Archives de Catégorie: La poche du Cambodge

Accessoirement, je vis dans ce pays (en ce moment T)

Deux ans : l’heure du bilan ?

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Aujourd’hui, cela fait exactement deux ans que je vis au Cambodge. Je me revois encore le 10 juillet 2011 à 21h débarquer a Phnom Penh avec mes gros sacs, mes 3 jours de trajet dans les pattes et mes heures de sommeil en retard et… mais c’est une autre histoire.

En toute honnêteté je profiterais bien de cet événement marquant pour faire un peu d’étalage de life sur la blogosphère. Je me disais que j’allais faire un article un peu touchant et girly sur toutes ces merveilleuses choses qui me sont arrivés depuis que j’habite à Phnom Penh : tous mes nouveaux amis chéris d’amour qui sont ici comme ma deuxième famille (bisou les amis), la beauté du Cambodge, le fait que Phnom Penh est la meilleur ville du monde pour… a peu prés tout en fait (sauf les pique-nique et le shopping), les Khmers qui peuvent être aussi choubidous qu’horripilants (mais qu’on aime bien quand-même au fond, du moins presque tout le temps), mon travail qui était quand-même jusqu’à il y a quelques mois le travail de mes rêves (jusqu’à ce que je me rende compte que mon boss était un fdp, que j’aurais jamais de sous en sauvant les pauvres et que j’avais trois fois moins de vacances que les autres gens #désillusion #désenchantement), mes représentations de théâtre qui étaient quand-même (c’est vrai ca tiens, je ne vous ai pas updaté a ce sujet) un moment cosmique intersidéral de ma vie, ma maison qui est, en toute objectivité, la meilleure du tout Phnom Penh, voire du monde entier… Enfin tout ca quoi.

Mais bon, je crois que j’ai écrit beaucoup trop d’articles débiles sur mes sorties enivrées, mes crises de nerfs dans les toilettes et mes pathologies bizarres pour être un jour à nouveau crédible dans ce genre littéraire…

Non la question un peu badante que je me pose aujourd’hui en revanche, c’est : serai-je la l’an prochain pour fêter mon 3eme anniversaire au Cambodge ?

(C’est le moment ou je vous annonce que j’ai chopé le Sida et que les médecins Khmers me donnent moins d’un an à vivre…).

(Ahah, je vous ai bien eu)

Bon plus sérieusement, parce que ca ne se fait pas trop de plaisanter sur un sujet aussi grave (and I mean it), non il faudra bien qu’un jour je quitte ce pays enchanté et si ca peut se faire d’ici + ou – un an d’échéance ca serait pas mal.

Alors je vous vois déjà tous à demander pourquoi il faut absolument que je quitte le Cambodge. Bon d’une part, parce que si je reste trop longtemps dans ce pays, je vais sérieusement finir avec une cirrhose et aussi parce que j’ai trop peur que mes amis de France oublient mon prénom (ou mon existence). Mais c’est aussi que l’éternelle insatisfaite que je suis ne s’autorise pas à rester trop longtemps au même endroit… J’ai déjà soif de nouvelles aventures pour ne rien vous cacher.

Et pourquoi trois ans ? En vérité je ne sais pas trop. 3, c’est un peu mon chiffre fétiche (parce que je suis née en décembre, que j’ai une seule sœur et que j’ai rencontré mon mec quand j’avais 16 ans, c’est pour ca). Dans un an j’aurais 26 ans, ce qui n’est pas aussi déprimant que d’en avoir 25 mais qui ne me rajeunit pas non plus. A 26 ans on a plus l’âge de vivre dans le Tiers Monde si vous voulez mon avis, il est temps de penser au plan épargne logement et a faire des mioches (LOL).

Bref, rendez-vous dans un an pour savoir si j’ai réussi à m’auto-briser le cœur sur l’Autel de mes Principes Psychorigides et de la nécessité d’évoluer… ou pas.

En attendant, vous pouvez toujours aller loler sur ce tumblr qui représente tellement bien ma vie a Phnom Penh qu’on pourrait croire que c’est moi qui l’a fait (mais en fait non): http://phnompenhtuktuk.tumblr.com/

(Si vous connaissez les gens qui s’en occupent, je veux bien que vous me les présentiez, ils ont l’air très rigolo).

