Archives Mensuelles: novembre 2011

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les endives

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L’endive, également appelé « Chicon » en Belgique et dans le Nord de la France, a la particularité d’avoir été « inventée » vers 1830. Elle n’existe en effet pas à l’état naturel et est le produit d’une technique de forçage mise au point vers le milieu du XIXe siècle.

La légende raconte que pendant les jours troublés de la Révolution de septembre 1830, l’agriculteur schaerbeekois Jan Lammers déserta sa ferme. Lorsqu’il revint, il constata non sans étonnement que les racines de chicorée qui se trouvaient dans la cave et qu’il avait recouvertes d’une couche de terre avaient donné des feuilles blanches. Il décida d’y goûter et trouva cela bon.

Le chicon était né.

Ce légume qui connait aujourd’hui le succès planétaire que l’on sait fait grimacer les enfants par son amertume et s’insurger les puristes contre ceux qui osent y rajouter du sucre pour en atténuer le gout et détruire ainsi – selon leur humble point de vue – tout l’intérêt de cet astéracée.

Il importe d’observer que c’est « un des rares légumes à contenir du sélénium en quantité importante (0,013 mg/100g), oligo-élément aujourd’hui recherché pour ses vertus antioxydants ». Paroles de docteur Dukan, dont les bienfaits nutritifs sont mondialement reconnus.

Qu’a cela ne tienne ! Délicieuse en salade accompagnée de cubes de pommes, de cerneaux de noix, de morceaux de roquefort, idéale cuite a la vapeur ou a l’étouffée pour accompagner viande ou poisson, savoureuse nappée d’une sauce légère et légèrement gratinée, l’endive se prête a de nombreuses variations et la richesse des possibilités culinaires qu’elle offre est trop souvent oubliée.

Pour finir, je vous livre la recette des chicons au gratin (plus communément appelés « Endives a la béchamel ») héritée de mon arrière Grand Tante Ernestine et qui se transmet de générations en générations en Flandre du Nord:

  • Prenez huit beaux chicons et faites les braiser à couvert pendant 15 minutes dans 50 grammes de beurre jusqu’à ce qu’ils caramélisent légèrement
  • Egouttez les chicons pendant 30 minutes
  • Retirez la couenne de 8 tranches de jambon
  • Roulez chaque chicon dans une tranche de jambon et disposez-les dans un plat à gratiner
  • Versez la sauce béchamel sur toutes les roulades
  • Enfournez le plat dans un four préalablement chauffé à 210 ° et laissez cuire pendant 20 minutes
  • Ajoutez le reste du gruyère râpé sur le plat après 10 minutes de cuisson et laissez colorer

(Pour la recette de la béchamel, c’est ici. Petit tuyau : c’est encore meilleur si on la fait avec le jus de cuisson des endives!)

Bon appétit !

Chers amis, vous l’aurez compris, je suis en panne d’inspiration. Alors en attendant, parler chicons, c’est toujours mieux que rien du tout.

A bientôt.

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Post Pré-mortem

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Ceux qui me connaissent bien pourront en témoigner : je ne suis jamais malade.

Sauf… maintenant. Faut bien se l’avouer un jour : j’ai la crève.

Et quand je suis malade, je suis toujours malade du même endroit : la gorge. Allez savoir pourquoi. Il doit y avoir des études socio-psycho sur le sujet, faudrait que je me renseigne… (pas de blagues de mauvais goût sur mon blog siouplé, ça va pas me faire rire, malade ou non).

En France j’avale 12 strepsils et je m’inonde le fond de la gorge avec du spray toutes les 5 minutes et ça passe en deux heures. Au Cambodge, c’est une autre paire de manches.

Bon vous allez me dire un petit mal de gorge par-ci par-là quand on est jamais malade c’est pas la mort. Sauf que si, c’est la mort parce que 1. C’est un TRES GROS mal de gorge et 2. Je suis en vacances depuis une heure et ce soir je suis supposée prendre un bus qui doit m’emmener à la plage (puis rejoindre une île paradisiaque mais ça c’est juste pour l’info 😉 ), et dans les bus cambodgien, il fait 12 degrés à cause de la clim et je risque donc de ne pas survivre aux cinq heures de trajet.

