heures à attendre ma pédicure mais j’ai les doigts de pieds plus jolis que jamais (ce qui ne veut pas dire jolis pour autant). Bon certes j’ai passé une heure affalé dans un lit avec Chloé et Christian, personne n’est parfait.

20h. J’ai faim. On décide d’aller se gaver de cuisine khmère à Romdeng, un des restaurants géré par l’ONG qui m’emploie. En entrée, histoire de, on prend des tarentules grillées, la spécialité du chef. Hmm c’est pas mal, ça croustille, la sauce au poivre m’arrache la gueule. Un cuistot arrive tout sourire avec une boite en plastique remplie d’araignées immobiles mais bien vivantes. Il en sort une, je recule de 3 mètres. Chloé fait preuve d’un sang-froid extraordinaire et en laisse grimper une sur sa main. La connaissant, je recule quand-même de 3 autres mètres. On range la bêbête dans sa boiboite, je ressens presque une pointe de compassion pour ces petites bestioles poilues qui ne manquent finalement pas de charme et qui vont finir dans l’huile de friture. Avant de partir Hadrien ecrit sur le formulaire de satisfaction « Vous etes vraiment pas cools les gars. Signe : Spider-man. », ce qui nous fait beaucoup rire. On est vraiment trop droles.

L’estomac bien rempli, direction le Memphis, un bar ou se produit régulièrement un groupe de Cambodgiens qui reprennent les tubes des années rock-pop. Je ne suis pas particulièrement fan des Pink Floyd mais quand le chanteur à la peau tannée et aux yeux bridés (un Khmer quoi) se lance dans une reprise de The Wall qu’il interprète à la per-fe-ction, entouré par sa bande de musiciens virtuoses, je sens un frisson délicieux me parcourir le corps et je n’ai qu’une envie, c’est de hurler à la mort : « Hey ! Teachers ! Leave our kids alone ! ». Ce que je ne me retiens pas de faire d’ailleurs… Puis, c’est la consternation. On est trois à se rendre compte au même moment qu’on a plus un rond dans notre portefeuille. Ben oui, on a beau être dans le Tiers-monde, faire la fête, ça a toujours un coût. Quoi qu’on fasse ce soir, ça sera for free. Après avoir dansé sur U2, Dire Strait et les Pink Floyd, les musiciens rangent leurs instrus et on se retrouve au Top Banana – zut, les verres sont payants. On en boit pas. – puis au Liquid, où heureusement le billard est gratuit. Antoine et Hadrien disputent une partie délicate avec les jolies serveuses qui finissent par l’emporter – bon, elles ont un peu triché, elles ont soufflé sur une boule pour qu’elle rentre, mais on est fair-play. Le bar ferme, s’en-suit une conversation interminable entre 8 personnes qui veulent chacune aller à un endroit différent. Par miracle, on arrive à ne se séparer qu’en 2 équipes, je fais partie de celle qui rentre faire dodo. C’est que demain je dois bloguer moi !

Foi de clubbeuse débutante, je m’en souviendrais de ce week-end ou j’ai mangé des araignées, vu en concert le clone khmer de David Gilmour, suis devenu Shakira l’espace de 3 chansons et ai même pas eu la gueule de bois avec du whisky à 1,50 $ la bouteille. Phnom Penh by night, comme dirait Christian, c’est vraiment «trop d’la balle ! ».