Je vais essayer de mettre a profit cette dernière année au Cambodge pour apprendre le Khmer, me faire des amis parmi la population non-francophone et arrêter de bitcher sur la pluie, les cambodgiens et mon boss faire la nocturne  rue 51, manger plein de nouilles sautées et de pizzas de chez Luigi et blogger a foison.

Phnom Penh: I’m back

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En ce qui concerne mon retour en France, on ne peut vraiment pas dire que les choses se soient mal passées. Grosso modo, j’ai passé le plus clair de mon temps à kiffer ma life. Et puis le reste du temps, j’ai mis tout le soin du monde à prendre trois kilos en me goinfrant à toute heure et à me payer de bonnes tranches de LOL avec les copains.

Bref, c’était cool. J’ai cru que j’allais mourir de chagrin (true story) quand j’ai du dire au revoir à tout le monde mais c’était cool.

En ce qui concerne mon retour au Cambodge par contre, c’est une autre histoire (comme quoi on vit vraiment dangereusement dans le Tiers Monde).

Apres un voyage tout a fait respectable a bord de la compagnie aérienne Gangnam Style (LOL, c’était Korean Air), j’ai enfin posé mon pied sur le sol cambodgien. Je n’avais pas fait 30 minutes a bord d’un tuk-tuk en direction de mon domicile fixe qu’un homme mal intentionné juché sur un véhicule a 2 roues a essayé de s’emparer de mon sac a main qui trainait nonchalamment sur le siège passager (je suis trop une GUE-DIN). Par chance j’ai de bons reflexes. J’ai poussé un tel cri de désespoir et de terreur (comprenez, mon sac contenait ma thune, mon passeport et mon appareil photo ma nouvelle Game Boy advance et mes jeux Mario Bross et Harry Potter) en me jetant sur mon sac comme une démente que mon agresseur n’a pas demandé son reste et a déguerpi en ayant bien pris le soin de repousser mon bien vers moi pour – sans doute a-t-il cru – ne pas risquer de se faire pourchasser par une folle-furieuse qui l’aurait sans aucun doute déchiqueté a pleines dents si elle lui avait mis la main dessus.

J’ai fini par arriver chez moi sans autre encombre pour constater qu’un squelette avait élu domicile dans mon salon… (bonjour, ma coloc est médecin) Il gisait en pièces détachées sur le canapé du salon. Ca m’a fait un peu drôle.

Je n’étais pas au bout de mes peines car en défaisant mon sac par la suite, j’ai pu constater qu’il s’était miraculeusement rempli de petites graines blondes durant le voyage. Eh oui, mon paquet de semoule avait explosé pendant le transport… (En même temps, qui ramène du boulgour de France dans le Tiers Monde, qui ?) (Heureusement, la quinoa bio était intacte).

Pour me remettre de ces aventures, je suis sortie boire quelques verres – c’était vraiment une idée très intelligente a 1h du matin, après une nuit blanche dans l’avion – et bam ! J’ai cassé ma tong Angry Bird, ce qui m’a fallu de finir la soirée va-nu-pieds.

Epuisée par tant de péripéties, j’ai fini par rentrer chez moi d’assez bonne heure, histoire d’affronter dans un état de sobriété totale les 3 heures d’insomnie (jetlag I love u) qui ont suivies… Cela ne m’a pas empêché de ne rien entendre du tout quand des petits voyous ont forcé mon portail pour s’introduire dans ma cour et dérober la moto de mon colocataire a mon nez et a ma barbe.

J’ai fini par m’endormir vers 5h du matin en tremblant de peur dans le fond de mon lit, à l’idée de voir débarquer dans ma chambre un truand cambodgien bien décider à en découdre me violer ou me voler ma Game Boy. Deux heures après j’ai été réveillé en sursaut par… un cambodgien (enfin, un homme de type basané dans tous les cas – au niveau des origines, ca reste à prouver). C’était juste mon coloc qui, rentrant de soirée a 7h du matin n’avait pas trouvé mieux que de me faire une belle frayeur en débarquant dans ma chambre et en tapant sur mon lit pour me réveiller avant de me bouffer la moitié de mon saucisson ramené de France.

Bref, je suis rentrée au Cambodge.

 

Breaking news: tout va bien

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J’ai le plaisir de vous annoncer qu’en dépit de tous mes efforts pour mourir ces derniers temps, je suis toujours en vie*.

*Clairement, cette phrase n’a aucun sens mais ca va, ca ne me dérange pas trop.

