Archives de Catégorie: La poche du Train-Train Quotidien

Dedans celle-là je raconte des banalités sur ma vie…

Moment de Grâce

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Dans l’agitation frénétique de ma vie Phnom Penhoise, il y a ce moment de la semaine qui m’est tout particulièrement précieux…

Il s’agit de ces quelques heures qui séparent le moment ou je quitte mon bureau le vendredi soir et celui ou je prends mon premier verre de la soirée, ouvrant la voie à la folie de mes weekends et a leur cycle délicieusement infernal d’ivresse et de petites agonies.

Entre ces deux moments, il y a une espèce de vide, de creux, de blanc. D’instants suspendus entre deux vies, hors-champ, hors-temps, a la durée incertaine… Tous les vendredis a la fin de l’après-midi, lorsque j’éteins mon ordinateur, que je déconnecte, que je descends les escaliers de mon bureau, que j’enfourche mon vélo et que je pédale vers les aventures qui m’attendent, je sens ce sentiment de liberté. Derrière moi les contraintes professionnelles, les prises de tête, les collègues, les pénibles levers a 7h du matin. Envolés Outlook, Skype et les pages facebook. Oubliés les retroplannings, le développement produit et les nouveaux menus des restos. Effacés l’affairement de mes soirées de semaine, qu’elles soient théâtrales, sportives, culinaires ou festives.

Apres il faudra sortir, boire des verres et des verres, passer une énième soirée rocambolesque, traverser des rebondissements, prendre des tuk-tuk, aller de bars en bars, faire des rencontres, boire encore, danser, rire, s’enivrer, s’oublier, se perdre… Et le lendemain, il faudra se réveiller. Affronter la bouche pâteuse, la tête en vrac, les souvenirs brumeux. Assumer sa confusion et sa honte, parfois, des égarements de la veille. Rire encore des situations désopilantes provoquées par l’ébriété. Remettre pour la 58eme fois à plus tard sa todolist du week-end. Trainer sa gueule de bois au bord d’une piscine. Débriefer avec ses compagnons de noctambulisme. Se promettre qu’on ne remettra pas ca de si tôt… et tout recommencer le soir même.

Mais entre les deux, il y a cet instant, cet espace, cet entre-deux de calme, d’apaisement et de quiétude. Le creux de la vague. La trêve. L’œil du cyclone au cœur des deux tempêtes.

Pendant ces quelques heures ou rien ne me coute, je peux faire les tas de trucs ennuyeux que je passe mes semaines et mes week-ends à procrastiner avec toujours une bonne excuse. Je peux aussi lire, écrire, faire la sieste, trainer avec mes colocs ou mon amoureux, me promener. Ou je peux, tout simplement, jouir du rien. Ne penser qu’aux nouvelles surprises que me réservent le week-end, et l’avenir…

Ces heures n’appartiennent qu’a moi et pour rien au monde je n’y renoncerais. Semaines après semaines, elles me font penser que si j’ai a ce point besoin de ces instants de néant, c’est que la vie par ailleurs comble déjà mon appétit pour l’agitation et étanche ma soif d’effervescence.

Cela me laisse sur la langue un agréable gout de plénitude…

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Chers lecteurs,

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En ce moment je n’ai pas beaucoup de temps à consacrer au blog (mea culpa).

C’est qu’entre les élections au Cambodge (et tous ces moments passés à attendre barricadée chez moi qu’il ne se passe absolument rien), l’interminable et classique feuilleton estival des départs en série et des adieux déchirants (et toutes les crises de larmes pots de départ que cela implique) et l’impossibilité de contourner chaque jour le regard implorant de mes 3 chatons trop craquinous pour que je joue avec eux en rentrant du travail, je passe un été quelque peu… mouvementé.

Minou

Mais la vraie raison de mon silence en fait est tout autre.

***BREAKING NEWS*** : Il ne faut pas le dire trop fort mais… j’ai acheté un Iphone.

Oui. Moi. Moi j’ai acheté un Iphone. Moi qui ai tant bitché sur Steve Jobs (y compris le jour de sa mort, je n’ai vraiment aucun respect pour les défunts…), moi qui voulait sauver les enfants asiatiques de la mainmise capitaliste (Bon en fait ils se débrouilleront tout seul), moi qui vantait à qui voulait l’entendre les merveilleuses fonctions anti-destruction et anti-obsolescence de mon Nokia 1280 sans la couleur (oui mais dessus ya pas Instagram…), je suis à mon tour passée du côté obscur de la nouvelle technologie. J’en ai pas dormi pendant une semaine mais je l’ai fait quand-même.

