Archives de Catégorie: La poche de Quand Ca Va Mal

Ma vie n’est pas toujours parfaite

Insomnie

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Je n’arrive pas a dormir.

Ça doit être lie au fait qu’en 3 jours, j’ai vécu quelques événements a ne pas vraiment classer dans la catégorie du bright side de la vie:

Premierement, une gamine de 17 ans s’est introduit chez moi et a essaye de nous dépouiller, mes colocs et moi, de tous nos biens électroniques et de notre argent. On l’a retrouvée planquée sous notre canapé, défoncée au cristaux et bredouillant qu’elle s’en fichait d’aller en prison… Elle n’a pas voulu nous donner le nom du connard de fils de pute qui exploite sa misère et sa détresse pour en faire son gagne-pain en lui refilant sa came gratos. Elle est restée assise par terre sans dire un mot, a part pour demander un verre d’eau. Le flic l’a gifle devant nos yeux et nous a ensuite demande, a nous les filles, pourquoi on ne se permettait pas d’en faire autant. Elle avait froid alors elle avait enfile le gilet de ma petite sœur (qui choisit bien son moment pour venir me rendre visite au Cambodge). On a pense qu’elle aurait certainement voulu l’emporter et garder au moins cette part de son butin pour elle, un petit gilet rose contre un méchant larcin… Le mieux dans tout ça, c’est que dans les quelques milliers de dollars que représentait son magot, la seule chose qui m’appartenait, c’était mon vieux téléphone nokia 1280 d’une valeur d’environ 3$, et ça aussi c’est un peu triste – ou drôle, ça dépend comment on voit les choses. A 5 heures du matin en pleine insomnie, je choisis de trouver ça triste. Et aussi tellement pitoyablement egoiste et nombriliste que j’en ai la nausée…

Deuxiemement, j’ai fait banqueroute alors qu’une des choses qui m’angoisse le plus au monde c’est de ne plus avoir d’argent et de devoir dépendre des autres. La, pour la première fois de toute mon existence, je ne sais pas comment je vais finir le mois de septembre, d’autant plus que les gens dont je suis proche ici sont dans la même merde que moi, voire pire, ou que j’ai déjà des dettes a leur égard. Je sais, il ne faut pas parler d’argent, surtout en public et encore moins sur un blog, c’est un sujet tabou. Et je sais aussi qu’il y a bien des gens beaucoup plus dans la merde que moi, a commencer par 70 % des citoyens du pays dans lequel je vis… Mais j’ai quand-même l’amère impression qu’on est bel et bien la génération de la grosse entube a ce niveau la et ça aussi ça m’angoisse. Comment mes amis et moi avons tous, en même temps, réussi a se foutre dans la merde de la sorte alors qu’on bosse depuis des années, avec sérieux et efficacité? Je ne sais pas… Peut-être parce qu’il n’y a plus de boulot pour ma génération, parce qu’il n’y a pas d’argent pour nous payer, parce qu’on a envie de passer Noel en famille et que ça coûte cher ce genre de caprice, parce que les connards sont partout et qu’ils ne permettent de se foutre ouvertement de notre gueule sans aucun scrupule. La faute a la crise, la faute a la conjoncture… La faute a nous certainement aussi, c’est juste plus difficile a reconnaître… Je ne devrais pas me plaindre, j’ai un boulot. Ça ne va peut-être plus durer longtemps d’ailleurs et la perspective d’être au chômage dans 3 mois me terrifie encore plus que celle d’avoir 50 dollars pour finir le mois. Cette putain de crise, j’y échapperai pas si facilement au final, même en fuyant aussi loin, elle reviendra toujours nous rappeler a nous les jeunes que maintenant ben, faut payer la facture des conneries du passe. Je sais c’est réducteur, c’est culpabilisant et c’est surtout inutile mais il est 5 heures du mat’ alors je m’en fous.

Et puis pour couronner le tout j’ai fait une belle cascade en moto il y a a peine 12 heures ce qui me vaut d’avoir en ce moment même l’intégralité du corps qui me fait payer le fait que je conduisais trop vite sur une moto de merde sur une route mouillée et qui m’a tiré sans aucun scrupule du sommeil pour me faire savoir qu’il avait mal partout. Merci mon cher corps (je suis désolée et j’ai pris un doliprane alors tu te calmes maintenant s’il te plait).

