25 ans, c’est nul !

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C’est bien simple, depuis que j’ai fêté mes 25 ans, j’ai l’impression d’en avoir 40 et je n’ai qu’une hâte : fêter mes 26.

Je n’aime pas cet âge. 25 ans c’est trop rond, trop au milieu, trop moitié-moitié, trop intermédiaire.

Trop hésitant, trop plein de doutes, trop indécis, trop réticent, trop consensuel…

Cet âge de merde, planté en plein cœur des twenties, il me fait dresser le bilan de ce que j’ai fait de ces 5, 6, 7 dernières années (boire de l’alcool et faire de la fête – ca, ca va c’était pas trop difficile), et de ce qui me reste a faire durant les 5, 6, 7 années qui vont suivre (construire ma carrière, acheter une maison, faire des gosses et tout un tas d’autres trucs d’adulte responsable – et de ce cote la, je sais pas vous mais a moi ca me parait vachement plus compliqué).

Résultat : planté en plein milieu de tout ca, a 25 ans, on ne sait plus trop dans quelle moitié on se trouve : celle de l’insouciance et de la pleine jeunesse, celle ou on est pas obligé de faire du sport pour entretenir sa forme physique qui s’entretient toute seule comme par magie, celle ou tu ne te sens pas encore trop mal a trainer avec des gens nés dans les années 90, celle ou tout va bien tant que ton salaire te permet de te payer des bières au troquet du coin, celle ou tu n’as pas encore a te mettre de crème anti-âge, celle ou t’es presque encore stagiaire même si tu es payé plus de 400 euros, celle ou tu peux encore jouer a la Game Boy dans la salle d’attente sans passer pour une sociopathe… mais aussi celle ou tu cherches encore un peu partout et tout le temps qui tu es, ce que tu vas devenir, quel est le sens de la vie et tout un tas d’autres conneries abrutissantes questions existentielles et ou tu as parfois envie de mourir sans aucune raison, juste parce que tu as lu un énième article sur le chômage des jeunes diplômés ou l’extermination des bébés dauphins ou parce que le mec, il a toujours pas répondu au texto que tu lui as envoyé 32 minutes plus tôt.

Ou alors la moitié un peu plus sérieuse, un peu plus raisonnable, un peu moins chaotique, un peu plus rangée. Celle ou tu ouvres un compte épargne logement, ou tu fais ton premier crédit a la consommation, ou tu dois remplir des déclarations d’impôts, ou tu achètes un appart, voire des couches et un biberon… Mais ou, au moins, tu ne tapes plus des crises d’angoisse à chaque fois que tu as le FOMO, cette pathologie des adolescents attardés que nous sommes les amis. Parce que bon, l’avantage de devenir adulte, c’est surtout de devenir un peu moins bête, non ?

Alors moi perso, je me raccroche à quelques repères : quand je suis au Pontoon à 4h du matin après avoir ingurgité de la vodka-redbull toute la nuit, à rigoler comme une baleine parce que je vois les gens danser dans la flaque de vomi de mon coloc (true story), je sens que je me trouve encore dans la première moitié (OUF). Quand mon boss m’annonce qu’il termine son contrat dans 2 mois et que je me dis que ca pourrait très bien être moi la future tête de l’équipe Marketing et Vente, je me sens doucement glisser vers la 2eme…

Alors je flippe, je procrastine et j’écris mon blog. Je me dis que je suis vraiment une connasse pourrie gâtée d’avoir le luxe de me poser ce genre de questions et que tous mes amis trentenaires vont me détester…

Bref, a 25 ans, c’est compliqué la vie… mais franchement qu’est ce que c’est fun !

Bali

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Ya deux semaines, j’étais a Bali. Mais en vérité je ne suis pas particulièrement inspirée pour faire un article sur la question (a vrai dire je ne suis pas inspirée pour grand-chose en ce moment, surtout en ce qui concerne le Travail a hauts rendements).