Bon attention hein, j’ai pas non plus acheté l’Iphone dernier cri matez-ca-comme-je-suis-trop-riche-j’ai-meme-claqué-800-boules-dans-mon-nouveau-téléphone-a-8-megapixels-Siri-intégré-écran-Rétina – là clairement, je ne comprends pas ce que j’écris… Non, j’ai bien pris le soin de m’équiper d’un Iphone à l’ancienne, bien épais, bien ovale sur les bords avec LE détail choc qui prouve que je ne fais pas partie de ces-gens-la (vous savez, ceux qui s’isolent pour parler tablettes en soirée : Android vs IOS, le choc des titans), à savoir : un écran fissuré ! Comme ça, ça lui donne un petit look de dur-a-cuire à mon Iphone. Il se laisse pas abattre par un petit gnon dans la face.

Donc pour le moment je suis donc encore très occupée à comprendre comme ca marche tout ce joyeux bordel technologique. Je télécharge des applis dans tous les sens (surtout celles avec des jolis filtres pour photos <3), je fais mes premiers pas sur instagram, je pousse des cris de goret quand je vois FACEBOOK ARRIVER SUR MON TELEPHONE ( !!!) sous la forme d’une petite barre de progression verte, je bade grave parce que je n’arrive pas à utiliser le correcteur d’orthographe, je me dis que c’est bizarre que je n’ai toujours pas pensé a installer Angry Bird alors je joue a Ninja Fruit et Bubble Shooter, je reçois des messages de gens avec un numéro FRANÇAIS sur Viber…

J’ai donc fait un énorme step-up en terme de possibilité d’étalage de vie sur le web international et je me dis qu’il faudra que je me fixe quelques règles parce que pour le moment tout ce que j’ai envie de faire, c’est d’instagrammer tout ce que je bouffe, mes chatons et mes doigts de pied en éventail devant la piscine ou je passe mes week-ends (#soboring #socliché #ohmygod) et d’inonder la toile d’hashtags en tout genre alors que je suis résolument CONTRE cette nouvelle tendance #becausesorryguysbutmostofthetimeitsjustfuckinguseless (ah oui faut les écrire en anglais, TOUJOURS, sinon ca compte pas).

Affaire à suivre…

PS : Des fois je me dis que je suis un peu trop superficielle. Mais ca va je le vis bien.

Insta

« Le monde entier est un théâtre et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. » William Shakespeare

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En ce moment je vis littéralement un enfer ! Je ne peux pas regarder la suite de Game of Throne et je dois subir les semi-spoils et autres commentaires intempestifs de tous mes amis facebook (et même du Hufftington Post !) sur le traumatisme de tous les fans de la série qui ne se remettent pas de la mort de Dieu-sait-qui dans le dernier épisode…

Bon pour les phnom-penhois qui me lisent, sachez que j’ai quand-même une très bonne raison de ne pas regarder la meilleure série du monde (après F.R.I.E.N.D.S), c’est que je répète tous les soirs pour mes représentations de théâtre qui ont lieu ce week-end (oui, depuis un an j’ai trouvé une alternative au Pontoon en terme de hobby a Phnom Penh); ce qui veut dire qu’il me reste 2 répétitions pour réussir a choper le bg de ma troupe que je suis supposée galocher dans une de mes scènes*.

*Oui j’aime toujours mon mec, on parle de THEATRE la… nan mais ALLO

Sauf que ***SPOILER ALERT***: not gonna happen.

Pourtant j’y mets du mien, j’ai fait beaucoup d’efforts : je me suis ramené en robe transparente (c’est pour mon rôle de composition, dans le script je suis supposée être une « grosse bonnasse »  « femme élégante »), j’ai frôlé l’overdose de pastilles a la menthe, j’ai mis des escarpins trop petits pour être a une hauteur adéquate… J’ai discuté de cette scène pendant 1000 ans avec mon prof, mon partenaire et a vrai dire toute ma troupe, sur le mode déconnade d’abord – « Oulala j’en connais un qui va pas être très très content si tu m’embrasses, et en plus il est très costaud… LOL » -, sur le mode sérieux ensuite – « Mais nooooonnn mon mec ne va pas te casser la gueule si tu me smack pendant 4 secondes ». J’ai essayé de l’engrainer pour l’emmener en soirée se bourrer la gueule en me disant que ca nous aiderait à nous décoincer… Rien n’y a fait ! J’ai même sorti la carte lesbienne-a-mes-heures-perdues pour réchauffer un peu l’atmosphere – « Oh tu sais moi je m’entraine pour cette scène avec toutes mes copines a chaque fois que j’ai un coup dans le nez » – et MEME CA ca n’a pas marché ! (l’histoire ne dit pas si c’était une blague ou non…).