Mais bon, mon blog a deux ans aujourd’hui donc happy anniversary. Demain est un autre jour…

Je vais retourner dormir.

Taper une crise de nerfs dans les toilettes de la cantoche*: check

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*Quand je dis la cantoche, je parle pas de la cantine de l’Ecole primaire, celle dégueue ou il fallait toujours finir sa viande de cheval et ses haricots verts pour avoir droit au dessert (un yaourt nature) mais de ce resto rue 172 qui sert les pâtes aux champis les moins chers de Phnom Penh (3 US dollars pour ne rien vous cacher). Ce midi, mes pâtes, je les ai dévorés avec l’énergie du désespoir post crise de nerfs inter-commodités (je parle ici des chiottes) en bitchant de manière extrêmement nasty sur les gens de mon travail (TOUS !) (enfin presque).

Il faut dire que ce matin au travail j’étais pas vraiment une personne a classer dans la catégorie des gens détendus du slip et happy dans leur life. J’étais plutôt bien vener au contraire.

Pour commencer, depuis quelques jours il fait environ 40 650 degrés dans mon bureau (et dans l’ensemble du Cambodge d’ailleurs) et bien que je comprenne qu’on ait envie de sauver la planete parce qu’elle est tout autant dans la merde que les pauvres pas le budget pour se payer la clim parce qu’on préfère garder cette thune pour nos salaires de ministres (LOL), je dois dire que c’est pas forcement très facile de se concentrer sur une tâche quand au moindre mouvement, vous vous mettez a dégouliner comme si vous aviez (encore) couru le marathon d’Angkor et que votre tête semble s’être mise en mode pilotage automatique de l’abrutissement thermique insoutenable… (Concrètement j’ai sciemment décidé de ne foutre que le strict minimum pour ne pas me faire virer jusqu’à la fin de la saison chaude) (ou jusqu’au début d’une nouvelle ère a mon travail ou les salariés seront traités correctement et pas comme du bétail entassé dans des locaux surchauffés) (mais pour ca je pense que je peux toujours rêver…).

Bref, en plus de tout cela, ce matin, j’ai encore du faire face à une pénurie de graphistes et moi, sans graphiste, je suis au chômage technique (en plus d’être en grève. Autant vous dire que je me fais pas mal chier dans ma vie…). Or, les designers c’est cette race à part de gens caractérisés par deux choses : 1. Ils sont supérieurement intelligent (I mean, ils savent utiliser photoshop !) et 2. Leur todolist est à peu près aussi longue que la liste de courses de Mémé Jocelyne quand elle fait ses courses de la semaine en fonction de son menu Weight Watcher.

Alors après moi hein je veux bien faire leur boulot, aux graphistes, mais mes connaissances en matière de graphisme ca se limite à tracer des ronds et des rectangles sur publisher alors bon… C’est pour ca que quand je demande a mon boss de me laisser suivre une formation indesign (pour moi aussi savoir faire des trucs stylés avec les outils lasso, pipette et contour progressif), j’aimerais bien qu’il dise oui, mais, comme il est schleu, il kiffe trop l’austérité et le respect des règles de la logique disciplinaire : les graphistes font du graphisme et les marketeurs font du marketing (et ferment leur gueule).

Moi, normalement, j’ai un graphiste, il est a moi (oui), sauf qu’il est tellement bon que depuis qu’il est arrivé, tout le monde se l’arrache et il bosse sur TOUT sauf sur ce que je lui demande, et en plus je peux rien dire car je suis pas sa chef (je suis juste sa propriétaire) donc il faut que j’en réfère a mon boss (le schleu) et retour a la case départ : il me dit pour la millième fois que NON, j’aurais pas de formation indesign (SCHEISSEUH) et qu’on a deux autres graphistes je te signale t’as qu’a aller voir avec eux (en vrai il me parle gentiment hein) (il dit pas des gros mots). Moi je veux bien mais déjà ils sont cambodgiens (on dirait que c’est raciste mais en fait non) donc pas tres bien rankés sur l’échelle de l’organisation et de l’efficacité (eux par exemple ils ont pas de todolists, c’est un concept qui leur est parfaitement abscons) et qu’en plus, leur chef c’est encore un autre bonhomme dont le bureau est situé a au moins 20 mètres du mien et comme il fait trop chaud, je ne peux pas absolument bouger mon gros cul pour lui demander si je peux lui emprunter son personnel (CQFD).