C’est vraiment dommage car j’aurais pu faire un très bon article sur la beauté des rizières verdoyantes, les massifs coralliens remplis de poissons multicolores, l’ambiance des temples empreints de spiritualité, le lever du soleil sur le volcan Batur a 6h du matin, le charme et la gentillesse des habitants de cette ile…

Mais bon, tout ce que j’ai vraiment envie de vous raconter sur Bali, c’est comment mon coloc a brillamment échoué a remplir son objectif des vacances, a savoir organiser une partouze entre tous les compagnons de voyage.

(Vraiment les jeunes de nos jours ont de drôles d’idées).

Mais j’imagine que cela ne vous intéresse pas trop alors tant pis. C’était juste histoire de se la raconter un peu sur le Web International.

(Allez je vous laisse quand-meme loler un brin sur cette image de moi faisant du surf. La j’etais sur le point de me mettre debout sur ma planche pour faire la mariole dans les vagues comme les Australiens bodybuildés avec des cheveux blonds bouclés et des tribals dans le dos) (LOL)

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J’ai testé pour vous: Sortir en compensés et poum-poum short (ou Comment foirer sa soirée avec classe)

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Mesdemoiselles je m’apprête a vous dévoiler LA technique du foirage de soirée stylé, testée par la maison et garantie 100% réussite. Ne me remerciez pas.

Tout cette histoire commence il y a quelques semaines, quand je décide que je suis résolument une personne beaucoup trop terre-à-terre et que j’ai besoin de prendre un peu de hauteur. Je me rends donc dans ce merveilleux magasin de chaussures ou il est possible de se faire faire des souliers sur mesure du modèle de son choix (c’est ça de vivre dans le Tiers-Monde, ya encore des gens qui ont un Vrai Travail comme fabriquant de chaussures, ils sont pas tous Trader ou Chargé de Marketing et s’achètent pas leurs godasses sur Sarenza.com). Lasse de traîner en tongs Angry-Bird backpacker-style, j’ai donc fait l’acquisition d’une paire de chaussure de type haute (très haute).

En dépit des réactions mitigées de mon entourage – mon prof de théâtre m’a dit que j’étais bonne (mais il est gay) et mon collègue m’a dit que je ressemblais a une Drag Queen (il est gay aussi d’ailleurs – ya peut-être un sujet a creuser sur l’intérêt des gays pour les talons compensés…) –, j’ai décidé de les porter pour sortir vendredi soir, même si la soirée était bien partie pour impliquer quelques heures de déhanchements sur le dance floor du Pontoon. Et pour compléter ma panoplie de pétasse, j’ai enfilé un short d’une hauteur sensiblement très proche de celle de mes talons (ca va, j’ai des grosses cuisses mais j’assume).

Bon, pour être parfaitement honnête, l’enthousiasme pour ma tenue vestimentaire n’a pas vraiment fait long feu. Tout d’abord parce que, quand je suis arrivée sur le bateau (oui c’était une soirée sur un bateau, c’est AUSSI ça de vivre dans le Tiers Monde: on peut faire des trucs de riches), la plupart des garçons m’ont regardé noir. Entre nous je les comprends, un certain nombre d’entre eux sont déjà plus petits que moi en temps normal (et eux ne peuvent pas mettre de talons sinon on les prendrait pour des ladyboys…). Les filles aussi d’ailleurs étaient plus petites que moi. En fait j’avais l’impression que la seule chose que les gens voyaient de moi, c’était justement mes grosses cuisses.

Bref, j’en ai vite eu marre d’avoir l’impression de trop me faire remarquer du haut de mes 1.80m – parce que se faire remarquer, ça n’est pas du tout mon genre comme vous verrez par la suite – et en plus, j’avais mal aux pieds. Je me suis donc dit qu’il fallait vite trouver une issue de secours pour mettre fin à cette soirée de la manière la plus discrète et classe que possible…

Alors les filles, notez bien car je le répéterai pas deux fois, si vous vous retrouvez dans cette situation, voila ce qu’il vous reste à faire :

1)      Commencez par boire plein d’alcools différents le plus vite possible. Ma recommandation est d’alterner Vodka-Orange, Pastis et Rhum-Coca. Le petit plus : n’avoir dans le ventre qu’une maigre salade de haricots verts et avoir quelques heures de sommeil à rattraper. La, vous ne pouvez pas vous rater.