Je sais pas s’il se rend bien compte que tous mes amis ont acheté leurs tickets juste pour voir cette scène dont je leur parle depuis 6 mois (car je suis une grosse gamine et je n’ai rien de plus intéressant a leur raconter) et qu’après la représentation ils vont me jeter des cailloux si je ne leur rembourse pas leurs places…

Enfin… pour ceux qui auraient toujours envie de venir, sachez qu’il reste plein de places et qu’il y a autre chose à voir qu’un roulage de pelle foiré. Yaura peut-etre pas de galoche mais, sans vouloir spoiler davantage, yaura de la bagarre et aussi parfois de l’humour drôle (et meme: une authentique BUVETTE). Honnêtement je pense que ca vaut le coup alors venez ! (et pour les dizaines de milliers de fans qui me lisent sans savoir qui je suis, c’est l’occasion de faire ma connaissance) (vous verrez a un moment je crie beaucoup mais en vrai je vous aime bien).

Bien sur j’ai fait un événement facebook car facebook, c’est la vie et comme ca j’ai pas besoin de vous donner tous les détails : Evenement facebook

Sinon je sais pas ce que vous en pensez mais je trouve que ma vie ce blog bascule un peu trop dans le trash… Promis mon prochain article parlera des nouveaux produits sur lesquels je bosse a mon travail : c’est des guirlandes fleuries et des sacs avec des cœurs. #bi-sou

J’ai testé pour vous: Sortir en compensés et poum-poum short (ou Comment foirer sa soirée avec classe)

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Mesdemoiselles je m’apprête a vous dévoiler LA technique du foirage de soirée stylé, testée par la maison et garantie 100% réussite. Ne me remerciez pas.

Tout cette histoire commence il y a quelques semaines, quand je décide que je suis résolument une personne beaucoup trop terre-à-terre et que j’ai besoin de prendre un peu de hauteur. Je me rends donc dans ce merveilleux magasin de chaussures ou il est possible de se faire faire des souliers sur mesure du modèle de son choix (c’est ça de vivre dans le Tiers-Monde, ya encore des gens qui ont un Vrai Travail comme fabriquant de chaussures, ils sont pas tous Trader ou Chargé de Marketing et s’achètent pas leurs godasses sur Sarenza.com). Lasse de traîner en tongs Angry-Bird backpacker-style, j’ai donc fait l’acquisition d’une paire de chaussure de type haute (très haute).

En dépit des réactions mitigées de mon entourage – mon prof de théâtre m’a dit que j’étais bonne (mais il est gay) et mon collègue m’a dit que je ressemblais a une Drag Queen (il est gay aussi d’ailleurs – ya peut-être un sujet a creuser sur l’intérêt des gays pour les talons compensés…) –, j’ai décidé de les porter pour sortir vendredi soir, même si la soirée était bien partie pour impliquer quelques heures de déhanchements sur le dance floor du Pontoon. Et pour compléter ma panoplie de pétasse, j’ai enfilé un short d’une hauteur sensiblement très proche de celle de mes talons (ca va, j’ai des grosses cuisses mais j’assume).

Bon, pour être parfaitement honnête, l’enthousiasme pour ma tenue vestimentaire n’a pas vraiment fait long feu. Tout d’abord parce que, quand je suis arrivée sur le bateau (oui c’était une soirée sur un bateau, c’est AUSSI ça de vivre dans le Tiers Monde: on peut faire des trucs de riches), la plupart des garçons m’ont regardé noir. Entre nous je les comprends, un certain nombre d’entre eux sont déjà plus petits que moi en temps normal (et eux ne peuvent pas mettre de talons sinon on les prendrait pour des ladyboys…). Les filles aussi d’ailleurs étaient plus petites que moi. En fait j’avais l’impression que la seule chose que les gens voyaient de moi, c’était justement mes grosses cuisses.