Pour commencer – et je dois avouer piteusement que je l’avais bien cherché en dormant avec l’aircon réglée sur la température minimale toute la nuit pendant plein de nuits (j’ai récemment déménagé dans une Suite Royale avec jacuzzi la clim alors j’en profite) et en faisant du sport prenant des douches glacées après avoir fait du sport par 40 degrés Celsius – j’ai attrapé cette maladie étrange, aussi infantile qu’incurable : l’otite-a-irruption-cutanée. Celle qui, en plus de te rendre sourde de l’oreille droite (car je dors du cote gauche) et de te donner l’impression que ta tempe va t’exploser a la face toutes les 20 secondes, te refile en prime un petit look de galleuse en faisant pousser sur ta joue de délicats bourgeons de couleur rouge… J’étais donc bien moche et bien a l’article de la mort pendant quelques jours, et j’ai d’ailleurs même du prendre un jour et quart d’arrêt maladie (Que les choses soient claires : jamais, JAMAIS je ne prends des arrêts maladie. Les arrêts maladie, c’est bon pour les p’tites bites).

Sur ces entrefaites réjouissantes, et après que Monsieur Docteur il ait compris que prendre un antidouleur par jour ca n’allait pas trop me sauver la vie mais qu’il valait peut-être mieux me shooter aux antibiotiques, je suis partie en vacances (oui car je m’arrange toujours pour tomber malade juste avant les vacances comme ca j’ai encore moins de chance de devoir prendre un arrêt maladie – chacun ses principes). Comme je ne me trouvais pas assez épuisée par mes nuits blanches passées à me concentrer pour ne pas m’étouffer dans ma propre morve, je me suis dit que rien ne valait une petite randonnée de 3 jours au beau milieu de la jungle tropicale, le plus loin possible d’un établissement de santé.

Ainsi, j’avais de grandes chances de choper le palu, la malaria (scoop : c’est la même maladie mais personne ne le sait), le typhus, la grippe aviaire, la lèpre ou le tenya, de me noyer dans un torrent, de me faire dévorer par un tigre, écraser par un éléphant, enlever par des tribus autochtones avec des pendentifs en tête réduites (bon OK la j’en rajoute un peu, on est pas non plus dans Jumanji)… et j’aurais surtout pu mourir de rire a de nombreuses reprises, surtout quand on a fait croire à notre guide qu’il allait devoir nous ramener un tuk-tuk au milieu de la jungle car il était hors de question qu’on marche les 8 km restantes le dernier jour (vous auriez vu sa tête, j’en rigole encore une semaine après).

Mais bon, une fois de plus, j’ai survécu (je suis vraiment une dure à cuire).

Enfin, à peine remise de mes aventures, j’ai entamé la dernière ligne droite du marathon de la mort en allant courir ces foutues 10 km pour lesquelles je m’entrainais à corps perdu depuis des mois (je sais ce que vous pensez tous : Peuh ! 10 km ? C’est riiiieeen, mais bon, je suis une grosse lopette et j’assume) et je n’ai pas rendu l’âme au milieu des temples d’Angkor (pourtant ca aurait été pas mal la classe) ce qui m’a vallu une belle médaille de winner finisher.

Voila c’était le flash info spécial en direct du Cambodge ou en fait il ne se passe vraiment rien de bien excitant.

Heureusement que dans deux semaines je rentre en France (et d’ailleurs je vais peut-être arrêter d’en parler car a chaque fois je manque d’expirer de béatitude orgasmique – et, franchement, après avoir traversé tout ca, ca serait quand-même con).

France Inter calling…

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Maintenqnt que je suis passée a la première radio de France (mais non pas NRJ voyons) (bande d’incultes), je vais me mettre drôlement la pression pour ne pas écrire trop d’imbécilités sur le blog.

Ben oui parce que la je me dis que si les mecs qui écoutent France Inter a 5h20 du matin déboulent sur mon blog a la suite de mon interview très intéressante sur la mort du roi du Cambodge, ca n’est plus trop le moment de faire la gogole pour amuser la galerie…

Donc la semaine prochaine, cher public, je vous livrerai un article sur le couple de danseurs contemporains russes Ekaterina Sergueïevna Maximova et Vladimir Vassiliev dans leur interprétation de Katia et Volodia en 1989.

Ca sera vraiment très intéressant.

AH AH !