2)      Essayez d’attendre la fin de la croisière avant d’entreprendre toute action stupide a l’issue fatale (une chute dans le Mékong ca pardonne pas) mais lorsque vous rejoignez la terre « « « ferme » » » , empressez-vous de vous finir dans un bar a coup de cocktails (si possible un bar cher ou vous dépenserez toute la thune qui vous reste). Si vous êtes avec des gens rigolos censés, ils vous payeront des jus d’ananas a la place de la pina colada requise mais dans l’état ou vous êtes, croyez moi, vous n’y verrez que du feu.

3)      Au passage, arrangez vous pour oublier toute cette partie de la soirée (les gens vous raconteront suffisamment par la suite comment vous avez failli vous rétamer 8 fois sur le dance floor et toute la merde que vous leur avez raconté pendant des heures…)

4)      Commandez-vous un dernier verre et sortez le boire en terrasse pour entamer votre dernier move de cette soirée de la Classe Internationale : vous étaler sur une table, renverser l’intégralité de votre cocktails à 4 dollars (!) et exploser votre verre en mille morceaux par terre

5)      Enfin, tentez de retourner dans le bar et faites vous refouler par les videurs qui vous prennent désormais pour une grosse ivrogne doublée d’une demeurée

Il ne vous reste plus qu’a rentrer chez vous, vous avez brillamment foiré votre soirée, félicitations ! Un dernier conseil : prenez un tuk-tuk ou enlevez vos chaussures si vous voulez marcher car à ce stade, vous ne tenez plus trop debout sur vos talons.

SERIOUSLY, you’re welcome.

Je sais, c’est dur d’être une débauchée femme.

Taper une crise de nerfs dans les toilettes de la cantoche*: check

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*Quand je dis la cantoche, je parle pas de la cantine de l’Ecole primaire, celle dégueue ou il fallait toujours finir sa viande de cheval et ses haricots verts pour avoir droit au dessert (un yaourt nature) mais de ce resto rue 172 qui sert les pâtes aux champis les moins chers de Phnom Penh (3 US dollars pour ne rien vous cacher). Ce midi, mes pâtes, je les ai dévorés avec l’énergie du désespoir post crise de nerfs inter-commodités (je parle ici des chiottes) en bitchant de manière extrêmement nasty sur les gens de mon travail (TOUS !) (enfin presque).

Il faut dire que ce matin au travail j’étais pas vraiment une personne a classer dans la catégorie des gens détendus du slip et happy dans leur life. J’étais plutôt bien vener au contraire.

Pour commencer, depuis quelques jours il fait environ 40 650 degrés dans mon bureau (et dans l’ensemble du Cambodge d’ailleurs) et bien que je comprenne qu’on ait envie de sauver la planete parce qu’elle est tout autant dans la merde que les pauvres pas le budget pour se payer la clim parce qu’on préfère garder cette thune pour nos salaires de ministres (LOL), je dois dire que c’est pas forcement très facile de se concentrer sur une tâche quand au moindre mouvement, vous vous mettez a dégouliner comme si vous aviez (encore) couru le marathon d’Angkor et que votre tête semble s’être mise en mode pilotage automatique de l’abrutissement thermique insoutenable… (Concrètement j’ai sciemment décidé de ne foutre que le strict minimum pour ne pas me faire virer jusqu’à la fin de la saison chaude) (ou jusqu’au début d’une nouvelle ère a mon travail ou les salariés seront traités correctement et pas comme du bétail entassé dans des locaux surchauffés) (mais pour ca je pense que je peux toujours rêver…).