Bref, j’en ai vite eu marre d’avoir l’impression de trop me faire remarquer du haut de mes 1.80m – parce que se faire remarquer, ça n’est pas du tout mon genre comme vous verrez par la suite – et en plus, j’avais mal aux pieds. Je me suis donc dit qu’il fallait vite trouver une issue de secours pour mettre fin à cette soirée de la manière la plus discrète et classe que possible…

Alors les filles, notez bien car je le répéterai pas deux fois, si vous vous retrouvez dans cette situation, voila ce qu’il vous reste à faire :

1)      Commencez par boire plein d’alcools différents le plus vite possible. Ma recommandation est d’alterner Vodka-Orange, Pastis et Rhum-Coca. Le petit plus : n’avoir dans le ventre qu’une maigre salade de haricots verts et avoir quelques heures de sommeil à rattraper. La, vous ne pouvez pas vous rater.

2)      Essayez d’attendre la fin de la croisière avant d’entreprendre toute action stupide a l’issue fatale (une chute dans le Mékong ca pardonne pas) mais lorsque vous rejoignez la terre « « « ferme » » » , empressez-vous de vous finir dans un bar a coup de cocktails (si possible un bar cher ou vous dépenserez toute la thune qui vous reste). Si vous êtes avec des gens rigolos censés, ils vous payeront des jus d’ananas a la place de la pina colada requise mais dans l’état ou vous êtes, croyez moi, vous n’y verrez que du feu.

3)      Au passage, arrangez vous pour oublier toute cette partie de la soirée (les gens vous raconteront suffisamment par la suite comment vous avez failli vous rétamer 8 fois sur le dance floor et toute la merde que vous leur avez raconté pendant des heures…)

4)      Commandez-vous un dernier verre et sortez le boire en terrasse pour entamer votre dernier move de cette soirée de la Classe Internationale : vous étaler sur une table, renverser l’intégralité de votre cocktails à 4 dollars (!) et exploser votre verre en mille morceaux par terre

5)      Enfin, tentez de retourner dans le bar et faites vous refouler par les videurs qui vous prennent désormais pour une grosse ivrogne doublée d’une demeurée

Il ne vous reste plus qu’a rentrer chez vous, vous avez brillamment foiré votre soirée, félicitations ! Un dernier conseil : prenez un tuk-tuk ou enlevez vos chaussures si vous voulez marcher car à ce stade, vous ne tenez plus trop debout sur vos talons.

SERIOUSLY, you’re welcome.

Je sais, c’est dur d’être une débauchée femme.

Elle est pas belle la vie?

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Aujourd’hui au bureau, j’ai écrit ma to-do-list de la journée (c’est très important si on veut être une personne organisée de faire des to-do-list) :

–          Sauver les pauvres en faisant des matrices

–          Sauver les pauvres en faisant de la pub

–          Sauver les pauvres en fabriquant des souvenirs

–          Sauver les pauvres en traduisant un livre de cuisine

–          Sauver les pauvres en organisant un événement au Café de l’Institut Français

–          Etc.

(A tous ceux qui m’ont dit pendant les vacances de Noel On comprend rieeeeen a ton travail, tu fais quoooooi en fait ?, j’espère que c’est plus clair).

Sauf que tout au bout, j’ai écrit :

–          Procrastiner et faire du blog

(Si) (Et si vous me ne croyez pas je peux vous envoyer une photo de mon notebook pro).

Bref, tout ca pour dire que j’étais bien obligée de publier un article aujourd’hui, et a vrai dire ca tombe très bien car j’ai quelque chose de très intéressant a raconter : il y a trois jours, j’ai découvert que j’étais heureuse.

Comment j’ai découvert ca ? En lisant cet article sur Le Huff (si vous ne connaissez pas encore Le Huff, je vous conseille de vous y mettre car eux aussi racontent beaucoup de choses très intéressantes) qui parlait du comportement des gens heureux. Eh bien, je vous le donne en mille, je fais partie de ces gens stupides qui sourient a la vie (on ne dirait pas comme ca mais en fait si).