Mais non voyons, c’était une blague.

Je disais ca juste pour fanfaronner un peu sur le fait que ce matin, j’étais en direct live du Cambodge sur les ondes de la France qui se lève tôt :

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=484865

(ma douce voie mélodieuse a la minute 21) (vous allez dire que je me la péte grave mais je ne vous en veux pas trop).

Bon sinon je vais peut-être plutôt vous raconter comment j’ai survécu a ma traversée de la jungle Malaisienne infestée de sangsues et de porc-épic grâce a l’aide d’un petit garçon (il avait 19 ans mais ca va il était sympa) et d’un guide défoncé a la « jungle-herd-I-believe-I-can-fly » qu’il fumait par série de 5 douilles au petit-déjeuner.

Stay tuned.

Le sport c’est trop dur

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Il y a quelques semaines, forte de tous ces excès de bières, hamburgers, pizzas, nouilles a l’huile et autres aliments a piètre intérêt diététique, j’ai commencé à me sentir un tout petit peu grosse (pour parler crument). C’est alors que j’ai eu une idée de merde géniale, j’ai dit : I AM GOING TO RUN THE ANGKOR MARATHON.

(si)

C’est sur, c’est très impressionnant comme ca, sauf que je ne vous ai pas encore dit, c’est qu’il ne s’agit en fait que d’un semi-marathon. Et comme je suis une sacrée feignasse personne sensée, j’ai décidé que je ne n’allais en courir que la moitié (soit un semi-semi marathon).

Alors je vous vois déjà tous à dire que je me fous un peu de la gueule du monde mais bon je vous signale quand-même qu’il ne m’en reste pas moins 10 km à parcourir en petites foulées, et ce sans pause-pipi. Vous allez me dire : LOL. Sauf que non, c’est vrai.

Or, pour ne rien vous cacher, la conception du marathon (ou du semi-semi marathon) ne se résume pas exactement à celle exposée par Barney Stinson dans How I Met Your Mother, saison 2, épisode 15 :

« Step 1: You start running…

There is no step 2 »

Ahah ON Y CROIT TOUS.

Conséquemment, j’ai du récemment me remettre au sport, après une très longue abstinence (et quand je dis abstinence, je veux dire que mon activité sportive de l’année écoulée se résume a un trémoussement hebdomadaire d’une moyenne de quarante-cinq minutes sur le dance-floor du Pontoon) (ce qui entre nous est déjà pas mal).

Pour démarrer en beauté mon entrainement, j’ai bien pris le soin de m’équiper de chaussures roses en toile trop petites (celles qui m’avaient value de finir cette randonnée la va-nu-pieds il y a 1000 ans). Cette fois, j’ai hérité d’un bel hématome très douloureux sous l’ongle du gros orteil (comme pour l’instant je suis toujours grosse, je ne m’embête pas trop a entretenir mon sex-appeal. Je garde ca pour quand je serai redevenu bonne).

Ayant par la suite fait l’acquisition d’une super paire de baskets au centre-commercial du coin (oui, yen a aussi dans le Tiers-Monde) sur les conseils avisés de mon collègue joggeur, j’ai pu reprendre l’entrainement sans crainte de nouveaux désagréments pédestres.

Enfin c’est ce que je croyais…

Une semaine plus tard, il a fallu que je m’approche dangereusement d’une fontaine infestée de bactéries tropicales, juste histoire de me choper une magnifique infection épidermique répondant au doux nom de staphylocoque (si vous ne savez pas ce que c’est je vous conseille vivement de googler a foison, vous allez passer un moment sympa) (qu’est ce que je vous disais sur mon sex-appeal…).

Bref, j’y retourne ce soir en gardant comme toujours l’esprit clair et les pensées positives (c’est-a-dire que je ne vais pas du tout me focaliser sur le fait que j’ai mal partout, que je vais mourir dans 2 minutes, que des sales gamins encombrent le pavé, que j’ai trop chaud, trop soif, trop envie de faire pipi, que c’était vraiment une idée de merde ce marathon et que le sport c’est trop dur. Non, je vais plutôt me dire qu’au moins je ramènerai des photos potables de moi en bikini sur les plages malaisiennes ARRRRRRRRRGGGGG) (genre).

Je vous raconterai.

Stay tuned.