Bref, en plus de tout cela, ce matin, j’ai encore du faire face à une pénurie de graphistes et moi, sans graphiste, je suis au chômage technique (en plus d’être en grève. Autant vous dire que je me fais pas mal chier dans ma vie…). Or, les designers c’est cette race à part de gens caractérisés par deux choses : 1. Ils sont supérieurement intelligent (I mean, ils savent utiliser photoshop !) et 2. Leur todolist est à peu près aussi longue que la liste de courses de Mémé Jocelyne quand elle fait ses courses de la semaine en fonction de son menu Weight Watcher.

Alors après moi hein je veux bien faire leur boulot, aux graphistes, mais mes connaissances en matière de graphisme ca se limite à tracer des ronds et des rectangles sur publisher alors bon… C’est pour ca que quand je demande a mon boss de me laisser suivre une formation indesign (pour moi aussi savoir faire des trucs stylés avec les outils lasso, pipette et contour progressif), j’aimerais bien qu’il dise oui, mais, comme il est schleu, il kiffe trop l’austérité et le respect des règles de la logique disciplinaire : les graphistes font du graphisme et les marketeurs font du marketing (et ferment leur gueule).

Moi, normalement, j’ai un graphiste, il est a moi (oui), sauf qu’il est tellement bon que depuis qu’il est arrivé, tout le monde se l’arrache et il bosse sur TOUT sauf sur ce que je lui demande, et en plus je peux rien dire car je suis pas sa chef (je suis juste sa propriétaire) donc il faut que j’en réfère a mon boss (le schleu) et retour a la case départ : il me dit pour la millième fois que NON, j’aurais pas de formation indesign (SCHEISSEUH) et qu’on a deux autres graphistes je te signale t’as qu’a aller voir avec eux (en vrai il me parle gentiment hein) (il dit pas des gros mots). Moi je veux bien mais déjà ils sont cambodgiens (on dirait que c’est raciste mais en fait non) donc pas tres bien rankés sur l’échelle de l’organisation et de l’efficacité (eux par exemple ils ont pas de todolists, c’est un concept qui leur est parfaitement abscons) et qu’en plus, leur chef c’est encore un autre bonhomme dont le bureau est situé a au moins 20 mètres du mien et comme il fait trop chaud, je ne peux pas absolument bouger mon gros cul pour lui demander si je peux lui emprunter son personnel (CQFD).

(La bonne nouvelle dans tout ca c’est que je viens de sortir de ma blog léthargie, ca faisait un mois et un jour que j’avais pas posté les gars, merci la grève et vive le chômage !).

La Légende des Bandits de Florange (ou comment ca a chauffé cette nuit pas loin de Spycker)

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Cette nuit j’ai encore frôlé la mort. Il faut trop que je vous raconte.

J’étais avec deux autres gens mais je ne sais plus trop qui ils étaient. Je mets ca sur le compte de l’expérience traumatisante dont je ne conserve que des souvenirs brumeux. Par ailleurs, il se peut aussi que ces deux personnes aient changé de visage en cours de route… Mais je suis presque certaine qu’à la fin du moins, il s’agissait d’Antoine (Antoine c’est mon mec) et Marion (Marion c’est une copine du Cambodge). Marion nous avait invités à aller manger chez des gens qu’elle ne connaissait pas mais qu’elle devait rencontrer quand-même et elle nous avait dit que nous aussi on pouvait venir, même si on les connaissait encore moins (avouez que ca sonnait louche cette affaire…).