Voila donc selon Le Huff et Paula Davis-Laack (oui) les 10 choses que les gens heureux (et moi-même) font et qui prouvent qu’ils le sont :

1. « Ils s’entourent d’un fort tissu social. » Moi perso, tous les week-ends je vais me picher à l’Absynthe (relax, c’est un BAR), me trémousser au Pontoon puis manger des hamburgers sur le trottoir, et a chaque fois je suis très bien accompagnée par tout un tas de gens hautement fréquentable et d’ailleurs tout le monde finit par se faire des câlins (voire se rouler des patins) (pas moi).

2. « Ils s’engagent dans des activités qui conviennent à leurs forces, à leurs valeurs et à leur façon de vivre. » Par exemple, moi, je fais du blog. Ca correspond très bien à mes forces (je suis très forte pour raconter de la merde aux gens en leur faisant croire que c’est drôle), a mes valeurs (le narcissisme et le nombrilisme) et a ma façon de vivre (qui vaut totalement la peine que je l’étale sur l’Internet Mondial).

3. « Ils expriment leur reconnaissance. » Tous les nouveaux abonnés à mon blog qui ont reçu des chuppa-chups en cadeau vous diront que je suis une personne très reconnaissante.

4. « Ils abordent la vie de manière optimiste. » Par exemple, après un an dans la boite ou je travaille, j’ai demandé une augmentation de salaire de 50%. Je suis comme ca.

5. « Ils savent que c’est bien de faire le bien. » Je gagne a peine ma vie mais je sauve le monde alors c’est pas grave.

6. « Ils savent que les richesses matérielles n’occupent qu’une petite part de l’équation. » Mon téléphone n’a pas la couleur, mon ordinateur date de 2008, ma voiture, du siècle précédent et la seule fois ou je me suis achetée des fringues en 2012, c’est parce que ma mère m’y a forcé (et qu’elle a payé la facture).

7. « Ils ont développé de saines stratégies pour gérer les aléas de la vie. » Quand je suis rentrée du Cambodge, un paquet de semoule avait explosé dans mon sac… Est-ce que j’en ai fait tout un plat ? Non.

8. « Ils se concentrent sur la santé. » Alors que tous mes amis ont ramené de France des kilos de fromage et de saucisson, moi j’ai pensé à ma cellulite mon taux de diabète et de cholestérol et j’ai rempli mon sac de céréales bio et de légumes verts en boite.

9. « Ils cultivent leurs émotions spirituelles. » Depuis que je suis au Cambodge, je suis déjà allée deux fois à la pagode pour cultiver ma zenitude, libérer mon esprit et progresser sur la voie du développement transcendantal. Une fois, il y a même un moine qui m’a offert un livre sur la méditation.

  • 10. « Ils savent où ils vont. » Moi la je sais que je ne vais pas tarder à rentrer chez moi.

La vérité ca fait plaisir d’être heureux !

Apibeursdétouyou

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Si d’ici 3 jours je ne meure pas d’une Fin Du Monde ou d’un arrêt du cœur (car j’ai entendu que c’était plutôt fréquent), j’aurais 25 ans. Pour être sûre de passer ce fameux cap en toute sérénité, j’ai fait la liste de toutes ces choses de la vie pour lesquels je n’aurais plus d’excuses une fois passé le Quart de Siècle:

– Relire Harry Potter pour la 8ème fois, en particulier le tome 1 (celui ou les héros ont 11 ans et rentrent en 6ème)

– Gagner 600 euros par mois (même dans le Tiers-Monde) et devoir demander des sous à ma mère quand je vais chez le docteur

– Aller chez le docteur parce que j’ai chopé une otite (une maladie clairement réservée aux mioches)

– Avoir la Chanson Prince Ali sur mon MP3 (ne pas avoir d’Ipod) ainsi que la chanson du générique du Roi Lion et pleurer à chaque fois que je l’écoute

– Ne pas aimer la nourriture pour grandes personnes (comme par exemple les fruits de mer ou le café sans sucre)

– Avoir comme plan de carrière « Changer le monde » et penser que l’économie-qui-sauve-les-pauvres a un bel avenir devant elle (alors que personne ne sait ce que c’est et que tout le monde veut faire du bon gros business bien classiquement capitaliste)

– Passez 7h par jour sur facebook (pourquoi pas MSN ?) et faire des concours de likes avec mon coloc

– Rigoler comme une dinde quand on me dit le mot Prout (call me retarded)

– Dire que les gens qui se marient ou font des gosses « à mon âge » c’est des louseurs ils ont bien du courage

– Croire au Père Noël (LOL)

– Dire des choses du type : « Meuf, on va se mettre une grosse race avec les potes ce soir, ça va être bien SWAG on va trop kiffer »

– Avoir des tongs Angry Birds et une couette Mickey des ornements muraux avec Tintin dessus

Euh… Bon…

Ben je crois que je ne suis pas trop trop prête à fêter mes 25 ans.