(La bonne nouvelle dans tout ca c’est que je viens de sortir de ma blog léthargie, ca faisait un mois et un jour que j’avais pas posté les gars, merci la grève et vive le chômage !).

Phnom Penh: I’m back

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En ce qui concerne mon retour en France, on ne peut vraiment pas dire que les choses se soient mal passées. Grosso modo, j’ai passé le plus clair de mon temps à kiffer ma life. Et puis le reste du temps, j’ai mis tout le soin du monde à prendre trois kilos en me goinfrant à toute heure et à me payer de bonnes tranches de LOL avec les copains.

Bref, c’était cool. J’ai cru que j’allais mourir de chagrin (true story) quand j’ai du dire au revoir à tout le monde mais c’était cool.

En ce qui concerne mon retour au Cambodge par contre, c’est une autre histoire (comme quoi on vit vraiment dangereusement dans le Tiers Monde).

Apres un voyage tout a fait respectable a bord de la compagnie aérienne Gangnam Style (LOL, c’était Korean Air), j’ai enfin posé mon pied sur le sol cambodgien. Je n’avais pas fait 30 minutes a bord d’un tuk-tuk en direction de mon domicile fixe qu’un homme mal intentionné juché sur un véhicule a 2 roues a essayé de s’emparer de mon sac a main qui trainait nonchalamment sur le siège passager (je suis trop une GUE-DIN). Par chance j’ai de bons reflexes. J’ai poussé un tel cri de désespoir et de terreur (comprenez, mon sac contenait ma thune, mon passeport et mon appareil photo ma nouvelle Game Boy advance et mes jeux Mario Bross et Harry Potter) en me jetant sur mon sac comme une démente que mon agresseur n’a pas demandé son reste et a déguerpi en ayant bien pris le soin de repousser mon bien vers moi pour – sans doute a-t-il cru – ne pas risquer de se faire pourchasser par une folle-furieuse qui l’aurait sans aucun doute déchiqueté a pleines dents si elle lui avait mis la main dessus.

J’ai fini par arriver chez moi sans autre encombre pour constater qu’un squelette avait élu domicile dans mon salon… (bonjour, ma coloc est médecin) Il gisait en pièces détachées sur le canapé du salon. Ca m’a fait un peu drôle.

Je n’étais pas au bout de mes peines car en défaisant mon sac par la suite, j’ai pu constater qu’il s’était miraculeusement rempli de petites graines blondes durant le voyage. Eh oui, mon paquet de semoule avait explosé pendant le transport… (En même temps, qui ramène du boulgour de France dans le Tiers Monde, qui ?) (Heureusement, la quinoa bio était intacte).

Pour me remettre de ces aventures, je suis sortie boire quelques verres – c’était vraiment une idée très intelligente a 1h du matin, après une nuit blanche dans l’avion – et bam ! J’ai cassé ma tong Angry Bird, ce qui m’a fallu de finir la soirée va-nu-pieds.

Epuisée par tant de péripéties, j’ai fini par rentrer chez moi d’assez bonne heure, histoire d’affronter dans un état de sobriété totale les 3 heures d’insomnie (jetlag I love u) qui ont suivies… Cela ne m’a pas empêché de ne rien entendre du tout quand des petits voyous ont forcé mon portail pour s’introduire dans ma cour et dérober la moto de mon colocataire a mon nez et a ma barbe.

J’ai fini par m’endormir vers 5h du matin en tremblant de peur dans le fond de mon lit, à l’idée de voir débarquer dans ma chambre un truand cambodgien bien décider à en découdre me violer ou me voler ma Game Boy. Deux heures après j’ai été réveillé en sursaut par… un cambodgien (enfin, un homme de type basané dans tous les cas – au niveau des origines, ca reste à prouver). C’était juste mon coloc qui, rentrant de soirée a 7h du matin n’avait pas trouvé mieux que de me faire une belle frayeur en débarquant dans ma chambre et en tapant sur mon lit pour me réveiller avant de me bouffer la moitié de mon saucisson ramené de France.