Et donc on est arrivé chez ces gens qui étaient de prime abord tout a fait charmants et propres sur eux, même si, quand je repense a ce qui s’est passé par la suite, ils me font plutôt pensé a Jack et Jil, les deux méchants du film Le Chat Potté (BTW, ce film est encore plus perché que l’histoire que je suis en train d’écrire, je vous le conseille) :

Monsieur et Madame Mocheté

Apres quelques instants de discussion, on s’est rendu-compte qu’en fait, leur intention n’était certainement pas de nous offrir des toasts au saumon fumé avec de la clairette a l’apéro (alors que moi j’étais justement venue pour ca) mais qu’ils pensaient plutôt a nous emmener dans un endroit très secret (comme un terrain vague plein de seringues d’héro et de capotes usagées) pour nous faire beaucoup de mal – je ne peux pas trop vous expliquer comment on en est arrivés a cette conclusion la, mais c’était plutôt clair comme de la Contrex qu’on avait a faire a deux gros sociopathes mentaux et qu’on allait bien douiller du slip.

Heureusement, j’ai tout de suite pensé à une solution très intelligente et, rapide comme l’éclair, j’ai attrapé mon GSM Nokia 3310 pour envoyer un texto à ma mère et lui dire de venir nous tirer de ce mauvais pas. Le petit problème c’est que je n’avais aucune idée de l’endroit de la planète on se trouvait alors j’ai demandé a Germaine-La-Vilaine où on était en fait. La elle m’a dit qu’on était a Florange (lol), juste après Spycker (Spycker c’est un bled pommé de mon homeland de Ch’tis donc double lol) (Au fait ca se prononce Spikère et pas Spaïkeur) et que la on allait aller a l’église (triple lol). Du coup j’ai envoyé un SMS à Maman pour lui dire « On à chaud aux fesses, viens sauver notre peau à l’église de Florange. PS : c’est le village juste après Spycker ».

Sur ces entrefaites on est monté dans la voiture, plutôt confiants a l’idée que ma reum allait de toutes façons débarquer très vite a l’église avec son gang de copains très musclés pour casser la gueule a Gertrude-La-Gueuse et Gilbert-Le-Crado avant qu’ils aient le temps de trop nous amocher, mais la, TENEZ VOUS BIEN, Gertrude elle s’est retourné vers moi avec un air mauvais et plein de gouaille pour me dire « Ta mère, elle peut toujours nous attendre a l’église de Florange parce que c’est pas du tout la qu’on va ! (mouahahahah !!!) ». LA GREDINE. Je savais même pas comment elle savait pour le texto…

Du coup je me suis fâchée tout rouge car je m’étais faite roulée dans la semoule comme une débutante par cette fripouille, et j’ai commencé à dire « Ola ola Monsieur et Madame Scélérats, c’est quoi votre délire ? On vous connaît même pas et vous nous cherchez des noises, c’est quoi que vous allez nous faire exactement la hein, NOUS TUER C’EST CA ?! » (honnetement, je préférais etre fixée tout de suite), ce a quoi Nasty Cunégonde a répondu que Non, pas exactement (hin hin hin), ce qui sous-entendait qu’ils allaient pas nous tuer a proprement parler mais que bon le résultat serait le même (c’est-a-dire qu’on serait morts). On pourrait croire que j’avais super peur a ce moment, mais même pas, j’ai juste continué a me vénère super fort, j’étais prêt de la fenêtre de gauche a l’arrière de la voiture et je n’arrêtais pas de soupirer très fort en croisant les bras pour marquer ma désapprobation (comprenez : je n’étais pas spécialement emballée a l’idée de me faire saigner par ces deux babaches et en plus ma mère allait se déplacer pour rien, heureusement que Spycker c’est pas trop loin de chez moi).

Au final, a force de persuasion, on a réussi a reprendre le dessus sur nos agresseurs (je ne sais plus bien comment, peut-être que Marion a accepté de coucher avec Jacquouille en échange de notre vie – pour me sauver je sais qu’elle en serait capable) qui ont daigné nous expliquer pourquoi ils voulaient trop nous butter, et en fait le pourquoi du comment, c’est pas du tout parce qu’ils étaient des maniaques dégénérés, non, ils avaient une vraie raison de nous en vouloir : en fait Marion, une fois, elle s’était engueulé avec une pote a eux pendant DEUX HEURES (de suite) et ils voulaient la venger (je sais pas si vous vous rendez-compte ce que c’est que de s’engueuler pendant deux heures mais ya de quoi en attraper des envies de meurtre j’avoue). Pour la petite histoire, cette fille en question elle avait d’ailleurs un prénom super chelou qui avait des consonances bretonnes mais qui a mon avis n’existe pas du tout dans la réalité (du genre Égré ou quelque chose comme ca).