(Mais ça ne me dérange pas trop parce qu’au menu de mon anniv, il y aura de la nourriture française pleine de gras, des bonnes grosses retrouvailles avec les copains et très certainement de belles tranches de LOL, donc bon…).

Breaking news: tout va bien

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J’ai le plaisir de vous annoncer qu’en dépit de tous mes efforts pour mourir ces derniers temps, je suis toujours en vie*.

*Clairement, cette phrase n’a aucun sens mais ca va, ca ne me dérange pas trop.

Pour commencer – et je dois avouer piteusement que je l’avais bien cherché en dormant avec l’aircon réglée sur la température minimale toute la nuit pendant plein de nuits (j’ai récemment déménagé dans une Suite Royale avec jacuzzi la clim alors j’en profite) et en faisant du sport prenant des douches glacées après avoir fait du sport par 40 degrés Celsius – j’ai attrapé cette maladie étrange, aussi infantile qu’incurable : l’otite-a-irruption-cutanée. Celle qui, en plus de te rendre sourde de l’oreille droite (car je dors du cote gauche) et de te donner l’impression que ta tempe va t’exploser a la face toutes les 20 secondes, te refile en prime un petit look de galleuse en faisant pousser sur ta joue de délicats bourgeons de couleur rouge… J’étais donc bien moche et bien a l’article de la mort pendant quelques jours, et j’ai d’ailleurs même du prendre un jour et quart d’arrêt maladie (Que les choses soient claires : jamais, JAMAIS je ne prends des arrêts maladie. Les arrêts maladie, c’est bon pour les p’tites bites).

Sur ces entrefaites réjouissantes, et après que Monsieur Docteur il ait compris que prendre un antidouleur par jour ca n’allait pas trop me sauver la vie mais qu’il valait peut-être mieux me shooter aux antibiotiques, je suis partie en vacances (oui car je m’arrange toujours pour tomber malade juste avant les vacances comme ca j’ai encore moins de chance de devoir prendre un arrêt maladie – chacun ses principes). Comme je ne me trouvais pas assez épuisée par mes nuits blanches passées à me concentrer pour ne pas m’étouffer dans ma propre morve, je me suis dit que rien ne valait une petite randonnée de 3 jours au beau milieu de la jungle tropicale, le plus loin possible d’un établissement de santé.

Ainsi, j’avais de grandes chances de choper le palu, la malaria (scoop : c’est la même maladie mais personne ne le sait), le typhus, la grippe aviaire, la lèpre ou le tenya, de me noyer dans un torrent, de me faire dévorer par un tigre, écraser par un éléphant, enlever par des tribus autochtones avec des pendentifs en tête réduites (bon OK la j’en rajoute un peu, on est pas non plus dans Jumanji)… et j’aurais surtout pu mourir de rire a de nombreuses reprises, surtout quand on a fait croire à notre guide qu’il allait devoir nous ramener un tuk-tuk au milieu de la jungle car il était hors de question qu’on marche les 8 km restantes le dernier jour (vous auriez vu sa tête, j’en rigole encore une semaine après).

Mais bon, une fois de plus, j’ai survécu (je suis vraiment une dure à cuire).

Enfin, à peine remise de mes aventures, j’ai entamé la dernière ligne droite du marathon de la mort en allant courir ces foutues 10 km pour lesquelles je m’entrainais à corps perdu depuis des mois (je sais ce que vous pensez tous : Peuh ! 10 km ? C’est riiiieeen, mais bon, je suis une grosse lopette et j’assume) et je n’ai pas rendu l’âme au milieu des temples d’Angkor (pourtant ca aurait été pas mal la classe) ce qui m’a vallu une belle médaille de winner finisher.

Voila c’était le flash info spécial en direct du Cambodge ou en fait il ne se passe vraiment rien de bien excitant.

Heureusement que dans deux semaines je rentre en France (et d’ailleurs je vais peut-être arrêter d’en parler car a chaque fois je manque d’expirer de béatitude orgasmique – et, franchement, après avoir traversé tout ca, ca serait quand-même con).