Bref, je suis rentrée au Cambodge.

 

Breaking news: tout va bien

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J’ai le plaisir de vous annoncer qu’en dépit de tous mes efforts pour mourir ces derniers temps, je suis toujours en vie*.

*Clairement, cette phrase n’a aucun sens mais ca va, ca ne me dérange pas trop.

Pour commencer – et je dois avouer piteusement que je l’avais bien cherché en dormant avec l’aircon réglée sur la température minimale toute la nuit pendant plein de nuits (j’ai récemment déménagé dans une Suite Royale avec jacuzzi la clim alors j’en profite) et en faisant du sport prenant des douches glacées après avoir fait du sport par 40 degrés Celsius – j’ai attrapé cette maladie étrange, aussi infantile qu’incurable : l’otite-a-irruption-cutanée. Celle qui, en plus de te rendre sourde de l’oreille droite (car je dors du cote gauche) et de te donner l’impression que ta tempe va t’exploser a la face toutes les 20 secondes, te refile en prime un petit look de galleuse en faisant pousser sur ta joue de délicats bourgeons de couleur rouge… J’étais donc bien moche et bien a l’article de la mort pendant quelques jours, et j’ai d’ailleurs même du prendre un jour et quart d’arrêt maladie (Que les choses soient claires : jamais, JAMAIS je ne prends des arrêts maladie. Les arrêts maladie, c’est bon pour les p’tites bites).

Sur ces entrefaites réjouissantes, et après que Monsieur Docteur il ait compris que prendre un antidouleur par jour ca n’allait pas trop me sauver la vie mais qu’il valait peut-être mieux me shooter aux antibiotiques, je suis partie en vacances (oui car je m’arrange toujours pour tomber malade juste avant les vacances comme ca j’ai encore moins de chance de devoir prendre un arrêt maladie – chacun ses principes). Comme je ne me trouvais pas assez épuisée par mes nuits blanches passées à me concentrer pour ne pas m’étouffer dans ma propre morve, je me suis dit que rien ne valait une petite randonnée de 3 jours au beau milieu de la jungle tropicale, le plus loin possible d’un établissement de santé.

Ainsi, j’avais de grandes chances de choper le palu, la malaria (scoop : c’est la même maladie mais personne ne le sait), le typhus, la grippe aviaire, la lèpre ou le tenya, de me noyer dans un torrent, de me faire dévorer par un tigre, écraser par un éléphant, enlever par des tribus autochtones avec des pendentifs en tête réduites (bon OK la j’en rajoute un peu, on est pas non plus dans Jumanji)… et j’aurais surtout pu mourir de rire a de nombreuses reprises, surtout quand on a fait croire à notre guide qu’il allait devoir nous ramener un tuk-tuk au milieu de la jungle car il était hors de question qu’on marche les 8 km restantes le dernier jour (vous auriez vu sa tête, j’en rigole encore une semaine après).

Mais bon, une fois de plus, j’ai survécu (je suis vraiment une dure à cuire).

Enfin, à peine remise de mes aventures, j’ai entamé la dernière ligne droite du marathon de la mort en allant courir ces foutues 10 km pour lesquelles je m’entrainais à corps perdu depuis des mois (je sais ce que vous pensez tous : Peuh ! 10 km ? C’est riiiieeen, mais bon, je suis une grosse lopette et j’assume) et je n’ai pas rendu l’âme au milieu des temples d’Angkor (pourtant ca aurait été pas mal la classe) ce qui m’a vallu une belle médaille de winner finisher.

Voila c’était le flash info spécial en direct du Cambodge ou en fait il ne se passe vraiment rien de bien excitant.

Heureusement que dans deux semaines je rentre en France (et d’ailleurs je vais peut-être arrêter d’en parler car a chaque fois je manque d’expirer de béatitude orgasmique – et, franchement, après avoir traversé tout ca, ca serait quand-même con).

RATP mon amour

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En ce moment, je ne comprends pas trop ce qui m’arrive.