Ma vie est beaucoup trop difficile.

J’ai donc d’abord été trainer sur Doctissimo pour obtenir l’antidote à ma pathologie. Je me suis dit que si on mélangeait tous les ingrédients miracles cités dans les 895 posts sur le sujet, on obtiendrait le nec plus ultra du remède aux gorges douloureuses. Hélas, j’avais pas de miel, ni de thym mais j’ai quand même mélangé de l’eau chaude, du lait froid, du sucre, du sel, du poivre et du citron. C’était pas bon et ça n’a pas marché.

Après je me suis étalée du baume du tigre partout sur le nez, la gorge et la poitrine. Ça n’a pas marché.

Ensuite j’ai décidé d’opter pour la non auto-médicamentation, ayant bon espoir de trouver, dans notre placard à cachetons, entassement de pilules, de tubes de pommade et de compresses divers et variés, fruit d’un an et demi de colocation, de quoi me soulager.

J’ai trouvé des cachets pour le ventre, des cachets pour la tête, des cachets pour les pieds, de la pommade pour les yeux, du liquide pour le nez, des cotons-tiges, des préservatifs, du vernis à ongle, du sel de bain, des vitamines, de l’anti-stress, de l’anti-sceptique, de l’anti-moustique et de l’anti-palu. Bref, aucune partie du corps humain n’est laissé de côté par notre pharmacie, SAUF celle qui me fait atrocement souffrir depuis deux jours. Comme il était tard, je ne suis pas sortie acheter de quoi j’avais besoin.

Ce matin, comme il était tôt, je ne l’ai pas fait non plus et j’ai bu de l’eau (chaude) toute la matinée au bureau.

Ce midi en rentrant, j’ai pleuré. Ça n’a pas marché.

Je suis allée à la pharmacie. Elle était fermée jusque 13h.

Je suis rentrée chez moi et je me suis rincée la gorge à l’eau salée. Ca a un peu marché mais cet après-midi j’avais toujours mal.

En désespoir de cause je me suis tournée vers mon collègue autrichien gay et chef cuisto de formation pour lui demander s’il connaissait une potion miracle contre le mal de gorge. Bon, il m’a répété ce que j’avais lu 75 fois sur doctissimo – il est chef, pas toubib. Sauf qu’après il a fait le truc le plus adorable du monde : il a pris son portable, a téléphoné à Romdeng, le restaurant de Friends qui se trouve juste en face de notre bureau, et m’a commandé un citron-miel-gingembre qu’on m’a gentiment monté au 3ème étage. Ça n’a pas vraiment marché mais c’était trop mignon.

Ensuite ma boss est venue s’inquiéter elle aussi de mon sort genre « Si tu supportes une écharpe alors qu’il fait 35 degrés tu dois vraiment être au bord du gouffre ! ».

En effet.

En sortant, je suis – enfin – aller acheter des cachets. Sauf qu’ils sont à la fraise, ont le goût de red bull et ne servent à rien. Ensuite, je suis allée acheter un pot de miel, parce que le miel parait-il c’est miraculeux pour la gorge et donc je sais maintenant à quoi je vais passer mes 5h de bus de nuit : manger du miel !

Dans le supermarché over-climatisé, à la première caisse, la madame devant moi a un problème avec la solution-pour-bain-de-bouche qu’elle tente d’acheter. A la 2ème caisse, le caissier a un problème avec le billet de 100 dollars que je lui tends et doit appeler un supérieur. J’ai envie de gueuler : « People are dying here !!! », mais on est au Cambodge, on ne gueule pas.

Bref, je sors enfin, met mon foulard sur mon nez pour filtrer les gaz d’échappement et rentre chez moi en mode gangster du far west.

Voilà. Cela fait une heure que je bouffe du miel à la petite cuillère, j’ai toujours mal à la gorge et en plus, depuis 2h, je commence à ressentir des courbatures dans le dos et dans les jambes. Je crois que j’ai la grippe. Je crois que je suis foutue. Je crois que cette nuit je vais passer de vie à trépas. Et je crois que les vacances vont me rester… en travers de la gorge.

Damned !