Mon heure de gloire

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Croyez-le ou pas (de toutes façons j’ai des preuves) mais mon blog a été sélectionné pour être la star du mois de Septembre sur un site qui a pas mal la classe : expat-blog.com (oh-yeah). J’ai donc été gentiment prié de donner ma première INTERVIEW.

Alors bien sur, j’aurais pu faire comme tout le monde et raconter des banalités sur le Cambodge et l’expatriation, comme quoi c’était très beau, que les gens étaient souriants, que ma famille me manquait, que la circulation c’était n’importe quoi, etc etc etc etc etc etc… zzzzzzzzz (#boring).

Mais comme j’aime bien me faire remarquer, je n’ai pas pu m’empêcher de fanfaronner en racontant tout un tas de bêtises.

Je vais encore passer pour une sacrée mongole (mais ne vous inquietez pas, j’assume).

Petite présentation: qui es-tu, d’où viens-tu (pays, région)…

Je m’appelle Sabine, j’ai 24 ans.

Je viens d’un endroit en France qui s’appelle le Nord (personne ne sait que c’est vraiment le nom d’un département français, mais bon on fait avec).

En ce moment, j’habite à Phnom Penh (en Indochine du Sud Est).

Comment t’est venue l’idée de t’installer au Cambodge?

Un jour mon copain m’a appelé en me disant : « Si ca te dit d’aller vivre dans le Tiers-Monde, j’ai l’opportunité d’aller étudier un an au Cambodge ». Moi ce que je voulais avant toute chose, c’était aller dans un pays ou je pouvais sauver des gens. Donc effectivement, l’Asie, ca me disait plutôt pas mal.

Depuis combien de temps es-tu partie? Est-ce la première fois que tu vis aussi loin de chez toi?

Depuis un an, un mois, 19 jours et 15 heures.

Oui c’est la première fois que je suis si loin de ma maison pendant si longtemps et pour être honnête la France me manque (mais pas la SNCF).

Comment s’est passée l’installation?

Très bien. Les gens chez qui j’ai déposé mon baluchon ont été très gentils avec moi (en même temps je leur avais ramené des spéculoos).

D’ailleurs cela fait maintenant un an que je squatte leur appart, mais je vous rassure, j’ai payé ma part de loyer.

Les Cambodgiens sont-ils accueillants?

Ah ca oui. D’ailleurs parfois on aimerait qu’ils le soient un peu moins… Par exemple au bout du douzième tuk-tuk qui vous propose gentiment de vous faire le taxi quand vous vous livrez à une activité – certes très étrange – comme marcher dans la rue.

Qu’est-ce qui t’a le plus surpris à Phnom Penh / au Cambodge?

Certaines rues (comme la rue ou je travaille la journée et ou je sors le soir) sont vraiment très différentes le jour et la nuit. Personnellement, je suis sure qu’elles se trouvent dans des failles spatio-temporelles (mais je n’ai pas encore de preuves à avancer).

Quelles sont les différences les plus marquantes avec la France, ton pays d’origine?

Ici ils mettent des glaçons dans la bière… mais le plus marquant c’est que ca n’est pas plus mal.

Quel est ton meilleur souvenir?

Toutes ces belles rencontres et ces beaux voyages Honnêtement, quand ils ont ouvert un cinéma à Phnom Penh et qu’ils ont passé le dernier Harry Potter, c’était vraiment une très belle journée (j’y suis d’ailleurs allée deux fois).

Est-ce qu’il y a des choses qui te manquent depuis que tu es installée à Phnom Penh?

Souvent j’ai envie qu’il fasse froid dehors pour que je sois obligé de porter un gros pull, d’enfiler des bottes et de me coiffer d’un béret avant de sortir (j’aime beaucoup ca, les pulls, les bottes et les bérets).

Sinon les Rillettes. Ca aussi ca manque.

La vie d’une expat au Cambodge ça ressemble à quoi (une journée typique, quelque chose que les expats aiment bien faire, un trait marquant du Cambodge que tu apprécies particulièrement)?

Quand on reste longtemps dans un pays, on a l’impression que la vie est une succession de nouvelles rencontres et de douloureuses séparations. C’est un peu fatiguant, d’autant plus que par conséquent, il y a toujours un bon prétexte pour aller boire des coups…

Heureusement les bars ne sont vraiment pas chers, on n’a pas a se plaindre.

Qu’est-ce qui t’a donné envie d’écrire ce blog?