Hier, je n’avais encore une fois rien de mieux à foutre au travail m’accordais une pause bien méritée après avoir sauvé un certain nombre de pauvres et la, j’ai eu une idée proprement formidable. Je me suis dit comme ca TIENS, et si j’allais faire un tour sur le site internet de LA RATP pour m’enquérir de la façon dont je vais aller de Roissy Charles de Gaulles a Courbevoie pour aller embrasser ma cousine d’amour a mon retour en France dans un mois – et, accessoirement, éviter de mourir de froid, de faim et de solitude en récupérant fissa une jaquette, une CB Crédit Agricole et un GSM.

Et donc toute guillerette je me dirige vers notre ami Google et la je ne vous cache pas que ca m’a déjà bien fait plaiz de taper R – A – T – P dans la barre de recherche comme au bon vieux temps (ca commençait mal).

Sur ce, j’ai trop kiffé de voir en page d’accueil la photo du nouveau tramway (breaking news : celui qui sera bientôt prolongé jusqu’à Gennevilliers-Asnières Les Courtilles – ca c’est une putain de bonne nouvelle). J’ai admiré sa couleur vert d’eau, tellement représentative des transports de la capitale, en me remémorant tous ces délicieux moments passés à l’intérieur des wagons franciliens.

J’ai tapé mon itinéraire – qui envoie du rêve il faut se l’avouer –, j’ai fait ma petite recherche, vérifié la durée totale du trajet (« 1h16 ? Poulala CA VAAA ») avant d’Afficher le détail de ma feuille de route.

Et la, LA VERITE, quand j’ai vu que j’allais devoir prendre les RER A ET B pour traverser tout Paris Rive Droite et que je me suis dit que j’aurais bientôt la chance inouïe de réentendre la douce voix de Madame RER (celle qui te débite les noms des arrêts deux fois en insistant bien la deuxième fois comme si les voyageurs étaient que des mongols incapables de comprendre la première : « Paris Gare du Nord, Pa-Ris, Gare-Du-Nord »), je me suis sentie tellement saucée dans ma life que j’ai failli faire une crise d’hystérie tout en perdant les eaux sur ma chaise de bureau.

Bref, je crois que la France me manque un peu trop.

En clair, si vous n’avez rien d’autre a foutre le samedi 15 décembre aux alentours de 15h, vous pouvez toujours trainer dans le RER entre Roissy et Courbevoie a la recherche d’une espèce de gaga en pamoison très occupée à s’extasier devant les barres métalliques, les strapontins et les pubs pour Acadomia ou Priceminister (ca sera moi).

Franchement, il y a moyen de bien rigoler.

CDI expatrié

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C’est vrai que je n’ai pas été bien active sur le blog ces derniers mois. Mais franchement, j’avais une bonne excuse : j’étais en dépression.

La vie d’expat, c’est beaucoup trop dur.

Ca vous en bouche un coin hein? C’est parce que vous, pauvres naïfs, vous croyez que la vie d’expat se résume a resto tous les midis, clubbing tous les soirs, iles paradisiaques tous les week-ends (ce pour quoi je ne vous blâme pas car cela traduit une lecture régulière et assidue de mon blog) (qui entre nous ne parle que de bouffe, de boites de nuit et de voyage).

Eh bien, DETROMPEZ-VOUS, la vie d’expat ca n’est pas ca (enfin, pas seulement). Je vais vous dire moi ce que c’est : une succession interminable d’adieux déchirants, voila ce que c’est la vie d’expat.

Donc ces derniers mois ont été DUR, je l’avoue, non pas parce que je suis allée voir des daubes au cinéma, mais parce qu’en un mois et demi, j’ai dit été forcée de dire Adieu a dix-huit deux-cent soixante douze personnes (oui j’ai tant d’amis que ça car je suis quelqu’un de particulièrement sympa figurez-vous) (LOL).