Après tout ca moi j’étais quand-même un peu soulagée d’en être sortie vivante mais je vous raconte pas le scandale que j’ai tapé quand j’ai appris que j’avais failli crever a cause d’une pauvre meuf au nom improbable que je connaissais même pas parce qu’elle s’était engueulé des semaines plus tôt avec ma pote, probablement pour des histoires de vernis a ongles en plus.

Après je me suis réveillée et j’ai préparé le café.

Bref, j’ai pris du LSD fait un rêve.

En parlant de lasagnes…

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En ce moment en France (ne croyez pas que je ne suis pas au fait de l’actu parce que je vis dans le Tiers-Monde, ici AUSSI nous avons Internet), on ne parle plus que d’une chose : lasagnes au cheval, lasagnes au cheval, lasagnes au cheval. Cette putain de viande de cheval, elle commence par me sortir par les trous de nez comme du hachoir a la boucherie (je vous laisse un moment pour enjoyer cette image).

Pour être très franche, ca me fait doucement marrer cet espèce de bataillon de vierges effarouchées qui agissent comme si on ne savait pas encore, depuis des décennies, la merde que nous vendent les industriels et comme si, d’ailleurs, on en avait quelque chose a foutre. Est-ce que les gens sont VRAIMENT débiles au point d’être intimement persuadés que les lasagnes Findus étaient faites à partir de viande de bœuf du boucher du coin, avec des tomates bio de l’AMAP du quartier ?!

NAN MAIS SERIEUX.

Apres les scandales de la farine animale, de la vache folle, de la grippe aviaire, de la fièvre aphteuse, du lait en poudre a la mélanine, de la bactérie E.coli, du mec qui crève d’une overdose de vomi chez Quick, du poulet a la dioxine… est-ce que les gens vont enfin réaliser un jour que la seule manière de bouffer correctement, c’est d’acheter un cabas et un tablier, de bouger son cul pour aller acheter des produits frais et de les cuisiner soi-même, et arrêter de s’offusquer et de crier a l’infamie et a l’esclandre quand ils apprennent qu’ils ont mangé du caca de cheval au lieu du caca de vache comme prévu.

Excusez-moi mais… c’est la même merde!

Bref, en bonus de cet article : la recette des lasagnes, telle que je la tiens de ma grand-mère marmiton.org

Ok, ca prend 45 minutes et ca coute un peu plus que 3.50 euros mais c’est vraiment beaucoup mieux bien ranké sur les échelles de la santé hygiénique, du gout gastronomique et de la raison intelligente.

A vos tabliers !

PS : en attendant d’aller faire votre béchamel, vous pouvez toujours loler un peu sur ces images (perso, j’ai une grosse préférence pour la 2eme)

Beef Chevalol Le-drame-Findus Martine

PS 2 : s’il vous plait laissez-moi quand-même boire des whisky-coca-light a l’aspartam ce week-end car je suis au régime (et aussi manger des Raksmey burgers, merci).

Elle est pas belle la vie?

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Aujourd’hui au bureau, j’ai écrit ma to-do-list de la journée (c’est très important si on veut être une personne organisée de faire des to-do-list) :

–          Sauver les pauvres en faisant des matrices

–          Sauver les pauvres en faisant de la pub

–          Sauver les pauvres en fabriquant des souvenirs

–          Sauver les pauvres en traduisant un livre de cuisine

–          Sauver les pauvres en organisant un événement au Café de l’Institut Français

–          Etc.