Le blog de Rachel (coucou Rachel), encore une autre (ex) expat déglingo. Je l’ai lu et j’ai été jalouse. Alors j’ai fait pareil… (Enfin, j’essaye).

As-tu déjà rencontré du monde grâce à ton blog?

Virtuellement, oui. Je me suis fait quelques e-potes.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à celles et ceux qui souhaiteraient aller vivre à Phnom Penh / au Cambodge?

Surtout n’oubliez pas votre vêtement de pluie FONCEZ !

CDI expatrié

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C’est vrai que je n’ai pas été bien active sur le blog ces derniers mois. Mais franchement, j’avais une bonne excuse : j’étais en dépression.

La vie d’expat, c’est beaucoup trop dur.

Ca vous en bouche un coin hein? C’est parce que vous, pauvres naïfs, vous croyez que la vie d’expat se résume a resto tous les midis, clubbing tous les soirs, iles paradisiaques tous les week-ends (ce pour quoi je ne vous blâme pas car cela traduit une lecture régulière et assidue de mon blog) (qui entre nous ne parle que de bouffe, de boites de nuit et de voyage).

Eh bien, DETROMPEZ-VOUS, la vie d’expat ca n’est pas ca (enfin, pas seulement). Je vais vous dire moi ce que c’est : une succession interminable d’adieux déchirants, voila ce que c’est la vie d’expat.

Donc ces derniers mois ont été DUR, je l’avoue, non pas parce que je suis allée voir des daubes au cinéma, mais parce qu’en un mois et demi, j’ai dit été forcée de dire Adieu a dix-huit deux-cent soixante douze personnes (oui j’ai tant d’amis que ça car je suis quelqu’un de particulièrement sympa figurez-vous) (LOL).

Quand on est expat, on rencontre des gens, on se bourre la gueule (oui, en général ca passe souvent par la – sorry about that), on rigole, on devient potes, on a des discussions très sérieuses – sur, par exemple, la mort de Fred dans le dernier Harry Potter (tous les expats de Phnom Penh me prennent pour une folle depuis que je leur ai dit après 3 vodka-pomme que ma vie n’avait plus de sens depuis lors)(alors que c’est la vérité !) ou encore Keynes est-il plus libéral qu’Adam Smith ? (true story) –, on se bourre la gueule, on rigole, on devient amis, on sort au resto, on passe des après-midi a jouer a la belote en buvant du pastis (j’ai que des amis français parce que je ne parle anglais qu’au travail, c’est un principe auquel je tiens), on va au cinéma, on part en week-end, on se bourre la gueule, on rigole, on devient très très amis, on se voit tous les jours, on va au Pontoon, on fait des gouters d’anniversaire, on va a la piscine, on se bourre la gueule, on rigole…

Et puis soudain, c’est l’été, les grandes vacances approchent : la France, son climat idéal, ses tentations culinaires, la famille, ou parfois, de stupides obligations professionnelles, vous rappellent a l’ordre. C’est alors que tous les expats en CDD de Phnom Penh se disent : BON, c’était sympa, on s’est bien bourré la gueule, on a bien rigolé mais le Tiers-Monde, c’est terminé. SO LONG my friends, hastalavista byebye.

Et la, vous, pauvre expat en CDI, vous les regardez partir et vous ne rigolez plus du tout (non, par contre vous pleurez, genre, beaucoup).

Vous vous souvenez quand je vous avez raconté que je vivais avec un certain nombre de garçons (CINQ – oui). Eh ben au jour d’aujourd’hui il en reste… un. UN.

Le PIRE dans tout cela c’est que j’ai par conséquent perdu une quantité considérable de lecteurs qui, une fois rentrés dans la civilisation et ayant retrouvé les copains, le fromage, le vin rouge, le ciné sans la clim a moins 15 degrés, Paris, Bordeaux, Lille, la Bretagne, la Cote Basque, Barcelone, Munich… auront très certainement autre chose à foutre que de lire mes histoires de Tiers-Monde.

Enfin voila, la bonne nouvelle dans tout ca c’est que moi je rentre en France dans quatre mois et demi (…), si mon boss schleu est d’accord (ce qui n’est pas forcément gagné).

Bref, heureusement que ma sœur arrive demain! (et CA c’est une putain de bonne nouvelle, surtout qu’elle me ramène des rillettes !!!).

Bisous les expats en CDD et bon vent. Je vous aime (revenez).