Quand on est expat, on rencontre des gens, on se bourre la gueule (oui, en général ca passe souvent par la – sorry about that), on rigole, on devient potes, on a des discussions très sérieuses – sur, par exemple, la mort de Fred dans le dernier Harry Potter (tous les expats de Phnom Penh me prennent pour une folle depuis que je leur ai dit après 3 vodka-pomme que ma vie n’avait plus de sens depuis lors)(alors que c’est la vérité !) ou encore Keynes est-il plus libéral qu’Adam Smith ? (true story) –, on se bourre la gueule, on rigole, on devient amis, on sort au resto, on passe des après-midi a jouer a la belote en buvant du pastis (j’ai que des amis français parce que je ne parle anglais qu’au travail, c’est un principe auquel je tiens), on va au cinéma, on part en week-end, on se bourre la gueule, on rigole, on devient très très amis, on se voit tous les jours, on va au Pontoon, on fait des gouters d’anniversaire, on va a la piscine, on se bourre la gueule, on rigole…

Et puis soudain, c’est l’été, les grandes vacances approchent : la France, son climat idéal, ses tentations culinaires, la famille, ou parfois, de stupides obligations professionnelles, vous rappellent a l’ordre. C’est alors que tous les expats en CDD de Phnom Penh se disent : BON, c’était sympa, on s’est bien bourré la gueule, on a bien rigolé mais le Tiers-Monde, c’est terminé. SO LONG my friends, hastalavista byebye.

Et la, vous, pauvre expat en CDI, vous les regardez partir et vous ne rigolez plus du tout (non, par contre vous pleurez, genre, beaucoup).

Vous vous souvenez quand je vous avez raconté que je vivais avec un certain nombre de garçons (CINQ – oui). Eh ben au jour d’aujourd’hui il en reste… un. UN.

Le PIRE dans tout cela c’est que j’ai par conséquent perdu une quantité considérable de lecteurs qui, une fois rentrés dans la civilisation et ayant retrouvé les copains, le fromage, le vin rouge, le ciné sans la clim a moins 15 degrés, Paris, Bordeaux, Lille, la Bretagne, la Cote Basque, Barcelone, Munich… auront très certainement autre chose à foutre que de lire mes histoires de Tiers-Monde.

Enfin voila, la bonne nouvelle dans tout ca c’est que moi je rentre en France dans quatre mois et demi (…), si mon boss schleu est d’accord (ce qui n’est pas forcément gagné).

Bref, heureusement que ma sœur arrive demain! (et CA c’est une putain de bonne nouvelle, surtout qu’elle me ramène des rillettes !!!).

Bisous les expats en CDD et bon vent. Je vous aime (revenez).

Salut les Couch Potatoes

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J’ai enfin vu Supersize Me, ce documentaire (formidable) sur le capitalisme international le gros cul des americains.

Alors je voulais passer un message aux (sales) bouffeurs de hamburgers du type fast-made (pas aux bouffeurs de hamburgers tout court car j’en fais partie et j’aime ca merci bien).

Donc juste pour votre gouverne, avant de mourir dans d’atroces souffrances d’une overdose de diabete, doublée d’une indigestion de cholestérol, étouffés dans votre propre gras, impuissants (pour les mecs) et en etat de depression existencielle, j’espere que vous aurez au moins la lucidité de vous rendre compte que vous aurez également en quelques sortes contribué a encourager l’engraissement des petits gamins états-uniens (et des ploutocrates millionaires qui se torchent le cul avec votre santé).

Mais comme j’aime les americains a peu pres autant que j’aime les schleus et le racisme gratuit (enfin gratuit, ils ont élu Georges Bush 2 fois quand-meme…), ca ne me derange pas trop.

Juste, si vous me permettez, si c’est ca la vie dont vous revez, je vous conseille fortement de vous mettre a l’héroine. Les resultats seront les memes (vous mourrez dans d’atroces souffrances) mais vous tripperez beaucoup plus (et vous mourrez MAIGRES).

Sur ce je vis retourner a ma vie de connasse donneuse-de-lecons et a mes hamburges préparés (avec amour) en 25 minutes dans les cuisines des restos de Phnom Penh (avec modération).

NB: Contre la gueule de bois, buvez de la soupe miso (pas de quoi).

Et qu'on ne vienne pas me traiter de terroriste

Vous allez croire que je suis vraiment du cote de Ben Laden. Eh bien sachez que j’aime en secret Barack Obama, na.