(A tous ceux qui m’ont dit pendant les vacances de Noel On comprend rieeeeen a ton travail, tu fais quoooooi en fait ?, j’espère que c’est plus clair).

Sauf que tout au bout, j’ai écrit :

–          Procrastiner et faire du blog

(Si) (Et si vous me ne croyez pas je peux vous envoyer une photo de mon notebook pro).

Bref, tout ca pour dire que j’étais bien obligée de publier un article aujourd’hui, et a vrai dire ca tombe très bien car j’ai quelque chose de très intéressant a raconter : il y a trois jours, j’ai découvert que j’étais heureuse.

Comment j’ai découvert ca ? En lisant cet article sur Le Huff (si vous ne connaissez pas encore Le Huff, je vous conseille de vous y mettre car eux aussi racontent beaucoup de choses très intéressantes) qui parlait du comportement des gens heureux. Eh bien, je vous le donne en mille, je fais partie de ces gens stupides qui sourient a la vie (on ne dirait pas comme ca mais en fait si).

Voila donc selon Le Huff et Paula Davis-Laack (oui) les 10 choses que les gens heureux (et moi-même) font et qui prouvent qu’ils le sont :

1. « Ils s’entourent d’un fort tissu social. » Moi perso, tous les week-ends je vais me picher à l’Absynthe (relax, c’est un BAR), me trémousser au Pontoon puis manger des hamburgers sur le trottoir, et a chaque fois je suis très bien accompagnée par tout un tas de gens hautement fréquentable et d’ailleurs tout le monde finit par se faire des câlins (voire se rouler des patins) (pas moi).

2. « Ils s’engagent dans des activités qui conviennent à leurs forces, à leurs valeurs et à leur façon de vivre. » Par exemple, moi, je fais du blog. Ca correspond très bien à mes forces (je suis très forte pour raconter de la merde aux gens en leur faisant croire que c’est drôle), a mes valeurs (le narcissisme et le nombrilisme) et a ma façon de vivre (qui vaut totalement la peine que je l’étale sur l’Internet Mondial).

3. « Ils expriment leur reconnaissance. » Tous les nouveaux abonnés à mon blog qui ont reçu des chuppa-chups en cadeau vous diront que je suis une personne très reconnaissante.

4. « Ils abordent la vie de manière optimiste. » Par exemple, après un an dans la boite ou je travaille, j’ai demandé une augmentation de salaire de 50%. Je suis comme ca.

5. « Ils savent que c’est bien de faire le bien. » Je gagne a peine ma vie mais je sauve le monde alors c’est pas grave.

6. « Ils savent que les richesses matérielles n’occupent qu’une petite part de l’équation. » Mon téléphone n’a pas la couleur, mon ordinateur date de 2008, ma voiture, du siècle précédent et la seule fois ou je me suis achetée des fringues en 2012, c’est parce que ma mère m’y a forcé (et qu’elle a payé la facture).

7. « Ils ont développé de saines stratégies pour gérer les aléas de la vie. » Quand je suis rentrée du Cambodge, un paquet de semoule avait explosé dans mon sac… Est-ce que j’en ai fait tout un plat ? Non.

8. « Ils se concentrent sur la santé. » Alors que tous mes amis ont ramené de France des kilos de fromage et de saucisson, moi j’ai pensé à ma cellulite mon taux de diabète et de cholestérol et j’ai rempli mon sac de céréales bio et de légumes verts en boite.

9. « Ils cultivent leurs émotions spirituelles. » Depuis que je suis au Cambodge, je suis déjà allée deux fois à la pagode pour cultiver ma zenitude, libérer mon esprit et progresser sur la voie du développement transcendantal. Une fois, il y a même un moine qui m’a offert un livre sur la méditation.

  • 10. « Ils savent où ils vont. » Moi la je sais que je ne vais pas tarder à rentrer chez moi.

La vérité ca fait plaisir d’être heureux !